BAM: l'activité industrielle s'est améliorée en janvier 2021    Des femmes qui comptent : Ghyzlaine Alami    FCA Morocco inaugure son premier «Experience Store»    Le roi Mohammed VI a écrit au président du Ghana    Juventus: Cristiano Ronaldo sur le départ    Evolution du coronavirus au Maroc : 420 nouveaux cas, 485.567 au total, vendredi 5 mars 2021 à 18 heures    Intempéries: Safi sous les eaux (VIDEO)    Ramadan: le Maroc risque-t-il de se reconfiner ?    Fortes averses orageuses, chutes de neige et rafales de vent ce week-end au Maroc (Alerte météo)    La députée du PAM Faraj Touriya débarquée d'un vol «Raynair»    Huit personnes interpellées pour organisation d'une fête de mariage    Hervé Renard: ses maîtres chanteurs condamnés à de la prison ferme    Botola: le Wydad et le Raja au coude-à-coude dans la course au titre    BAM : Amélioration de l'activité industrielle en janvier    Partenariat maroco-israélien : un mariage stratégique    Débats féconds en commission sur les projets de loi organiques relatifs aux deux Chambres du Parlement    Londres: le prince Philip transféré dans un autre hôpital    Sahara marocain: la position de la Zambie est toujours « constante » (Bourita)    Le Conseil National de la Presse rend hommage à la femme    Déclaration de la Contribution Professionnelle: Souscription avant le 1er Avril 2021    Chambre des Conseillers : adoption de deux projets de loi relatifs au processus électoral    Armée américaine et insurgés du Capitole    Hirak : des centaines de milliers d'Algériens réclament le changement radical du système    La victoire du peuple algérien, " confisquée par un coup de force pour sauver le système "    Attijariwafa Bank élue meilleure banque d'investissement au Maroc par Global Finance    Hirak : l'ONU demande la fin des arrestations arbitraires en Algérie    Chambre des conseillers: Ouverture de la session extraordinaire    21 personnes arrêtées pour trafic international d'Iphones au Maroc    Les grandes puissances ont intérêt à s'unir    Coronavirus : le Maroc suspend ses liaisons aériennes avec l'Algérie et l'Egypte    France : l'affaire Lamjarred renvoyée aux assises pour viol    Kamal Lahlou réélu à l'unanimité à la tête de la FMM    Sa passe pour le Moghreb Tétouan et le Chabab Mohammédia    CAN U20 : La Tunisie accuse l'Ouganda d'avoir triché sur l'âge des joueurs !    Elections de la CAF : Lawson Hogban, une femme qui vise le Comité Exécutif de la CAF!    RCOZ: 50 candidats au poste d'entraîneur    El Jadida: mise en échec d'une opération de trafic international de drogue et saisie de 3.300 kg de chira    Chelsea enfonce Liverpool, Everton et Tottenham au contact    Béni Mellal : un mort dans l'effondrement d'une maison    Sidi Slimane    En France, Khattari El-Haimer, responsable proche du polisario, mis en examen pour «subornation de témoin»    Naima Bouhmala rassure ses fans sur son état de santé (VIDEO)    Nouveau projet «Yemoley et Yemoh école de la diversité»    «Moukarabat» enchaîne les publications    Algérie : un médecin fustige le régime en place et s'indigne contre les défaillances du secteur de la santé    Un autre Marocain dans le viseur de Chelsea    Salima Louafa, la romancière qui recèle la magie des mots sous l'étreinte de ses doigts    Trois films du Maroc et de Syrie remportent les Prix du Festival du cinéma de Oued-Noun    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Donald Trump mis en accusation Un deuxième "impeachment" historique
Publié dans Libération le 14 - 01 - 2021

img class="responsive" style="display:none" src="https://www.libe.ma/photo/art/grande/53075904-40283525.jpg?v=1610663015" alt="Donald Trump mis en accusation Un deuxième "impeachment" historique" title="Donald Trump mis en accusation Un deuxième "impeachment" historique" / img class="not-responsive" src="https://www.libe.ma/photo/art/default/53075904-40283525.jpg?v=1610663018" alt="Donald Trump mis en accusation Un deuxième "impeachment" historique" title="Donald Trump mis en accusation Un deuxième "impeachment" historique" /
Donald Trump est devenu le premier président des Etats-Unis à être mis en accusation pour la deuxième fois au Congrès, une semaine avant la fin de son mandat qui s'achève dans un climat d'extrême tension. La Chambre des représentants, dominée par les démocrates, s'est prononcée mercredi en faveur de cet "impeachment" historique par 232 voix contre 197. Le milliardaire républicain de 74 ans, qui cédera la place le 20 janvier à Joe Biden, 78 ans, est accusé d'avoir encouragé l'assaut donné le 6 janvier par ses partisans contre le Capitole -- qui a fait cinq morts et ébranlé la démocratie américaine. "Il doit partir, il est un danger évident et immédiat contre la nation que nous aimons tous", avait déclaré peu avant Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre, l'accusant d'avoir "incité à cette insurrection, cette rébellion armée". "Personne n'est au-dessus de la loi, pas même le président", a-t-elle commenté après le vote.
