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Dialogue 5+5 : Pourquoi faire ? C'est loin d'être reçu 5 sur 5 par tout le monde
Publié dans Libération le 23 - 01 - 2018

"C'est une rencontre mise en place par l'Europe pour servir ses intérêts stratégiques et y apporter les réponses qui les satisfassent à un moment où la coopération et la collaboration entre les pays du Sud de la Méditerranée fait défaut ». Tel est l'amer constat dressé par Khalid Chegraoui, directeur du Centre d'études pour l'Afrique et le Moyen-Orient (AMES-Center) à propos des résultats du Dialogue 5+5 tenu dimanche à Alger.
Pour ce spécialiste des questions africaines, les réunions du 5+5 qui regroupe les cinq pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Mauritanie, Tunisie et Libye) et ceux du Sud de l'Europe (Italie, France, Espagne, Portugal et Malte) « entrent dans la cadre de la coopération entre l'Europe et les pays du Maghreb, principalement pour mettre en place des stratégies communes et organiser la lutte contre le terrorisme et les poches d'insécurité qui existent en Méditerranée ». Ce ne sont donc que des rencontres « routinières qui se tiennent pratiquement tout les ans et lorsque la situation l'exige», a-t-il précisé dans une déclaration à Libé.
Il a également estimé qu' « il ne faut quand même pas donner à cette rencontre plus d'importance qu'elle n'en a, principalement en termes de relations bilatérales ». Selon lui, beaucoup de commentateurs et de médias ont mis l'accent sur la rencontre entre le chef de la diplomatie marocaine et son homologue algérien. « Cela ne veut absolument rien dire, ce sont juste des gestes de bonne manière que l'on fait lorsque l'on est devant les caméras ».
Le principal problème, « c'est qu'il n'y a pas eu jusqu'à maintenant aucune synergie entre les pays du Maghreb ». D'ailleurs, la situation politique dans certains de ces pays est fort préoccupante. Ainsi « le doute règne en Tunisie, personne ne sait qui commande en Algérie et la Libye connaît une situation chaotique. Et le grand problème, c'est qu'on constate ces derniers temps le déploiement d'un certain nombre de stratégies régionales principalement de la part de l'Algérie et de l'Egypte qui sont en train de pousser vers l'annulation des accords de Skhirat que même certains pays européens sont prêts à renégocier ou à revoir ».
Il convient, par ailleurs, de rappeler que dans son intervention devant la 14ème réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres du Dialogue en Méditerranée occidentale tenue dimanche à Alger, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita a réitéré l'attachement du Maroc à un Dialogue 5+5 « ouvert, franc, inclusif et opérationnel ».
Concernant le volet de la jeunesse et de l'emploi, le ministre s'est dit convaincu que la Méditerranée occidentale peut être le «catalyseur d'une croissance partagée, et le réceptacle d'une gestion intégrée de la question de la jeunesse, dans ses dimensions économique et sociale certes, mais aussi culturelle et humaine».
Pour cette raison, il a présenté officiellement la proposition du Maroc d'une Conférence ministérielle 5+5 dédiée, et offert de l'accueillir en faisant observer que cette conférence serait destinée à s'entendre sur un «Agenda régional pour la jeunesse» articulé par projets concrets et novateurs.
S'agissant du développement économique et social inclusif et partagé, il a mis l'accent sur le «contraste invraisemblable» entre l'intégration économique au Nord et au Sud de la Méditerranée occidentale, précisant que si les partenaires du Nord se caractérisent par une forte intégration économique (plus de 70%), au Sud, en revanche, les pays du Maghreb forment l'une des régions les moins intégrées du monde (moins de 5%).
«L'écart entre les deux rives est, donc, réel. Mais, le gap au sein même de la rive Sud est désolant», a déploré le chef de la diplomatie marocaine, ajoutant que cette situation «nous appelle à un engagement plus fort, pour une approche novatrice, inclusive et durable en matière de développement des échanges, d'investissement et d'emploi».
«La question de l'intégration économique au Sud est d'autant plus problématique, en raison de la fermeture des frontières qui bloque structurellement l'essor de la région», a-t-il encore dit.
Dans ce sens, le Maroc, a fait observer Nasser Bourita, est engagé dans une dynamique d'optimisation de son modèle de développement, notant que «la conviction du Royaume est que ce n'est pas par le statu quo ou par le protectionnisme que l'on pourra atteindre le développement économique».
Il a, en outre, mis en exergue la politique d'ouverture humaniste et solidaire voulue par le Souverain en matière migratoire, avec le lancement, depuis 2013, de deux campagnes de régularisation de migrants, soulignant, à cet égard, le rôle prépondérant joué par le Royaume au niveau africain, avec le mandat confié à SM le Roi en tant que leader en matière de migration par la présidence de l'UA.
En effet, a-t-il indiqué, le Maroc compte présenter au prochain Sommet de l'UA, à la fin de ce mois, une vision pour un Agenda africain pour la migration, fruit d'un large processus de consultation interafricain mené par le Maroc au cours de ces derniers mois.
Après avoir mis l'accent sur la coopération fructueuse en matière migratoire avec plusieurs pays du Dialogue 5+5, notamment l'Espagne et la France, Nasser Bourita a indiqué que le Maroc accueillera en décembre 2018 la 1ère Conférence internationale du Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière.
Concernant le fléau du terrorisme, le ministre a estimé que la montée du terrorisme et des manifestations violentes de l'extrémisme résultant de la radicalisation et du recrutement de nombreux citoyens du bassin de la Méditerranée par des groupes terroristes et leur départ vers les foyers de tension menacent la sécurité et la stabilité des pays de la région.


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