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Le Rapporteur de l'ONU appelle à une amnistie de prisonniers en Corée du Nord
Publié dans Libération le 08 - 06 - 2018

Le Rapporteur de l'ONU sur la Corée du Nord a appelé jeudi Pyongyang à une "amnistie" pour libérer "graduellement" des "centaines de prisonniers" dans le contexte de la tenue du sommet historique entre le dirigeant nord-coréen et le président américain Donald Trump.
"Une proposition concrète du point de vue des droits de l'Homme dans le contexte de ces négociations, c'est que le gouvernement de la RPDC (République populaire démocratique de Corée du Nord, nom officiel de la Corée du Nord, ndlr), accorde une amnistie générale pour libérer des centaines de prisonniers", a déclaré M. Tomas Ojea Quintana, en conférence de presse à Genève.
"Ce serait un signal très important de la part du gouvernement" en matière d'engagement envers les droits de l'Homme de l'ONU, a-t-il ajouté.
Il a ainsi estimé que cette libération constituerait "un geste concret en faveur de ceux qui sont arrêtés arbitrairement dans le pays", soulignant notamment l'absence d'état de droit en Corée du Nord.
Le Rapporteur, qui est mandaté par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU mais qui n'a pas eu le feu vert de Pyongyang pour visiter le pays, a indiqué ne pas savoir personnellement combien de prisonniers sont détenus en Corée du Nord, mais il a cité un rapport d'une commission d'enquête de l'ONU affirmant il y a 4 ans qu'il y a entre 80.000 à 120.000 prisonniers politiques dans des camps.
M. Ojea Quintana a expliqué qu'il était un homme "raisonnable" et que le processus de libération des prisonniers pouvait se faire "graduellement".
Cet appel intervient à quelques jours du sommet entre Donald Trump et Kim Jong Un, qui doit se tenir le 12 juin à Singapour.
Le Rapporteur a indiqué qu'il voyait ce sommet d'un "bon oeil" et souligné que ce "processus" devait prendre en compte les droits de l'Homme, un appel qu'il a déjà lancé à plusieurs reprises ces derniers mois.
"Je ne suis pas en train de dire que si les questions des droits de l'Homme ne sont pas abordées lors du prochain sommet, il y aura un problème sérieux", a affirmé jeudi M. Quintana.
Mais, a-t-il dit, "à un moment donné, que cela soit au prochain sommet ou lors d'une autre réunion, il est très important que les droits de l'Homme soient soulevés parce que sinon ce sera un problème pour élaborer un accord durable avec la RPDC en ce qui concerne la dénucléarisation".
Durant la conférence de presse, l'expert argentin a également appelé la communauté internationale à se pencher sur l'avenir des sanctions économiques fixées par le Conseil de sécurité, car elles "peuvent avoir un effet préjudiciable" sur la population.
"Je ne demande pas que les sanctions soient levées à ce stade (...) mais je suis préoccupé par l'impact des sanctions", a-t-il affirmé, faisant valoir que les sanctions nuisent à la réalisation des "progrès" dans le domaine des droits économiques, sociaux et culturels.
L'expert a expliqué ne pas savoir quelle était la bonne "formule", mais a évoqué l'idée d'"exemptions temporaires".
Il a par ailleurs appelé la communauté internationale à plus de générosité pour financer l'aide humanitaire en Corée du Nord, indiquant que l'ONU n'avait reçu pour l'instant que 4 millions de dollars (3,4 millions d'euros) sur les 12 millions demandés pour 2018.
"La situation est assez critique", a-t-il dit.
Le rapporteur spécial a conclu en demandant une nouvelle fois aux autorités de Pyongyang de lui permettre d'effectuer une visite en RPDC.


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