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Halte à l'enrichissement illicite et au mercenarisme
Publié dans Libération le 28 - 02 - 2014

L'Union socialiste des forces populaires a organisé durant le week-end du 22 au 23 février courant, son 5ème Congrès provincial à Béni Mellal sous le thème «La gestion des affaires locales relève de la compétence et de l'éthique. Non à l'enrichissement illicite et au mercenarisme».
La séance d'ouverture du Congrès à laquelle ont pris part 200 congressistes et de nombreux invités représentant les différentes formations politiques de gauche, les organisations syndicales et certaines associations de la société civile ainsi que de nombreuses personnalités du monde de l'art et de la culture dans la région, a été présidée par Mustapha Al Moutaouakil et Abdellah Alarouji, membres du Bureau politique.
Le secrétaire régional sortant a entamé son allocution en dressant l'état de la situation dans les pays de la région et dans le monde arabe qui sont sujets à un haut risque d'instabilité sociale. Il a aussi rappelé que la politique menée par le chef du gouvernement constitue «un danger sérieux pour l'expérience démocratique au Maroc et qu'il est temps de faire face au danger que représentent le chef du gouvernement et son parti». La lenteur dans l'application de la nouvelle Constitution, le déni des droits humains, le chantage politique, le chômage et l'appauvrissement social ont été les grands thèmes abordés lors de cette intervention. Le secrétaire provincial a de son côté mis l'accent sur le choix du thème de cet évènement, rappelant que de nombreux individus préfèrent se présenter aux élections non pour servir la population et exercer leurs fonctions avec honnêteté et équité dans le respect de la loi et du Code d'éthique mais malheureusement au niveau communal, des conseillers s'enrichissent individuellement sur le dos de la collectivité locale. Il a signalé en outre que certains plans d'urbanisme ont permis aux élus et parfois à leurs proches de transformer des terrains agricoles en terrains à bâtir avant de tirer la sonnette d'alarme en disant que «Rien n'est plus grave ni plus illégal que l'omerta des responsables et des élus face à ces turpitudes». Il a aussi incité tous les militants et militantes à lutter contre ces comportements et défendre les acquis sociaux arrachés suite aux luttes menées par les masses populaires durant plusieurs décennies et à dénoncer tous ceux qui œuvrent à éclabousser l'action politique nationale.
Lors de son intervention, Mustapha Al Moutaouakil a tenu à rappeler que le Congrès provincial de Béni Mellal se tient alors que le parti vient de perdre, vendredi 7 février 2014, l'un de ses fervents militants, en l'occurrence feu Mohamed Guessous, l'un de ses brillants penseurs et professeurs considéré comme le père spirituel de la sociologie au Maroc et dans le monde arabe. Et d'ajouter : «Nous, disciples du parti des forces populaires, porteurs de la pensée moderne et du mouvement progressiste et socialiste, nous sommes là pour servir le peuple marocain, prêts à intensifier nos luttes pour défendre nos acquis et nous dresser contre toutes les inégalités sociales et toutes les formes d'oppression et de despotisme». Il a également évoqué un autre danger qui risque de porter atteinte aux acquis démocratiques du Maroc et à leur tête la liberté d'expression. Il consiste en la prolifération des discours fanatiques et haineux qu'il a fermement condamnés. Le membre usfpéiste a abordé le thème de l'obscurantisme qui, selon lui, «prône et défend une attitude de négation du savoir et s'oppose à toutes les idées du socialisme et à toutes les attitudes qui aspirent au progrès. L'obscurantisme a pour but de disloquer l'Etat, et de semer la «fitna» entre les composantes de la nation marocaine. Les cheikhs salafistes qui menacent de mort les politiciens et les penseurs visent à lutter contre l'élite avancée œuvrant pour le progrès de la nation et contre les forces combattant l'irrationnel, l'arbitraire, l'obscurantisme et la superstition des temps passés. Il a cité en exemple le takfiriste Abou Naim condamné par le tribunal de première instance de Casablanca pour outrage et diffamation dans des déclarations faites à travers une vidéo diffusée, traitant tous les leaders politiques et historiques du parti de la Rose de «mécréants» et qui a utilisé des mensonges idéologiques et des falsifications religieuses pour traiter le Premier secrétaire Driss Lachguar d'«impie» et qui s'est attaqué aussi aux militantes de l'USFP en les qualifiant de «prostituées». Mustapha Al Moutaouakil en tant que professeur-chercheur dans le domaine religieux constate que le spectre du fanatisme religieux hante de plus en plus les esprits. «L'islam, a-t-il dit, «est une religion de paix, d'amour, de tolérance et d'ouverture. Les islamistes se font erreur, car leur seul objectif est de porter atteinte au parti des forces populaires et à travers lui à toutes les forces vives et progressistes dans notre pays». Le vrai musulman, selon lui, «peut commettre des crimes obscènes tels que l'adultère et la fornication ou encore le vol et peut prétendre à la miséricorde divine mais proférer un mensonge comme l'a fait ce Abou Naim qui a perfectionné l'art de mentir sur Dieu et sur nous, militants de la gauche, sait qu'il doit s'attendre à ce que la malédiction d'Allah tombe sur lui car il est du nombre des menteurs». Il a aussi jugé que tous ces manipulateurs et pervers qui, au lieu de se pencher sur l'analyse des propos de notre Premier secrétaire comme étant un des acteurs politiques du Maroc et de discuter le problème de la polygamie et du mariage des mineures avec sérénité et sobriété, sèment la zizanie et portent atteinte à nos valeurs humaines. Il est temps de nous intéresser, nous aussi, et conformément aux décisions du Bureau national aux affaires religieuses car toutes les assertions contenues dans les accusations de ces salafistes sont sans fondement». Il s'agit d'accusations mensongères visant le parti de la Rose et ses militants. Ce n'est pas la première fois qu'Abou Naim et consorts recourent à la diffamation des membres de l'USFP et à des rumeurs trompeuses, car il a, à son actif, plusieurs cassettes audio et vidéo avec des propos attentatoires à l'USFP en particulier et aux partis de gauche en général et son objectif est de porter atteinte à leur action militante. Mustapha Al Moutaouakil a aussi abordé la blague raciste d'Abouzaid El Mokrie El Idrissi sur les Soussis et de rappeler que le but de cette histoire reflétant la haine contre les Amazighs de la part de mouvements islamistes, à leur tête, le PJD au gouvernement, est de détourner l'opinion publique et l'attention des citoyens des véritables problèmes sociaux et des transformations imposées par le gouvernement qui cache son malaise après avoir pris toute une série de décisions impopulaires. Il a enfin signalé que la politique suivie par le gouvernement marocain a un impact négatif sur les efforts sérieux et crédibles déployés par le Maroc pour aller de l'avant vers un règlement pacifique, négocié et définitif de la question du Sahara marocain.
A noter que les participants ont au cours de ce 5ème Congrès débattu de plusieurs sujets à caractère social et économique et ont procédé à un diagnostic de la vie sociale dans la province de Béni Mellal. Ils se sont engagés à redoubler d'efforts pour sauvegarder tous les acquis et aller de l'avant pour améliorer la participation des femmes et des jeunes dans les structures du parti.


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