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Il faut surtout savoir raison garder
Publié dans Libération le 03 - 01 - 2021

Quel est le point en commun entre les vaccins anticovid19 mis au point par les laboratoires Pfizer/BionTech, AstraZeneca et Sinopharm ? Tous ont besoin d'une injection en deux doses pour être efficace contre le nouveau coronavirus. Sauf que voilà, s'agissant du premier nommé, utilisé depuis quelques jours dans le cadre des campagnes de vaccination aux Etats-Unis, au Canada et en Europe, plusieurs cas de réinfection ont été constaté post-vaccination.
En effet, plusieurs personnes ont été testées positives quelques jours après avoir reçu une première dose du vaccin anti-Covid, notamment un infirmier à San Diego, en Californie, ainsi que 66 résidents et 20 employés d'un Ehpad au Canada. Deux épisodes qui posent forcément questions et font craindre le pire. Alors faut-il vraiment s'inquiéter du laps de temps qui sépare les injections des deux doses, soit 26 jours, même dans le cas des vaccins Sinopharm et AstraZeneca commandés par le Maroc ? La réponse n'est pas forcément positive. Enfin, si l'on se base sur les explications avancées par le groupe Pfizer à l'agence de presse Reuters « le vaccin offre une certaine protection contre le Covid-19 dans les 10 jours environ suivant la première dose » une protection qui rappelons le, porte plus sur l'apparition de symptômes, que sur l'infection en ellemême. « Mais l'efficacité du vaccin est considérablement renforcée après la deuxième dose, ce qui confirme la nécessité d'une série de vaccins à deux doses » assure le géant pharmaceutique américain.
L'infectiologue Christian Ramers, a soutenu cette thèse sur « ABC » : « Nous pensons que la première dose vous donne environ 50 %, et vous avez besoin de cette deuxième dose pour atteindre 95 % ». Cela dit, il ne faudrait pas non plus se leurrer. Car en atteignant une efficacité maximale de 95%, le vaccin Pfizer présente le risque d'être inefficace pour 5% des patients, qui ne seront certainement pas prémunis contre l'apparition de symptômes. Bref, bien que le vaccin Pfizer ait été salué par le monde scientifique, il n'en reste pas moins qu'il est incapable d'offrir une protection absolue. Les cas de réinfection précités en sont le parfait exemple. A moins que ces derniers aient été infectées avant d'être vaccinées. Ce qui rend cette hypothèse probable, c'est la période d'incubation séparant la contamination de l'apparition des symptômes qui est de cinq jours en moyenne, mais qui peut durer jusqu'à douze jours.
la lumière de ses accros qui ont accompagnés les campagnes de vaccinations en Amérique du Nord, les rumeurs et les peurs s'amplifient dans le pays, surtout concernant la future campagne de vaccination. Bien que l'utilisation du vaccin Pfizer n'est pas au programme, le mode d'inoculation en deux doses crée forcément un lien entre le vaccin Pfizer et ceux commandés par le Maroc et développés par les laboratoires AstraZeneca et Sinopharm. Acceptés par le régulateur chinois, les deux vaccins du laboratoire chinois peuvent désormais être commercialisés. Le vaccin du laboratoire de Wuhan, appelé BBIBP-CorV et commandé par le Maroc a révélé une efficacité de 79,34 % contre le Covid-19, selon une analyse intermédiaire, mais qui ne dit pas pour autant si des cas d'infection peuvent survenir entre l'injection de la première et de la seconde dose. Idem pour le laboratoire anglosuédois AstraZeneca qui a annoncé une efficacité de 100% de son vaccin (voir notre édition du 28 Décembre 2020). Justement, en parlant d'AstraZeneca, la commission nationale consultative d'autorisation du vaccin anti-Covid-19, s'est réunie, jeudi à Rabat, pour discuter de l'autorisation dudit vaccin (voir par ailleurs.)
A toutes ses zones d'ombres, s'ajoutent les craintes liées à la nouvelle mutation du Sars-COV2. Si pour le directeur du laboratoire de biotechnologie médicale à la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat, Azeddine Ibrahimi « cette nouvelle variante est sans conséquence sur l'état clinique des personnes, car il n'existe, jusqu'à présent, aucune étude qui prouve une influence de cette nouvelle souche sur le taux de mortalité et les états cliniques », il n'en reste pas moins que cette absence d'études est en soi quelque peu inquiétante. Apparue au Royaume-Uni, cette variante s'est répandue comme une traînée de poudre et a entraîné un confinement dur pour la capitale britannique et le sud-est de l'Angleterre, avant de propager au quatre coin du monde. Dans le pire des scénarios, cette mutation entraînerait la transformation des épines du coronavirus qui pourraient échapper au vaccin. Mais ce scénario n'est pas pour autant catastrophique. Il suffira dès lors de réajuster les vaccins anti-Covid comme c'est le cas avec les vaccins anti-grippe quasiment chaque année.
Chady Chaabi


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