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Une unité pour enfants inaugurée à l'Hôpital Errazi : Salé ouvre le front de la pédo-psychiatrie
Publié dans Libération le 05 - 08 - 2010

Un geste inaugural et autrement dit peu habituel chez nous. "Une unité de pédo-psychiatrie a été inaugurée, mardi 3 août, à l'Hôpital Errazi", révèle à "Libé" un responsable de cet établissement salétine spécialisé dans les maladies psychiatriques et le traitement des personnes accros aux psychotropes. Au-delà du rôle précurseur que peut jouer cette unité, fruit d'une coopération maroco-hollandaise, en faveur des enfants souffrant de troubles mentaux, cette initiative a le mérite de soulever à nouveau des maux dont la majorité silencieuse du Maroc souffre mais qu'elle a toutes les difficultés à aborder de front tant le sujet est resté tabou de ce côté de la planète-Terre. Si du côté nord de la Méditerranée, précisément en Europe, la consultation d'un psychologue ou d'un psychiatre passe pour quelque chose de très normale, rares sont les Marocains à le faire. C'est ce qui explique le manque flagrant et cruel de statistiques sur l'état de santé mental de nombre de citoyens. Les études sont très chiches sur les maux psychiques dont devraient pâtir les Marocains, d'où la nécessité, voire l'urgence, d'attaquer le sujet et de normaliser une pratique restée longtemps l'apanage de la médecine privée. On veut bien évoquer ses ennuis physiologiques, mais pas psychologiques de peur qu'on soit taxé de malade mental. La responsabilité incombe en premier lieu au ministère de la Santé publique, dont le rôle est, sinon effacé, du moins très timide quand il s'agit de voir ces maux en face et dire la vérité, toute la vérité, sur un aspect pourtant vital à l'évolution normale d'une société comme la nôtre.
L'initiative de l'Hôpital Errazi devrait donc en appeler d'autres, d'autant plus qu'il s'agit de la santé mentale des générations à venir. En dehors des troubles mentaux, hérités ou acquis, cette initiative promet de remédier à la question de la toxicomanie au piège de laquelle tombent, chaque jour que le bon Dieu fait, des innocents, notamment les enfants abandonnés qui sont légion dans une ville comme Salé. Que Salé soit le théâtre de ce genre d'initiatives est-il un fait fortuit ? Pour celles et ceux qui connaissent bien cette ville, ils vous répondront par la négative. Le taux de folie à Salé est de loin le plus élevé du Maroc, tant et si bien qu'un seul hôpital, Errazi et accessoirement " Al Ghazi ", s'est révélé être très insuffisant pour accueillir les bataillons de malades mentaux qui circulent librement et très dangereusement dans les ruelles de la ville. La marginalisation et la misère qui y règnent y seraient pour beaucoup de cet endroit oublié du pays, malgré sa proximité de la capitale administrative du Royaume, Rabat. Mais là est une autre question. A Salé ou ailleurs, la nécessité se fait jour de mettre sur la table la question des maladies psychiques chez nous. " Le mal se guérit en le disant ", dit une expression consacrée. Encore une fois, la balle est dans le camp du ministère de la Santé appelé, aujourd'hui plus que tout autre temps, à ouvrir le débat qui intéresse nombre de citoyens mais qu'ils ont peur d'aborder sous peine d'être étiquetés " malades mentaux ".

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