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Le Maroc demande officiellement à Amnesty International d'apporter la preuve de ses accusations
Publié dans Libération le 04 - 07 - 2020

Le Maroc insiste pour que l'Organisation "Amnesty International" présente une réponse officielle au sujet de son rapport publié le 22 juin 2020 qui comporte des accusations graves et tendancieuses à l'encontre du Royaume, a affirmé, jeudi, le ministre de l'Education nationale, de la Formation professionnelle, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, porte-parole du gouvernement, Saaid Amzazi.
"Le Royaume du Maroc, qui a fait l'objet d'une campagne de diffamation internationale injuste, insiste pour obtenir une réponse officielle de la part de cette Organisation qui prétend défendre les droits de l'Homme : une réponse qui comprend toutes les preuves matérielles auxquelles elle aurait eu recours pour porter préjudice au Maroc", a-t-il précisé dans un communiqué lu à l'issue de la réunion du Conseil de gouvernement.
Soucieux d'obtenir une réponse officielle d'Amnesty International, le chef du gouvernement a envoyé une correspondance à l'Organisation pour qu'elle s'explique sur ces allégations et accusations qu'elle tente de faire porter au Maroc sans preuves, a ajouté le ministre lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre d'Etat chargé des droits de l'Homme et des Relations avec le Parlement et le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger.
Le gouvernement affirme que le Maroc prendra les mesures nécessaires pour défendre sa sécurité nationale, ainsi que pour éclairer l'opinion publique nationale et internationale au sujet de ces allégations rejetées.
Le Royaume réitère son rejet catégorique des derniers rapports d'Amnesty International, étant donné qu'ils sont dictés par un agenda n'ayant aucun lien avec la défense des droits de l'Homme en tant que valeurs universelles, citant à cet effet « ses deux rapports publiés en octobre 2019 et en juin 2020, lesquels vont sciemment à l'encontre de l'histoire et des orientations de la communauté internationale qui ne cesse de saluer et d'apprécier les efforts et les initiatives du Maroc notamment dans le domaine des droits de l'Homme ».
Le Maroc, poursuit le gouvernement, n'est pas sans connaître les motivations de cet acharnement systématique et ses instigateurs qui ne ménagent aucun effort pour nuire aux acquis de la nation en matière de droits de l'Homme et de développement.
Les autorités marocaines avaient demandé à Amnesty International de présenter les preuves supposées, qu'elle a adopté pour élaborer son rapport du 22 juin dernier, comportant des accusations graves et tendancieuses contre le Royaume, en relation avec ses allégations qu'un journaliste marocain aurait été victime d'une opération d'espionnage de la part des autorités marocaines via de multiples attaques de son téléphone en utilisant une technologie de pointe d'une société étrangère.
Après cinq jours, et comme prévu, l'organisation Amnesty International n'a présenté aucune réponse ou preuve de la véracité de ses allégations, note le gouvernement, précisant que face à cet atermoiement qui reflète la confusion et la complicité d'Amnesty International, le gouvernement du Maroc ne peut que placer ce rapport dans son contexte réel, à savoir :
- L'acharnement systématique et continu depuis des années contre les intérêts du Maroc et le mépris des avancées et acquis qu'il a réalisés et qui sont reconnus mondialement, notamment dans le domaine des droits de l'Homme. Cet acharnement d'Amnesty a dépassé toutes les limites à travers sa tentative de s'ériger en acteur politique sur la scène marocaine, manipulée dans ce sens par des parties connues et portant des sentiments de haine envers les institutions nationales marocaines.
- En essayant d'instrumentaliser la situation d'un journaliste-stagiaire marocain, AI a prétendu que ce dernier a fait l'objet de l'opération d'espionnage sus-mentionnée. Ce même journaliste-stagiaire est soumis à une enquête judiciaire pour atteinte présumée à la sécurité de l'Etat, en raison de ses liens avec un officier de liaison d'un pays étranger, dont le Royaume se réserve le droit de ne pas dévoiler sa réelle identité, en conformité avec les us et coutumes de la communauté internationale. Cet officier était derrière des fuites en juillet 2013 au sujet de sa réelle identité. Il était en poste sous couvert diplomatique depuis 1979 dans plusieurs régions de tensions à travers le monde.
Le Conseil de gouvernement, réuni sous la présidence du chef du gouvernement, Saâd Dine El Otmani, a débattu à la fin de ses travaux du rapport d'Amnesty International du 22 juin dernier.
S'exprimant lors de la même conférence de presse tenue à l'issue du Conseil de gouvernement, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, a affirmé que la non présentation par Amnesty International (AI) de preuves concernant les allégations contenues dans son dernier rapport publié le 22 juin 2020, amène le Maroc à s'interroger sur le contexte de ce rapport.
Il a, en outre, souligné que le Maroc avait demandé, depuis cinq jours, à Amnesty International de fournir ces preuves mais celle-ci n'a présenté aucune réponse jusqu'à l'heure, notant que le Royaume ne peut accepter les allégations contenues dans ce rapport sans preuves claires.
Il a ajouté que cette organisation devra assumer sa responsabilité si elle ne dispose pas des preuves nécessaires, et devra cesser d'adopter cette approche qui ne repose que sur la diffamation sans preuves à l'appui.
"Si cette organisation ne veut pas fournir au Maroc les preuves appuyant son rapport, elle devra les présenter au monde lors d'une conférence de presse", a insisté Nasser Bourita, relevant qu'il est possible de prouver ce que cette organisation prétend à propos de l'infiltration du téléphone portable d'un journaliste-stagiaire, et ce de manière scientifique en recourant aux laboratoires spécialisés.
Il a également souligné que le Royaume dispose d'établissements nationaux opérant dans ce domaine, en particulier le Centre de veille, de détection et de réponse aux attaques informatiques relevant de la Direction générale de la sécurité des systèmes d'information, notant que ce centre a déjà émis cinq avis à l'adresse de tous les citoyens marocains les mettant en garde contre la possibilité d'exploitation de leurs smartphones, notamment à travers les systèmes auxquels l'organisation fait référence.
Le responsable a, en outre, affirmé que ce qui se passe actuellement vient s'ajouter au traitement "non professionnel" réservé par Amnesty International au Maroc depuis des années, et ce par le biais d'un ciblage continu et systématique du Royaume à travers des rapports et des données publiés par cette organisation, faisant observer qu'au cours des six premiers mois de cette année, neuf rapports ont été publiés concernant le Maroc, et que 72 documents concernant le Royaume ont été publiés de 2016 à nos jours, en plus des campagnes internationales et médiatiques le ciblant.
Il a aussi affirmé l'ouverture continue du Maroc sur les organisations internationales, qu'elles soient gouvernementales ou non gouvernementales, soulignant que le Royaume exige que ces organisations travaillent avec professionnalisme et crédibilité et qu'elles établissent leurs rapports dans le cadre d'un dialogue et sur la base de procédures, de preuves, et de questions claires et concrètes.
Nasser Bourita a réitéré, dans ce contexte, le rejet par le Maroc de la méthode avec laquelle Amnesty International travaille en ce qui concerne les affaires intéressant le Royaume, "car elle n'interagit jamais avec les autorités marocaines et ses sources demeurent toujours anonymes, en plus du recours à la diffamation médiatique avant la publication de chaque rapport".
Le ministre a fait savoir que le Maroc a remarqué cela en 2014 lors de la campagne lancée par cette organisation contre la torture, comme il le remarque aujourd'hui après l'établissement d'un rapport sans aucune interaction avec le gouvernement marocain et sa publication dans un ensemble de supports médiatiques dans le but de nuire à la réputation et à l'image du pays.


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