Driss Lachguar se réunit avec la Commission provinciale des élections à El Jadida    Prévisions météorologiques pour le lundi 1er mars 2021    El Othmani rend visite à Ramid après une opération chirurgicale réussie    Covid 19: Décès de l'acteur égyptien Youssef Chaabane    Ligue des Champions / WAC-Kaizer (4-0) : Le Wydad... un match de référence !    IRT-MCO (1-2) : Une victoire pour se relancer !    Démission de Azami Idrissi des instances dirigeantes du PJD : le parti dit niet    Vaccination anti-Covid : Le Maroc toujours dans le top 10 mondial    Ligue des champions : le Wydad écrase les Sud-africains de Kaizer Chiefs (4-0)    Coronavirus au Maroc : 244 nouveaux cas en 24 heures, 8 décès    Cannabis : La Tunisie emboîte le pas au Maroc    Russie : l'opposant Navalny transféré dans un camp à 200 km de Moscou    La folle histoire qui lie Winston Churchill à la ville de Marrakech    Participation du Maroc au Championnat d'Afrique de cyclisme en Egypte    CAN U20. L'EN éliminée par la Tunisie    Signature d' une convention de partenariat entre le ministère de la Justice et la CNDP    Séisme d'Agadir : les vérités sur un drame qui transcende le temps (I)    Syrie : Biden entre en guerre    Habib El Malki se félicite de la coopération avec le FOPREL    Dakhla : L'ASMEX se dote d'une délégation régionale    Credit Bureau: «les solutions apportées par les différents intervenants ont permis de limiter l'envolée des impayés»    "Biggie " , le géant éphémère du rap    Portrait: ElGrande Toto, un as de trèfle qui pique le cœur    Alerte météo : fortes averses orageuses et chutes de neige jusqu'au 2 mars dans plusieurs provinces    La Bourse de Casablanca dans le rouge du 22 au 26 février    Les indices s'enfoncent malgré un léger reflux des taux    Victoire in extremis du HUSA, les FAR et le Chabab se neutralisent    Liga: Barcelone bat le FC Séville et enchaîne    Le FUS s'offre l'AS FAR à domicile    Transavia annonce le lancement d'une nouvelle ligne aérienne entre le Corse et le Maroc    Les arméniens réclament le départ du Premier ministre    Un «mini Maghreb» sans le Maroc et la Mauritanie, une idée aussi incongrue qu'irréaliste    Libye : près de 150 migrants secourus en mer Méditerranée    La 316 ème fortune de France s'implante à Marrakech    Voyages : voici les pays européens prêts à lancer leurs passeports vaccinaux    Le Maroc peut profiter de la guerre géopolitique du Gaz européen    «Nidaa Oujda», un appel contre le discours de division    La France doit être «plus claire» et reconnaitre la souveraineté du Maroc sur le Sahara    Appel à Biden pour appuyer la décision américaine reconnaissant la souveraineté du Maroc sur son Sahara    HPS: des revenus en hausse en dépit de la crise    Présentation du beau livre «Pour une Maison de l'Histoire du Maroc»    «Tout ira bien», nouveau recueil de poèmes de Driss Meliani    Interview avec Selma Benomar, l'ambassadrice du luxe à la marocaine    Covid-19 : les Etats-Unis autorisent un troisième vaccin    Manuels et cahiers scolaires : les imprimeurs gagnent leur bataille pour la préférence nationale    Anniversaire : SAR la Princesse Lalla Khadija souffle sa 14ème bougie    Marrakech se dote du premier radiotélescope au niveau national    Harcèlement sexuel : de nouvelles allégations contre le gouverneur de New York Andrew Cuomo    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La croissance nationale devrait progresser au même rythme que l'économie mondiale en 2021
Publié dans Libération le 12 - 01 - 2021


«Le Maroc devrait renouer avec une croissance de 4% en 2021 ». C'est ce qui ressort de la dernière édition semestrielle des Perspectives économiques mondiales de la Banque mondiale (BM). La reprise de l'activité économique résulterait de l'accroissement de la production agricole à l'issue de la période de sécheresse et de l'allégement par l'Etat des mesures de confinement, a expliqué l'institution de Bretton Woods en évoquant les perspectives des pays de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA). « Le Maroc devrait rebondir à 4% en 2021 à mesure que la production agricole se redressera de la sécheresse et les blocages domestiques se relâchent », a précisé la Banque mondiale. Selon les données recueillies par l'institution internationale, l'économie nationale devrait se contracter d'environ 6,3% en 2020, après avoir