Mondial 2026 : le dossier du Maroc est fin prêt    Corruption : Une évolution en trompe-l'œil    Sept mille quatre-vingts secondes    Sous-traitance: Des pistes pour un travail décent    Brèves Internationales    Coaching territorial: L'expertise de l'Oriental dupliquée au Sénégal    Maroc-Espagne : Des hélicoptères pour transporter le haschich    Températures min et max prévues - Vendredi 23 Février 2018    Marrakech: Protéger l'histoire contre l'acharnement immobilier    Affaire Bencharki: le MAS va-t-il se tourner vers la FIFA    Brand content, une plus grande proximité entre annonceurs et consommateurs    Mondial 2026: Blatter soutient la candidature du Maroc    Sidi Ifni : Pour 60 DH, il tue son ami avec une clé à mollette    Armer des enseignants? Donald Trump persiste et signe    En kiosque n° 1245 : UN RÊVE MAROCAIN    Mounib: La gauche connait actuellement une crise d'existence    4ème édition du Marathon International de Rabat : 12.000 participants attendus    Dakhla, carrefour mondial de kitesurf    McDonald's Maroc et le Marrakech du Rire lancent «Masterclass du Rire»    La barbarie et les droits de l'homme    Syrie: Plus de 300 morts en trois jours à la Ghouta orientale    Maghreb Oxygène: Bénéfices en hausse de 34,9% à 12,6 millions de DH en 2017    L'OM à la conquête du monde arabe    Italie: Une campagne électorale à relent fasciste    Pacte mondial pour les migrations: le train est lancé    Assurance Maladie : Total Maroc et Saham Assurance s'allient pour les professionnels de la route    13è session plénière solennelle annuelle de l'Académie Hassan II des sciences et techniques    Vidéo : L'arbitre qui distribue les cartons rouges comme des petits pains !    Majorité !    Le français, «langue maternelle» en Afrique...    Le Maroc joue dans la cour des grands    Afrisanté et Officine Expo: la santé à l'honneur à Marrakech    Le secteur du BTP exposé à des entraves :    Coupe de la CAF : La renaissance de Berkane se qualifie au prochain tour    Enfance : Le Souverain appelle les grandes puissances à assumer leur responsabilité    Monténégro: L'ambassade des Etats-Unis à Podgorica attaquée à la grenade    Nouveau coup de filet du BCIJ à Tanger    CGI inaugure un nouveau centre d'excellence    Stabilité de l'indice des prix à la consommation, selon le HCP    CGEM : Comment faire cohabiter des cultures différentes au sein d'une entreprise ?    La princesse Lalla Meryem a présidé la cérémonie de clôture de la rencontre « Femme et enfant en situation de précarité »    Don de sang: un acte de civisme et de citoyenneté    Majorité : Mets de l'huile, Saad Eddine...    Grand-messe de la franchise en avril    Rencontre sur «Les nouvelles routes de la soie» à Fès    Joaquin Phoenix époustouflant en John Callahan !    Festival «Dakar-Gorée Jazz» : La RAM sponsor et transporteur officiel de la 4ème édition    « Mazagan, mémoires partagées », de Mustapha Jmahri    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Hamada Eddarouich : Le Polisario n'agit que par procuration d'Alger
Publié dans Libération le 21 - 10 - 2017

Jusqu'à son retour à la mère patrie en 2008, Hamada Eddarouich
était l'un des principaux bailleurs de fonds du
Polisario et l'un de ses plus importants soutiens en
territoire mauritanien. Convaincu par le discours de Sa Majesté le Roi
annonçant l'autonomie des provinces marocaines du Sahara comme solution
à ce dossier, il a organisé le congrès de Gjeijimat
et le premier ralliement massif de l'histoire.
En ralliant la patrie, Hamada Eddarouich
avait abandonné plusieurs propriétés et une fortune colossale en Mauritanie
où il avait occupé plusieurs postes de responsabilités
10 ans après, il a décidé de se rendre en visite familiale au Pays d'un million de poètes. Cette nouvelle
a suscité des rumeurs dans différents milieux. Libé
l'a rencontré pour tenter
de comprendre les causes de ces rumeurs.
Libé : Plusieurs médias mauritaniens ont relaté votre voyage comme s'il s'agissait d'un retour définitif en Mauritanie. Qu'en est-il ?
