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La politique économique post-crise devrait œuvrer prioritairement au redressement de l' activité
Publié dans Libération le 07 - 12 - 2020


«La récession profonde de l'économie internationale renforcée par une détérioration rarement égalée des conditions sociales laisse présager une détresse sur le long terme», a prévenu le Centre marocain de conjoncture (CMC). «L'incidence de l'extrême pauvreté augmentera pour la première fois depuis plus de deux décennies et les inégalités vont s'accentuer», a souligné l'observatoire privé dans sa dernière publication mensuelle (N°330) faisant savoir que le caractère inégal de la reprise assombrit considérablement les perspectives de convergence mondiale des niveaux de revenu interpays. Si les voies de la reprise paraissent incertaines à l'échelle mondiale, force est de constater que «la persistance de la crise sanitaire déteint fortement sur l'équilibre économique et social», a-t-il constaté. Comme l'a relevé l'institution spécialisée dans l'analyse et le suivi de la conjoncture, la prévision et l'évaluation d'impact, les projections les plus prudentes prédisent pour la fin de l'exercice une contraction de la production globale de 7%. «Cette destruction de richesse inégalée depuis de longues années devrait par ailleurs être aggravée par la perspective d'une perte massive d'emplois dans les secteurs les plus vulnérables», a-t-elle poursuivi dans cette publication intitulée «La pandémie : Quels mécanismes pour la protection sociale ?». A ce propos, et pour mieux apprécier la gravité de la situation, le Centre a rappelé dans sa publication que les données relatives au troisième trimestre de l'année font état d'une destruction nette de 581 milliers de postes d'emplois. Ce qui induit une hausse du taux de chômage moyen de 3,3 points en une année. Dans ces conditions, l'institution a estimé que «la politique économique post-crise devrait œuvrer prioritairement au redressement de l'activité à travers l'intensification de l'effort d'investissement. Elle devrait également mettre à profit le nouvel élan de solidarité pour le développement de facteurs de résilience au plan social». Outre le redressement de l'activité et la consolidation du progrès social à inscrire dans la politique économique post-crise, la publication porte également une attention particulière à la protection sociale et la préservation de l'emploi considérées comme «une aspiration à l'universel». Pour le Centre marocain de conjoncture, la protection sociale est entendue, dans son acception générale, comme une prévoyance collective consentie par une société dont le but est de protéger ses membres des risques et autres aléas susceptibles de nuire à la sécurité économique des individus ou des ménages. Selon le CMC, «elle a pour objectif d'enraciner un esprit de solidarité entre les différentes composantes de la société dans sa lutte contre la pauvreté et la précarité». Ainsi que le précise le Centre, la protection sociale se déploie selon trois mécanismes. Il s'agit de : l'assurance sociale réservée à la prévention des risques de pertes de revenus sous l'effet du chômage, de l'accident du travail, de la maladie ou de la vieillesse...; l'assistance qui repose sur la solidarité entre individus pour garantir un revenu minimum sans exigence de cotisations préalables ainsi que la protection universelle qui n'est pas liée à une conditionnalité de ressources ou de cotisations et qui couvre l'ensemble des individus. Rappelons qu'au cours des deux dernières décennies, le Maroc a réalisé des progrès considérables dans de nombreux domaines. Selon l'observatoire, «ces améliorations ont été obtenues grâce à la mise en œuvre par les autorités marocaines de nombreuses réformes visant à accélérer la transition économique et sociale du pays». C'est d'ailleurs dans cette perspective qu'un programme ambitieux de réformes sectorielles a été mis en œuvre dont «l'objectif majeur est l'accélération du développement des secteurs stratégiques comme l'agriculture, l'industrie, le tourisme, l'énergie et les mines». Considérées comme les principaux moteurs de la croissance de l'économie marocaine, «ces différentes activités ont connu des transformations tangibles à même de leurs permettre de contribuer plus efficacement à la dynamique de la croissance et à l'amélioration des conditions sociales dans le pays», affirme le CMC notant que les résultats obtenus depuis 2005 sont dans l'ensemble globalement positifs. Revenant sur la crise sanitaire, le CMC note qu'elle «creuse la fracture numérique et ses effets, l'écart de richesse entre pays, les fossés entre riches et pauvres, entre employés des secteurs informel et formel, entre hommes et femmes, entre ceux qui peuvent s'endetter et les autres... ». Outre «L'économie mondiale : les voies incertaines de la reprise», la « Politique économique postcrise : redressement de l'activité et consolidation du progrès social», la «Stratégie sectorielle : une démarche de conduite du changement» et la «Protection sociale et préservation de l'emploi : une aspiration à l'universel», le CMC aborde également deux autres axes. A savoir : la «Perspective d'une politique nationale intégrée du climat des affaires : une stratégie d'approfondissement des réformes» et les «Politiques budgétaires : «...le temps est à la dépense publique»».

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