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Un film américain tourné au Maroc suscite la grogne des Libanais
Publié dans Libération le 18 - 01 - 2018

Le dernier film du réalisateur américain Brad Anderson «Beirut», dont la sortie est prévue pour le mois d'avril prochain, fait l'objet de vives critiques depuis quelques jours sur la toile libanaise. Le film tourné au Maroc est en effet accusé «de porter atteinte à l'image de la capitale du Liban et de ne pas montrer la réalité du pays», selon le quotidien local «L'Orient-Le Jour». Les internautes libanais qui ont critiqué «Beirut» trouvent également qu'il véhicule des stéréotypes négatifs sur les Arabes et lui reprochent surtout de ne pas avoir été tourné au Liban. Autre point de discorde: aucun acteur libanais ne figure au générique du film.
«Beirut», dont la bande-annonce a largement circulé sur la toile, relate les périples d'un diplomate américain, incarné par Jon Hamm, qui revient au Liban en 1982 pour sauver un de ses amis kidnappé par un groupe islamiste. Sa sortie est prévue pour le 13 avril prochain dans le cadre du Sundance Film Festival, date qui coïncide avec le 43ème anniversaire du début de la guerre civile libanaise, le 13 avril 1975. Un geste que plusieurs internautes ont considéré comme insultant. «Donc vous avez fait un film sur Beyrouth mais tourné au Maroc, avec AUCUN acteur libanais, vous NOUS faites passer pour des barbares et les hommes blancs et israéliens pour des héros, et vous sortez ce film le 13 avril, jour du début de la guerre civile», s'exclame une internaute dans un tweet. «Je sais déjà que ce film va me rendre furieuse. Mes deux parents et toute la génération la plus âgée de ma famille ont dû survivre ou sont morts pendant les 15 années de guerre à Beyrouth et cette fois encore les héros sont des Blancs», écrit une autre. Certains ont préféré réagir avec humour, comme cet internaute qui prévoit déjà tous les clichés que ce film risque de réunir: «Je ne regarderai le film "Beirut" seulement si: - Le film débute par un appel à la prière ou autre bruit oriental -
Un homme arabe met une gifle à une femme pendant les 30 premières minutes - Le Hezbollah représente les méchants même s'il n'existait pas encore à l'époque - Les troupes multinationales sont saluées à la fin".
La polémique a pris une telle ampleur que Ghattas Khoury, ministre libanais de la Culture, n'a pas tardé à réagir à la question, dénonçant dans un communiqué le non-respect par le film des vérités historiques concernant le Liban. « Normalement, lorsqu'un auteur ou un réalisateur veut faire un film, il se documente sur le lieu et l'histoire afin que le film soit véridique», souligne-t-il. «Le réalisateur Brad Anderson nous a surpris (par son manque de documentation sur l'histoire du pays) et notre ville glorieuse a été défigurée de façon injuste dans son film», ajoute-t-il.
Toujours selon «L'Orient-Le Jour», le ministère a contacté un avocat américain pour se renseigner sur la possibilité de lancer une procédure légale pour demander le changement du titre du film à l'international. L'avocat a affirmé au ministère que cela n'était pas possible du fait qu'il s'agissait d'une œuvre de fiction.
Il est enfin à rappeler que les films américains traitant du Moyen-Orient font rarement l'unanimité auprès du public arabe. Hollywood a en effet une longue histoire de représentation controversée des personnages arabes à l'écran. Déjà en 1994, le film "True lies" réalisé par James Cameron, avait attiré la colère d'associations arabo-américaines pour sa représentation "caricaturale d'Arabes fanatiques arborant un keffieh", comme le rapporte le site américain spécialisé en pop culture EW, rapporté par le Huffpostmaghreb. En 2000 le film "Rules of engagement", également tourné au Maroc, avait été qualifié de "probablement le film le plus raciste jamais été fait par Hollywood sur les Arabes", comme le rapportait alors The Guardian.


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