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Remous “polisariens”. Un agent d'Alger pour succéder à Beiba
Publié dans Libération le 20 - 07 - 2010

Le Polisario a récemment tenu une assemblée extraordinaire pour « élire » un nouveau président du soi-disant « Parlement sahraoui », en remplacement de Mahfoud Ali Beiba, décédé dernièrement dans des circonstances mystérieuses. Il s'agit de Khatri Addouh, également membre du secrétariat national du front. Paraît-il, il va falloir en penser quelque chose. On connaît l'homme à son œuvre. Or, ne voilà-t-il pas que ce Addouh est un agent des services algériens ? A-t-il réellement été « élu » par le prétendu « Conseil national sahraoui » ? N'a-t-il pas été candidat unique à la succession du défunt Mahfoud Ali Beiba et, du coup, imposé par la redoutable DRS (Direction renseignement et sécurité) ? Là où les services de Mohamed Abdelaziz, relayés avec un excès de zèle assez poussé de la part d'une certaine presse algérienne, évoquaient une « élection », il n'était question que d'une pure et simple « désignation » à partir du siège des renseignements militaires algériens, basés en banlieue algéroise. Ces derniers, qui ont été pointés pour avoir commandité l'assassinat de Mahfoud Ali Beiba, ancien négociateur en chef du Polisario, n'avaient pas trouvé mieux que Khatri Addouh pour servir leurs desseins macabres : perpétuer à l'infini un faux conflit qui n'a jusqu'ici engendré que des drames inutiles, au détriment de la fraternité entre deux peuples frères, des relations de bon voisinage et au grand mépris de la communauté d'histoire et de destin entre le Maroc et l'Algérie. Un simple regard sur le CV de ce Khatri Addouh et on se rend facilement compte que cet homme est ni plus ni moins un simple agent exécutant des services algériens. Ce dernier a établi sa réputation peu reluisante, au-delà de son passé de tortionnaire, sur son alignement total sur la thèse de l'Algérie hostile à l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc en général et à l'offre d'autonomie en particulier.
N'est-ce pas pour cette raison, cette raison principalement, qu'il s'est forgé sa réputation de « chouchou » des services algériens ? N'est-ce pas cette « qualité » qui manquait justement à Mahfoud Ali Beiba et qui a causé à ce dernier sa mort, que Mohamed Abdelaziz s'évertuait, en vain, à faire accréditer comme étant le résultat d'une « crise cardiaque ». Sur ce point précisément, un enregistrement sonore d'un influent Sahraoui des camps de Tindouf, diffusé récemment, apporte des révélations très embarrassantes sur le décès de l'ancien Numéro 2 du Polisario, Ali Beiba. Ce Sahraoui, dont le nom n'a pas été divulgué pour des raisons en rapport avec sa sécurité physique, s'arrête sur les versions contradictoires données par Mohamed Abdelaziz en guise d'explication sur la mort de son ancien bras droit. Selon l'enregistrement, Mohamed Abdelaziz aurait contacté, vendredi 2 juillet, le frère d'Ali Beiba à Laâyoune pour lui expliquer que le défunt était mort chez lui à Rabouni. Le lendemain, c'est une autre version qui allait être donnée au cousin du défunt par le même Mohamed Abdelaziz, d'après laquelle Ali Beiba était mort alors qu'il prenait du thé avec d'autres membres de la direction du Polisario. Qui croire alors ? Mohamed ? Ou Abdelaziz ?
Mais passons, car il y a plus grave. Il semble que Mohamed Abdelaziz, sous l'instigation des services algériens, veut étouffer rapidement l'affaire, en dépit des appels incessants, émanant de la famille du défunt ou des ONG de défense des droits de l'Homme, pour l'ouverture d'une enquête sur ce qui s'avérerait être une liquidation pure et dure de Mahfoud Ali Beiba. La visite des deux filles de ce dernier chez des membres de sa famille à Rabat, en 2010, ainsi que des révélations sur son désespoir quant aux chances d'une sortie de crise en dehors de l'offre d'autonomie, interceptées par les services algériens, auraient amené ces derniers à lui porter le coup de grâce. La mort par empoisonnement de l'ancien négociateur en chef du Polisario reste jusqu'ici la piste la plus probable.


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