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A trois ans des JO, Tokyo veut conjurer le spectre d'un méga-séisme
Publié dans Libération le 19 - 08 - 2017

Toute ville olympique a en tête les craintes de dérapages financiers ou d'un attentat terroriste, mais à Tokyo, une autre menace existe: celle d'un tremblement de terre dévastateur.
A trois ans du coup d'envoi, fixé au 24 juillet 2020, les organisateurs des Jeux redoublent d'efforts pour dissiper les peurs des athlètes et visiteurs attendus pour cet événement sportif planétaire.
"Le Japon est vulnérable aux tremblements de terre, mais les normes de construction y sont les plus strictes au monde", rassure Satoru Sunada, un responsable de la municipalité de Tokyo chargé des installations olympiques.
La plupart des infrastructures ont été renforcées, à l'image du stade Ariake, monté sur de gigantesques amortisseurs en caoutchouc. Il accueillera les épreuves de volley.
"Nous ferons tout notre possible dans la préparation des sites pour garantir la vie sauve à chacun dans l'éventualité d'un séisme majeur", promet Satoru Sunada.
Et d'insister sur le fait que tous remplissent les très exigeants critères parasismiques du pays.
Si Tokyo est "l'une des villes les mieux préparées au monde à faire face à un désastre naturel", selon le directeur général du comité d'organisation, Toshiro Muto, c'est que le risque est connu.
Selon les plus récentes simulations officielles, un tremblement de terre sous la capitale a 70% de probabilité de se produire dans les trois décennies à venir. Le cas échéant, une secousse de magnitude 7,3 pourrait faire quelque 23.000 morts (dont 70% dans des incendies) et causer la destruction de 610.000 bâtiments. Tokyo, seule cité au monde à reposer sur trois plaques tectoniques, et la ville voisine de Yokohama figurent parmi les zones métropolitaines les plus exposées à un potentiel séisme ou tsunami, d'après une étude du réassureur Swiss Re menée en 2013.
La capitale nippone a déjà souffert de ces maux par le passé, en particulier en 1923, quand plus de 100.000 personnes ont péri dans "la grande catastrophe du Kanto".
Plus récemment, en 2011, ses habitants ont été profondément traumatisés par un violent tremblement de terre suivi d'un terrible tsunami qui a fait plus de 18.500 morts et disparus dans le nord-est du Japon, et provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima.
A Tokyo même, les bâtiments ont tenu le choc, mais, à cause d'une restriction d'usage de courant et de problèmes d'approvisionnement logistique, la vie y a été perturbée pendant plusieurs semaines.
"Si un séisme de grande ampleur survenait dans la région de Tokyo d'ici aux JO de 2020, la question ne serait alors plus d'accueillir ou non les jeux mais de savoir si l'économie japonaise peut s'en relever", prévient, alarmiste, Naoshi Hirata, responsable de l'institut de prédiction des tremblements de terre à l'Université de Tokyo.
Les projections font frémir: le "big one" tant redouté, depuis déjà des années, se solderait par une facture économique de plus de 95.000 milliards de yens (730 milliards d'euros au cours actuel).
Dans ce cas, "nous n'aurions pas d'autre option que de chercher une autre ville hôte", souligne M. Hirata.
Et si ce séisme était accompagné d'un tsunami?
Là aussi, les organisateurs des JO se veulent rassurants: les installations olympiques de la baie de Tokyo sont aménagées sur des remblais ou protégées par des digues capables de résister à un raz-de-marée de près de deux mètres.
Mais la nature peut parfois s'avérer bien plus dévastatrice que prévu: "Les dégâts pourraient largement dépasser les anticipations", estime Kojiro Suzuki, chercheur spécialisé dans l'étude des tsunami. "Quand on dépasse les 10 mètres, alors même les murs en béton armé cèdent. Nous ne devrions pas nous reposer uniquement sur les digues. L'évacuation aussi est importante".
La municipalité de Tokyo est en train de mettre au point un manuel en plusieurs langues pour expliquer aux visiteurs des JO comment agir en cas de drame.
Des exercices de sensibilisation destinés aux étrangers ont aussi été lancés. Car si les Japonais sont rompus depuis leur plus jeune âge à de telles pratiques, "les spectateurs des Jeux, les sportifs, tous ces gens qui découvriront Tokyo pour la première fois, ne sauront pas où ni comment fuir si quelque chose devait arriver", insiste Manabu Takahashi, spécialiste des catastrophes naturelles à l'université de Kyoto.
Même une simple secousse, fréquente à Tokyo, pourrait semer la panique.


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