Regragui - Masina Depuis le début de la CAN, une partie des médias français et des tweetophiles, souvent en manque de matière et ravis de trouver dans le Maroc un sujet qui fait réagir, multiplient les débats et polémiques autour des performances des Lions de l'Atlas. Victoire après victoire, le même refrain revient : celui d'un arbitrage prétendument favorable, brandi comme principal argument pour tenter de relativiser, voire discréditer, les succès marocains. Chaque match du Maroc devient ainsi prétexte à l'analyse arbitrale plutôt qu'à la lecture sportive. Les plateaux s'animent, les ralentis s'enchaînent, et la performance collective passe parfois au second plan. Une obsession qui finit par lasser, y compris au sein du staff marocain. Interrogé à ce sujet en conférence de presse, Walid Regragui n'a pas caché son agacement. Le sélectionneur national a répondu avec fermeté, chiffres et vécu à l'appui, balayant l'idée d'un quelconque favoritisme. « On a des avantages ? Moi, j'ai vu plutôt des penalties qui auraient pu être sifflés pour nous. Moi, jamais, je ne parle de l'arbitrage. En Côté d'Ivoire, un penalty n'avait pas été sifflé pour nous contre l'Afrique du Sud. J'avais été suspendu sans aucune raison en Côte d'Ivoire. Les gens veulent dire que le Maroc gagne avec des avantages. Ce n'est pas le cas, on gagne sur le terrain. Les statistiques nous donne meilleur que les autres. On se créé plus d'opportunités. Aucun but n'a été retiré à aucune équipe. Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. Le Maorc est l'équipe à battre donc on va essayer de trouver les raisons pour dire qu'on est avantagé. Le seul avantage, c'est de jouer devant 67 000 personnes. Le reste, on parle sur le terrain ? Le Cameroun a fait son match mais est tombé sur meilleur que lui je pense. Je pense qu'on mérite notre victoire. » Au-delà de la polémique, le message est clair : le Maroc ne demande aucun traitement de faveur. Les Lions de l'Atlas assument leur statut, construisent leurs succès sur le terrain et imposent leur loi par le jeu, l'intensité et l'efficacité. Si débat il doit y avoir, Regragui le recentre là où il estime qu'il doit se tenir : sur la pelouse, et nulle part ailleurs. Dans un tournoi où le Maroc est désormais perçu comme l'équipe à battre, chaque victoire sera scrutée, disséquée, parfois contestée. Une réalité que le staff marocain semble avoir intégrée, préférant répondre par le football plutôt que par les polémiques.