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La confrérie des gnaoua tient son moussem
Publié dans Libération le 26 - 08 - 2009

Comme le veut la tradition de la confrérie des gnaoua, la Zaouïa de Sidna Blal à Essaouira, temple du patrimoine spirituel, thérapeutique, et cultuel gnaoui, vient d'abriter le moussem annuel de la confrérie des gnaoua suite à une initiative de la Mkadma de la Zaouïa et l'Association Dar Gnaoui. Durant quatre jours, les adeptes de l'héritage gnaoui se sont rassemblés autour des fameux rituels qui font la spécifité de ce rendez-vous ancré dans l'imaginaire de tout Souiri, et tout adepte de ce patrimoine culturel qui continue de lutter pour sauver son authenticité et sa spiritualité de plus en plus menacées par l'usage commercial et exhibitionniste.
Cette année encore, des centaines d'adeptes, hommes et femmes, du patrimoine gnaoui se sont donné rendez- vous au sein de la Zaouïa de Sidna Blal pour honorer un pacte spirituel qui les relie depuis des dizaines d'années à leurs Mlouks qui vont faire la vedette des couleurs, rituels, danses et rythmes de la fameuse Lila considérée comme le moment le plus intense de cette fête.
Après avoir effectué le tour de la ville en fanfare avec la Dbiha du moussem qui a été égorgée comme le veut la coutume des gnaoua avec tous les ingrédients musicaux et corporels effectués par le boucher de la Zaouïa vêtu de son tissu multicolore et effectuant des danses dont il connaît les secrets, vint la grande nuit tant attendue par des centaines de visiteurs et habitants de la ville qui se sont précipités vers la fameuse Zaouïa de Sidna Blal pour réserver une place au milieu d'une grande foule et impressionnée et quelque part souffrante en quête d'une thérapie pour avoir la paix spirituelle que, d'après eux, seul le rituel de la Lila peut la leur offrir.
Le grand Maalem Abdellâh Guinia discret, mais toujours maître de sa profession et sa Rahba, mène les mélomanes de la musique de transe vers un voyage de ses rythmes qui changent selon le Melk concerné par le jeu musical. Les rituels, les couleurs et le gestuel de transe accompagnant la musique changent au fur et à mesure. Maintenant, il ne s'agit plus de sursauter au rythme d'un tambour ou d'un hajhouj ; il ne s'agit plus de danser, mais d'effectuer un rituel corporel de transe propre à chaque phase de la Lila, à chaque Melk. Des femmes souffrantes, en larmes, se laissent faire par l'effet de la musique qui fait extérioriser leurs sentiments les plus enfouis ; l'humeur calme et réservée de l'assistance change petit à petit ; on est de plus en plus dans le bain, tout le monde se sent concerné, voie excité par ce langage musical propre à ses adeptes.
Des touristes impressionnés par le phénomène gnaoui, ne sont pas au bout de leurs surprises. Ici la réalité dépasse largement les scènes rapportées par des articles qui ont essayé de retracer cette expérience singulière. Yeux écarquillés et nerfs tendus, ils essayent, de suivre chaque instant des scènes de transe : des femmes possédées par le rituel de la Jedba.
Des scènes tellement fortes qui vont se prolonger jusqu'à midi du lendemain, les adeptes qui ont pu suivre la Lila du début à la fin, se sentent épuisés mais surtout légers et satisfaits, un sentiment incomparable.


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