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Rapts de ressortissants européens
L'ombre du Polisario plane sur les enlèvements d'Al Qaïda
Publié dans Libération le 26 - 07 - 2010

Une preuve, une de plus, de la compromission de plusieurs officiers supérieurs du Polisario avec l'Organisation Al Qaïda au Maghreb islamique. Et c'est un récent verdict du tribunal antiterroriste de Nouakchott dans l'affaire du rapt de sept Espagnols en novembre 2009 qui vient de le confirmer. Au banc des accusés, outre les compagnons de sang de Moussab Abdelouadoud, chef du réseau maghrébin d'Al Qaïda, figuraient d'anciens officiers supérieurs du Front Polisario. Parmi ces hauts gradés du mouvement de guérilla, se trouvait un certain Omar Ould Hamma, plus connu sous son nom de guerre « Omar le Sahraoui ». Et c'est contre lui que le procureur de Nouakchott avait requis une condamnation à perpétuité, avant que le même procureur ne revienne sur sa décision et requière à son encontre 12 ans de prison ferme parce que, disait-il, « l'accusé ne détenait pas physiquement les otages ». L'accusé n'aurait que « planifié » cet acte d'enlèvement, ce qui reste pis que pire. Après l'enlèvement des Espagnols -une femme et deux hommes qui étaient en mission pour l'ONG Barcelona Accio Solidaria » - Omar le Sahraoui et deux complices auraient emprunté sur plusieurs centaines de kilomètres un couloir non contrôlé du Sahara, au nord de la Mauritanie, avant de descendre en territoire malien par l'extrême nord-ouest.
L'ombre du Polisario plane donc sur l'enlèvement des sept ressortissants espagnols, dont l'un, Alicia Gamez, 39 ans, avait été libérée en mars dernier, mais aussi sur le rapt, plus récent celui-là, en avril 2010, d'un ressortissant français nommé Michel Germaneau. Vingt à trente militaires français ont pris part jeudi dernier, aux côtés de Mauritaniens plus nombreux qu'eux, à un raid contre un camp d'Al Qaïda situé au Mali pour tenter de libérer M. Germaneau. 78 ans, ce dernier avait été enlevé alors qu'il participait à un projet humanitaire. Mais voilà, le raid lancé jeudi n'a pas permis de retrouver l'otage.
Les preneurs d'otages exigent des rançons en contrepartie de la libération de leurs « butins », mais cela est rejeté par les pays européens. L'assaut livré par des commandos français contre un campement d'Al Qaïda dans le nord du Mali révèle l'ampleur de l'irritation européenne quant au développement de l'activité terroriste à la frontière entre l'Algérie, la Mauritanie et le Mali, destinée à devenir le nouveau QG de l'organisation d'Oussama Ben Laden. Les rapports des services de renseignements, ou ceux des centres européens d'études stratégiques, dont celui de Claude Moniquet, basé à Bruxelles, partagent cette même préoccupation et formulent leurs craintes quant à la conversion, de plus en plus certaine, du Front Polisario à l'activité terroriste, en raison également de l'enlisement du faux conflit créé autour du Sahara marocain, en raison de la position stérile et autrement dangereuse de l'Algérie, « sponsor officiel » du mouvement indépendantiste. Le no man's land saharien, immense désert échappant au contrôle des services de sécurité algériens, est donc ouvert sur tous les dangers, au détriment de la stabilité de la région du Maghreb et, plus encore, des rives Nord et Sud de la Méditerranée. Et ce ne sont surtout pas les petits calculs politiciens algériens qui vont prémunir la région contre une organisation qui est en train de reprendre du poil de la bête.


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