Sahara : Vers l'ancrage de la position américaine ?    La loi sur les signatures électroniques désormais opérationnelle [Document]    Etats-Unis : Joe Biden a prêté serment    Evolution du coronavirus au Maroc : 1152 nouveaux cas, 4 62. 542 au total, mercredi 20 janvier 2021 à 18 heures    HCP : La confiance des ménages toujours en berne    Accord sur l'organisation de la 24ème assemblée générale de l'OMT à Marrakech : La signature est prévue début février    Comité des représentants permanents de l'UA : Le Maroc présent à la 41ème session ordinaire    Le RNI convoque son «parlement»    Détournement de fonds publics : Enquête judiciaire à l'encontre d'un policier à Beni Mellal    L'émission «Ahssan Pâtissier» débarque sur 2M    Le Roi Mohammed VI reçoit le ministre émirati des Affaires étrangères et de la Coopération internationale    Le poison de « la vérité alternative »    Etats-Unis : Donald Trump fait ses adieux    Giuseppe Conte, l'illustre inconnu de l'échiquier politique italien    Anasse Bari: Gagner les élections dans un monde propulsé par l'IA est un "jeu de chiffres" qui se déroule sur les médias sociaux    Distinction du tandem marocain du FC Séville    Mondial des clubs : Un adversaire arabe pour le Bayern au dernier carré    Réunion de la Fédération Royale marocaine de basketball: Le Cinq national et les préparatifs au lancement des championnats à l' ordre du jour    Le portefeuille de BMCE Capital Research tire son épingle du jeu en 2020    Le Maroc dénonce le dévoiement des décisions du Sommet extraordinaire de l'UA par l'Afrique du Sud    Cher vaccin, cesse de nous faire languir !    Abdelkrim Meziane Belfkih: Le taux de reproduction de la Covid-19 se stabilise à 0,88    L'Italie prendra des actions en justice contre Pfizer    Nexans inaugure une nouvelle usine à Nouaceur    Netflix dépasse les 200 millions d'abonnés payants dans le monde    Chauffe-eau : Le tueur silencieux a fait 9 morts    El Guergueret : L'hommage du Groupe Sentissi    Casablanca : Une collecte de dons lancée en faveur des migrants sans-abri    Groupe Renault. Un bilan 2020 positif malgré la crise    Coronavirus : le SIAM 2021 annulé    Honorable distinction d'un militant amazigh     Nécessité d'approfondir la connaissance du risque    Les autorités publiques «rejettent catégoriquement» le chapitre consacré au Maroc    Transformation digitale : Marjane Holding passe à la vitesse supérieure    Mondial de handball: Le Maroc quitte la compétition    Il prend la tête du groupe C: Le Maroc débute par un petit succès sur le Togo    Angleterre: Leicester enfonce Chelsea, Lampard en danger    L'équipe nationale en stage de préparation à Maâmora    La pandémie a mis à nu les fragilités de l'OMS    Une démocratie, comme les auatres...    Marrakech : 1ère exposition de l'événement culturel «EX. Art contemporain»    «L'Homme qui a Vendu sa Peau» et l'acteur Sami Bouajila primés    CHAN : La Zambie et la Guinée vainqueurs de la Tanzanie et de la Namibie    Economie du web : l'effet Covid se fait ressentir    Edito: Le maire doit partir    L'épouse d'El Ghomari se confie sur 2M    La promotion des provinces du Sud dans l'agenda du Réseau Maroco-Américain    Paru chez l'édition La Croisée des Chemins : «Le Secret de la Lettre» : Mohamed Ennaji porte un regard sur l'école coranique d'hier    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La présidentielle en RDC inquiète l'ONU et l'Union africaine
Publié dans Libération le 21 - 07 - 2018

Le Conseil de sécurité des Nations unies et le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine ont exprimé jeudi leur inquiétude "quant aux défis à relever pour renforcer la confiance dans le processus" électoral en République démocratique du Congo (RDC).
Le chef de l'Etat avait promis un peu plus tôt devant le Parlement que l'élection présidentielle aurait lieu comme prévu le 23 décembre, sans préciser s'il comptait se présenter.
Joseph Kabila, auquel la Constitution interdit de briguer un troisième mandat, s'est jusqu'ici refusé à exclure une candidature et certains membres de son entourage ont avancé récemment un argument juridique qui, selon eux, l'autoriserait à entrer en lice. Il reste un peu moins de trois semaines pour faire acte de candidature.
Le mandat de Joseph Kabila, qui a succédé à son père Laurent après son assassinat en 2001, devait s'achever le 19 décembre 2016, mais l'élection de son successeur a été repoussée à plusieurs reprises, officiellement faute de moyens financiers. Son refus de quitter le pouvoir a provoqué des violences l'an dernier qui ont fait des dizaines de morts.
Outre le maintien de l'échéance, il a annoncé jeudi que le scrutin serait financé entièrement par l'Etat, afin d'éviter le "chantage" des puissances étrangères, qui se sont indignées de ses reports successifs.
La RDC n'a pas de leçons à recevoir "de ceux qui ont assassiné la démocratie dans ce pays et ailleurs", a-t-il souligné, évoquant l'appui dont Mobutu Sese Seko a bénéficié après le renversement et l'assassinat de Patrice Lumumba en 1961.
Dans une déclaration commune, le Conseil de sécurité de l'ONU et le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, qui se sont réunis jeudi à New York, appellent "à continuer à rejeter toute forme de violence, à faire preuve de la plus grande retenue dans leurs actions et déclarations, afin de ne pas enflammer la situation et de régler leurs différends pacifiquement".
Le discours de Kabila était très attendu par la classe politique congolaise et les partenaires de la RDC qui espéraient que le chef de l'Etat dirait un mot sur son avenir politique.
Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait indiqué que Kabila allait annoncer une série de "décisions importantes".
"Ce ne sont ni les accusations gratuites et infondées, ni les pressions et menaces inconsidérées, des sanctions arbitraires et injustes qui nous détourneront de la voie que nous nous sommes tracée nous-mêmes, volontairement et librement", a dit M. Kabila. "Aujourd'hui, notre modèle démocratique a fait ses preuves et ceux qui tentaient de s'improviser en donneurs de leçon l'ont bien compris: la République démocratique du Congo, n'ayant jamais donné de leçon à personne, (elle) n'est pas disposée d'en recevoir dans ce domaine. Et surtout pas de la part de ceux qui ont assassiné la démocratie dans ce pays et ailleurs".
"N'en déplaise à ceux qui ne voient que ce qui reste à faire et non ce qui a été fait", a-t-il lancé sous les acclamations de ses partisans.
Le parti historique de l'opposition (Union pour la démocratie et le progrès social) a promis "une réaction musclée demain (vendredi)" contre M. Kabila, a indiqué son porte-parole, Augustin Kabuya.
L'ancienne colonie belge n'a connu aucune alternance pacifique depuis l'indépendance, acquise en 1960.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.