enregistré une croissance de 3,1% en 2018 et 2,5% en 2019. Par comparaison avec les projections de juin 2020, la contraction de l'économie marocaine serait donc beaucoup plus importante que prévu. En effet, dans ses précédentes projections, l'institution internationale avait tablé sur un recul de l'économie marocaine de l'ordre de 2,3% en 2020 avant un léger rebondissement de 0,6% en 2021. Pour comprendre cette différence, il est important de rappeler que « la production agricole a continué de se contracter au Maroc en 2020 en raison des effets de la sécheresse », comme l'a souligné la Banque mondiale dans son rapport. Il est à noter qu'en 2022, les dernières estimations de la Banque mondiale situent l'économie marocaine autour de 3,7%. Mais comme elle l'a également rappelé, ses prévisions sont fréquemment actualisées en fonction de nouvelles données et de l'évolution de la conjoncture mondiale. Dans son rapport, la BM a par ailleurs noté que la pandémie de Covid-19 a provoqué une contraction de la production estimée à 5 % en 2020 dans la région MENA, relevant que le nombre de personnes ayant perdu leur travail a fait un bond dans de nombreux pays et les niveaux d'emploi demeurent faibles. Dans ce document rendu public récemment, il est aussi indiqué : « Les chocs exercés par la pandémie sur les revenus devraient plonger des dizaines de millions d'habitants supplémentaires sous le seuil de pauvreté de 5,50 dollars par jour ». A propos des perspectives, il ressort dudit rapport que l'activité économique de la région devrait afficher une modeste reprise de 2,1% en 2021, en raison des dommages persistants provoqués par la pandémie et de la faiblesse des cours du pétrole. Selon l'institution, « ces perspectives tablent sur la maîtrise de la pandémie, la stabilisation des prix pétroliers, l'absence de toute escalade des tensions géopolitiques et le déploiement de vaccins anti-Covid au deuxième semestre ». La Banque mondiale a toutefois prévenu que la production économique sera encore inférieure de 8% au niveau indiqué par les estimations établies avant la pandémie, précisant que ces projections sont basées sur l'hypothèse d'une amélioration de la situation pendant une période de deux ans. Elle a en outre ajouté que les effets seront plus marqués pour les pays importateurs de pétrole que pour les pays exportateurs. Concernant le taux de croissance des pays exportateurs de pétrole, les auteurs du rapport s'attendent à ce qu'il atteigne 1,8% cette année. Une évolution qui serait due « à la normalisation de la demande de pétrole, l'assouplissement escompté des quotas de production de pétrole de l'OPEP+, la poursuite de politiques d'accompagnement et l'élimination progressive des restrictions imposées par les pays en raison de la pandémie », a-t-on expliqué. S'agissant du taux de croissance des pays importateurs de pétrole, l'institution internationale prévoit qu'il s'élève à 3,2% en 2021 en raison de l'allégement progressif des restrictions imposées aux déplacements et de la lente reprise de la demande intérieure. Au niveau mondial, après la contraction de 4,3% enregistrée en 2020, l'économie mondiale devrait progresser de 4% en 2021. Mais à condition que «le déploiement initial des vaccins contre la Covid-19 débouche sur des campagnes massives de vaccination tout au long de l'année », a soutenu l'institution de Bretton Wood dans sa dernière édition semestrielle des Perspectives économiques mondiales. La reprise risque néanmoins de rester modeste si les responsables politiques ne passent pas résolument à l'action pour endiguer la pandémie et mettre en œuvre des réformes propices aux investissements, a fait savoir la Banque mondiale. Persuadée que la pandémie a eu de lourds effets sur l'économie mondiale, la BM a estimé que l'activité économique risque d'être ralentie et les revenus considérablement réduits pendant encore de longs mois. Ainsi, « la priorité immédiate pour les responsables politiques consiste à contrôler la propagation du coronavirus et à organiser rapidement des campagnes massives de vaccination », a-t-elle défendu. La Banque a, en outre, souligné que « pour soutenir la reprise, les autorités doivent aussi favoriser un cycle d'investissements porteur d'une croissance durable et moins tributaire de la dette publique ».

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.