Dans une vidéo diffusée par la Maison Blanche, Donald Trump a appelé depuisle Bureau ovale les Américains à "l'unité", sans mentionner son second infamant renvoi en procès. Et s'il ne reconnaît toujours pas la moindre responsabilité dansles violences de la semaine dernière, il a assuré que leurs auteurs ne pouvaient pas être ses "véritables partisans". A quelques jours de son départ pour Mar-a-Lago, en Floride, où il devrait entamer sa nouvelle vie d'ex-président, Donald Trump apparaît très isolé. Contrairement à l'acte d'impeachment dans l'affaire ukrainienne il y a plus d'un an, adopté par les seuls démocrates, dix députésrépublicains ont voté cette fois-ci en faveur du renvoi en procès. Parmi eux, Dan Newhouse a martelé qu'il n'y avait "pas d'excuse pour les actes du président Trump". Ce vote marque l'ouverture formelle de la procédure de destitution contre Donald Trump, et il appartient désormais au Sénat de le juger. Mais ce procès, qui ne s'ouvrira pas avant l'arrivée au pouvoir de Joe Biden, soulève de nombreuses questions. "Il n'y a simplement aucune chance de pouvoir conclure son procès de manière sérieuse et équitable avant la prestation de serment du président élu", a justifié le chef de file des républicains à la chambre haute, Mitch McConnell. Le calendrier reste donc incertain. Pour les démocrates, le risque est qu'il accapare toute l'attention et entrave l'action législative du début de mandat en monopolisant les séances. "J'espère que le Sénat trouvera une façon de gérer leurs responsabilités constitutionnelles concernant le procès en destitution, tout en conduisant les affaires urgentes de la nation", a demandé Joe Biden, citant entre autres la confirmation des membres de son cabinet, la relance de l'économie américaine, et la poursuite du plan de distribution de vaccins contre le Covid-19. Quelques heures avant le vote et dans une ville de Washington sous haute tension, Donald Trump avait lancé un nouvel appel au calme tardif. "PAS de violence, PAS de délits, PAS de vandalisme", a-t-il exhorté dans un communiqué alors que de nouvelles manifestations sont annoncées pour le week-end.
La capitale fédérale, placée sous très haute sécurité, était méconnaissable. Images saisissantes: des centaines de militaires réservistes ont passé la nuit à l'intérieur du Congrès, dormant encore à même le sol alors que les élus affluaient. Mme Pelosi a annoncé des amendes allant jusqu'à 10.000 dollars pour les parlementaires refusant les nouveaux détecteurs de métaux que plusieurs représentants républicains ont volontairement ignorés. "C'est tragique que cette initiative soit nécessaire mais la Chambre des Représentants doit être et sera un endroit sûr", a-t-elle déclaré. Des blocs de béton ont été disposés pour bloquer les principaux axes du centre-ville, d'immenses grilles métalliques entourent nombre de bâtiments fédéraux, dont la Maison Blanche. La Garde nationale est omniprésente. Toute la journée, les débats ont été vifs. L'élue démocrate Ilhan Omar a qualifié Donald Trump de "tyran". "Nous ne pouvons simplement pas tourner la page sans rien faire", a-t-elle lancé. Chez les républicains, les positions étaient plus contrastées. Des fervents soutiens du milliardaire républicain l'ont défendu bec et ongles, à l'instar de Jim Jordan qui a dénoncé "une obsession" des démocrates. Mais d'autres ont pris clairement leurs distances. "Le président porte une responsabilité dans l'attaque" contre le Congrès "par des émeutiers", qu'il "aurait dû dénoncer immédiatement", a reconnu le chef de file des députés républicains Kevin McCarthy, demandant une "commission d'enquête" et le vote d'une "motion de censure". Il a toutefois estimé qu'une mise en accusation si près de la fin de son mandat serait "une erreur". Mais dans son camp, peu d'élus partagent cette analyse. Plus inquiétant pour le milliardaire et son éventuel avenir politique, Mitch McConnell a fait savoir qu'il n'excluait pas de voter sa condamnation.
"Je n'ai pas pris ma décision définitive sur mon vote, j'ai l'intention d'écouter les arguments juridiques quand ils seront présentés au Sénat", a-t-il écrit à ses collègues républicains dans une note rendue publique. Cet habile stratège, très influent, pourrait, s'il donne un signal en faveur de la condamnation, aider le parti républicain à tourner définitivement la page Trump. Les démocrates prendront le 20 janvier le contrôle de la chambre haute mais auront besoin du ralliement de nombreux républicains pour atteindre la majorité des deux tiers nécessaire à la condamnation. Malgré son assurance affichée et le soutien de certains élus très loyaux, Donald Trump est plus seul que jamais après une série de démissions dans son gouvernement et des critiques cinglantes. Critiqué pour avoir tardé, le 6 janvier, à envoyer la Garde nationale, le Pentagone a cette fois autorisé le déploiement de 20.000 soldats pour la cérémonie d'investiture prévue le 20 janvier justement sur les marches du Capitole, siège du Congrès.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.