Hamada Eddarouich : (Rire)
D'abord, je remercie ces médias pour avoir accordé autant d'importance à mon voyage. Je les remercie, également, pour les gratifications et les qualificatifs qu'ils m'ont donné (homme d'Etat, bête de la politique, etc.). Je sais que la presse, en général, est friande de scoop et d'inédits. 10 ans après avoir regagné le Maroc, je me rends compte que la majorité des observateurs n'ont pas compris la portée de mon action et l'intérêt qu'elle représente pour ceux concernés par l'affaire du Sahara. Je ne me suis pas déraciné, je n'ai pas tout abandonné pour un caprice ou un jeu d'enfant. Le problème est sérieux. Il est douloureux et engage l'avenir de la sous-région. Mon retour au Maroc a été mûrement réfléchi. Je connais parfaitement l'histoire du Maroc, l'histoire du Sahara et ses populations. J'ai vécu son actualité, ses joies et ses douleurs. Cela fait plus de quarante ans que nous vivons des malheurs au quotidien. Il est temps que ce calvaire cesse. Les concepts ont évolué. Le monde est devenu un village. Les blocs ont disparu avec la fin de la guerre froide. Les grandes puissances renoncent à leur souveraineté pour s'unir avec de petits pays. Par conséquent, la seule solution qui s'offre à nous, la plus juste, la plus viable et la plus facile à mettre en œuvre, est celle préconisée par le Maroc : une autonomie large sous la souveraineté marocaine. Je considère que cette proposition est une aubaine, un don d'Allah et c'est pourquoi je l'ai embrassée. Avant de regagner le Maroc, j'ai discuté avec de nombreux responsables sahraouis et je sais que la majorité d'entre eux, pour ne pas dire la totalité accepte cette solution. Il n'y a que le diktat de l'Algérie qui empêche sa mise en place. Depuis dix ans, mes convictions restent inchangées.
Pour répondre à votre question, mon retour définitif, je l'ai fait il y a de cela dix ans. Je ne me renie pas et j'en suis fier. Je vais en Mauritanie en visite privée et familiale et je serai de retour chez moi, à Agadir dans une quinzaine de jours. Inchaa Allah.
Les relations maroco-mauritaniennes traversent une phase délicate. Qu'en est-il exactement ?
Les relations entre le Maroc et la Mauritanie sont des relations entre frères. Tous les Mauritaniens ont de la famille au Maroc et vice-versa. Ces relations sont beaucoup plus fortes et plus profondes que de simples rapports de chancellerie. Je ne me fais aucun souci sur l'avenir de ces relations familiales. Les interférences extérieures provoquent parfois des perturbations légères et passagères. Ni plus ni moins. J'ai déjà écrit dans des articles et dit dans des interviews qu'il faut décomplexer les relations entre deux frères voisins et que la Mauritanie est éminemment importante pour l'équilibre sous-régional. De par son histoire, sa sociologie, son rayonnement culturel, sa situation stratégique, son caractère de trait d'union entre l'Afrique noire et l'Afrique du Nord, la Mauritanie est un Etat extrêmement important.
La situation étant ce qu'elle est, comment sortir de l'impasse et mettre fin au conflit artificiel créé à propos de nos provinces sahariennes ?
Le Polisario agit par procuration. Je considère que l'Algérie est un pays important : un vaste territoire, une grande population, des ressources naturelles importantes, des frontières communes avec tous les pays du Maghreb. Mais tous ces atouts ne doivent pas être exploités pour déstabiliser toute la sous-région à des fins de leadership.
Cela dure depuis plus de quarante ans et les opportunités avortées sont immenses pour tous les pays de notre ensemble et au-delà. Il faut que l'Algérie revienne à la raison et permette aux Sahraouis de rentrer chez eux et parachever leur autonomie dans le cadre d'un Maroc démocratique. A partir de là nous construirons le Maghreb arabe pour l'intérêt des peuples.
Mon combat personnel s'inscrit dans cette logique et il n'est pas question pour moi de revenir en arrière. J'espère me faire comprendre.
Selon la presse mauritanienne, vous méritez plus de la part du Maroc. Qu'en pensez-vous ?
Mon ralliement au Maroc n'a jamais été dans le cadre d'une opération commerciale. J'ai regagné le Maroc par conviction et je n'ai jamais exprimé mon insatisfaction. J'ai été bien accueilli, bien traité, bien respecté et je suis parfaitement à l'aise. Les postes de responsabilité, je les aurais, le moment venu, inchaa Allah.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.