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Le Salon international d'agriculture du Maroc (SIAM) montreLe SIAM montre des signes d'essoufflement
Modernité et dualité ne vont pas de pair
Publié dans Libération le 23 - 04 - 2009

La première journée a été marquée par une trop petite ambiance et un mécontentement des exposants. A défaut d'une animation réelle, certains agriculteurs n'ont pas manqué de constater une grande différence par rapport aux trois éditions précédentes. En fait, “c'est un rendez-vous manqué”, selon des exposants. Il semble que l'essentiel a été dit, annoncé et fait lors des Assises marquées par l'exposé détaillé du ministre de l'Agriculture Aziz Akhannouch.
Les conditions d'ouverture, mardi 22 avril 2009, de cette manifestation ont même attristé plus d'un. « Notre place n'est pas ici. Certes, c'est un rendez-vous incontournable pour le développement et la modernisation de l'agriculture au Maroc. Les plans, actions, programmes et politiques sont fâcheusement destinés aux grands terriens et autres industriels. Nous, petits fellahs, sommes laissés pour compte et nous n'avons rien senti de concret». Les propos résument, en partie, les sentiments qui se sont emparés, à nouveau, des petits fellahs qui estiment qu'ils sont marginalisés. La preuve, disent-ils, est qu'il n'y a pas un chapiteau qui les regroupe et qu'aucune action concrète n'est destinée à leur communauté.
Dans un témoignage recueilli sur place, H.Hamadi, un agriculteur de la région de Meknès-Tafilalet, a souligné que la dualité existe et se renforce même, ce qui donne lieu, d'après lui, à une dualité dans l'agriculture marocaine. Et d'expliquer : «La dualité est facilement vérifiable dans les faits: Les grands sont adulés par l'Administration, les banques, les organismes et les partenaires étrangers.
De ce fait, ils imposent leurs règles du jeu, leurs choix et mettent la main non seulement sur les terres les plus rentables mais aussi sur les politiques agricoles du pays ». Lauréat d'une école agricole, H. Hamadi demeure convaincu que le concept d'agrégats mis en valeur par Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture, est très important, mais que sa consécration risque d'échouer à défaut de la prise en compte effective des petits fellahs qui s'adonnent à l'agriculture vivrière.
Au-delà des objectifs visant la promotion du secteur agricole dans le cadre du “Plan Maroc Vert”, la 4ème édition du Salon international d'agriculture du Maroc (SIAM) (22-27 avril) vient encore une fois conforter Meknès dans son rôle de capitale de l'agriculture du Royaume.
Et ce ne sont pas les moyens qui lui manquent. “Château d'eau du Maroc” et terre forestière, pastorale et agricole par excellence, la région de Meknès-Tafilalet, qui a su faire du produit du terroir un créneau porteur et une filière en perpétuelle évolution, aspire aussi à placer cette manifestation agricole en catalyseur de sa croissance et clé de voûte de son développement.
Prévu au lendemain des Assises agricoles, qui devaient avoir lieu le 21 avril, le 4ème SIAM, qui se tient cette année après des mois de précipitations ayant atteint un niveau sans précédent, sera sans doute marqué par les retombées positives de la mise en œuvre du “Plan Maroc Vert “ et la professionnalisation des 16 régions avec leurs plans verts régionaux, pour lesquels des conventions de partenariat viennent d'être signées engageant les pouvoirs publics et les élus à conjuguer leurs efforts pour la mise en oeuvre, à l'horizon 2020, de ces feuilles de route régionales.
Ce qui est attirant dans cette première édition, c'est la volonté des différents intervenants de réussir cet événement de taille pour la région de Meknès-Tafilalet qui cherche sérieusement de sortir de sa léthargie.
A propos de ce salon, un professionnel de la région Souss-Massa-Draâ nous a déclaré que cette manifestation constitue d'abord une fête où toutes les régions se retrouvent autour du thème agricole très important dans la pyramide économique du Royaume. Evidemment la région de Souss-Massa-Draâ est très heureuse de participer à ce salon pour faire connaître ses différents secteurs, en particulier l'agriculture. Les initiateurs de ce rendez-vous ont fixé une série d'objectifs. Primo, cette région avait besoin, à juste titre, d'une grande manifestation comme il en existe ailleurs.
Aujourd'hui, tous les responsables ont entamé une véritable réflexion sur la problématique de l'eau et l'on pourra atteindre, à partir de ce salon, une charte nationale sur l'eau pour anticiper les menaces en la matière.
Par ailleurs, ce salon devra attirer plus d'exposants, dont des entreprises actives en amont et en aval du secteur agricole. Les autres cibles sont des producteurs (agriculteurs et éleveurs), des organisations professionnelles agricoles, des ONG actives en milieu rural, des établissements agricoles, des banques et assurances.
Ce salon vise, selon ses organisateurs, à créer un espace privilégié de rencontres périodiques et d'échange entre les différents opérateurs du monde agricole afin de partager et apprécier les progrès techniques et technologiques en matière de production et de valorisation des produits agricoles.
Il vise également, ajoutent-ils, la promotion de l'agriculture marocaine, à travers le Plan vert Maroc et sa déclinaison régionale afin de réunir des conditions favorables pour le développement de partenariat entre les différents acteurs nationaux et étrangers intervenant dans les différentes filières agricoles et l'exposition de produits agricoles variés, tout en faisant connaître et valoriser les spécificités agricoles des régions du pays.


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