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La FIFA se montrera «extrêmement ferme» en cas d'actes racistes
Publié dans Lions De l'Atlas le 28 - 11 - 2017

La lutte contre les actes discriminatoires ou racistes « est une de nos grandes priorités », a déclaré, ce lundi 27 novembre, Gianni Infantino, le président de la FIFA, dans un enregistrement vidéo.
Le championnat russe a souvent été le théâtre d'actes racistes envers les joueurs étrangers.
Gianni Infantino l'assure, la FIFA se montrera « extrêmement ferme » en cas d'actes discriminatoires ou racistes lors du Mondial 2018 en Russie. Au point de rappeler que les arbitres pourraient aller jusqu'à « interrompre voire mettre fin » à un match. Visiblement, la lutte contre le racisme est une priorité pour la FIFA. Gianni Infantino souhaite « un Mondial du fair-play sur et en dehors du terrain ». Les autorités russes assurent avoir pris le problème à bras le corps alors que le pays accueillera la Coupe du monde du 14 juin au 15 juillet prochain.
Hulk victime de racisme durant presque tous ses matches en Russie
Sur les terrains russes, le racisme a souvent été à la Une. Les incidents se sont souvent répétés. En juillet 2015, l'attaquant brésilien du Zenit Saint-Pétersbourg Hulk affirmait en être victime « à presque tous les matches en Russie ». Son compatriote Roberto Carlos avait été en 2012 visé à deux reprises par des jets de banane. A l'époque, Vitaly Mukto, ministre des Sports, soulignait que le racisme dans le football n'était pas spécifique à la Russie. « C'est une honte », avait même commenté en 2015 Hulk, à l'époque l'une des plus grandes stars jouant en Russie, après un nouvel incident visant le milieu de terrain ghanéen Emmanuel Frimpong.
Frimpong avait été expulsé après avoir réagi avec virulence à des injures racistes, lors d'une rencontre de championnat. Sa plainte pour racisme avait été jugée irrecevable par la commission de discipline de la Fédération de football russe. Et il n'a pas eu le soutien de son club.
En décembre 2013, une « loi sur les supporters » avait été votée en Russie. Celle-ci sanctionnait toute incitation à la haine, à la violence ou au racisme. L'arsenal jurique prévoyait même une peine pouvant aller jusqu'à 7 ans d'interdiction de stade. « Les autorités ont commencé à s'attaquer au racisme très récemment. Il y a cinq ans, c'était l'impunité, elles ne s'en souciaient pas », avait fait remarquer Alexander Verkhovsky de l'ONG anti-raciste SOVA.
« Cela vient du fait que c'est un pays très peu cosmopolite »
En 2014, l'international gabonais Guelor Kanga qui jouait au FC Rostov avait été condamné à trois matches de suspension pour avoir répondu par un doigt d'honneur à des cris de singe, proférés à son encontre, par des supporters du Spartak Moscou. Un doigt d'honneur est-il plus grave que des actes racistes ? Il avait dû s'acquitter d'une amende pour « geste insultant envers les fans ». De son côté, le Spartak Moscou avait été condamné pour « cris insultants de la part des supporters ».
Quelques semaines auparavant, Christopher Samba, ex-international du Congo-Brazzaville, formé en France, avait été suspendu pour deux matches dans des circonstances similaires. « Il y a toujours quelques imbéciles qui ne comprennent pas que la couleur ne fait pas de différence. Ce sont des gens qui ne sont jamais sortis de chez eux. En Russie, il y a quand même beaucoup plus de racisme qu'autre part. Mais je pense que ça vient du fait que c'est un pays très peu cosmopolite », avait-il déclaré en 2014 à SO FOOT. Le nouveau joueur d'Aston Villa en Angleterre avait ajouté : « Si j'évite de trop sortir avec ma femme et mes enfants, c'est par rapport aux regards des gens... Je n'ai pas envie qu'on me regarde comme ça... »
Yaya Touré, victime de chants hostiles
L'Ivoirien Yaya Touré, victime de chants hostiles dans l'Arena CSKA en 2013, avait appelé les joueurs noirs à boycotter ce Mondial, « si les choses n'évoluent pas, nous n'irons pas en Russie ». En 2015, un rapport de l'ONG Football Against Racism in Europe (FARE) avait dressé un état des lieux accablant. Entre mai 2012 et mai 2014, FARE avait identifié 99 comportements racistes ou d'extrême-droite et 21 agressions à caractère raciste dans les stades russes.
Le football russe a longtemps été terni par des incidents racistes répétés visant les joueurs étrangers. Et les responsables sportifs ainsi que les arbitres ont souvent été accusés de ne pas prendre ce problème au sérieux. Ce rappel à l'ordre de la FIFA suffira-t-il en l'endiguer une bonne fois pour toutes ?
Le championnat russe a souvent été le théâtre d'actes racistes envers les joueurs étrangers.
Gianni Infantino l'assure, la FIFA se montrera « extrêmement ferme » en cas d'actes discriminatoires ou racistes lors du Mondial 2018 en Russie. Au point de rappeler que les arbitres pourraient aller jusqu'à « interrompre voire mettre fin » à un match. Visiblement, la lutte contre le racisme est une priorité pour la FIFA. Gianni Infantino souhaite « un Mondial du fair-play sur et en dehors du terrain ». Les autorités russes assurent avoir pris le problème à bras le corps alors que le pays accueillera la Coupe du monde du 14 juin au 15 juillet prochain.
Hulk victime de racisme durant presque tous ses matches en Russie
Sur les terrains russes, le racisme a souvent été à la Une. Les incidents se sont souvent répétés. En juillet 2015, l'attaquant brésilien du Zenit Saint-Pétersbourg Hulk affirmait en être victime « à presque tous les matches en Russie ». Son compatriote Roberto Carlos avait été en 2012 visé à deux reprises par des jets de banane. A l'époque, Vitaly Mukto, ministre des Sports, soulignait que le racisme dans le football n'était pas spécifique à la Russie. « C'est une honte », avait même commenté en 2015 Hulk, à l'époque l'une des plus grandes stars jouant en Russie, après un nouvel incident visant le milieu de terrain ghanéen Emmanuel Frimpong.
Frimpong avait été expulsé après avoir réagi avec virulence à des injures racistes, lors d'une rencontre de championnat. Sa plainte pour racisme avait été jugée irrecevable par la commission de discipline de la Fédération de football russe. Et il n'a pas eu le soutien de son club.
En décembre 2013, une « loi sur les supporters » avait été votée en Russie. Celle-ci sanctionnait toute incitation à la haine, à la violence ou au racisme. L'arsenal jurique prévoyait même une peine pouvant aller jusqu'à 7 ans d'interdiction de stade. « Les autorités ont commencé à s'attaquer au racisme très récemment. Il y a cinq ans, c'était l'impunité, elles ne s'en souciaient pas », avait fait remarquer Alexander Verkhovsky de l'ONG anti-raciste SOVA.
« Cela vient du fait que c'est un pays très peu cosmopolite »
En 2014, l'international gabonais Guelor Kanga qui jouait au FC Rostov avait été condamné à trois matches de suspension pour avoir répondu par un doigt d'honneur à des cris de singe, proférés à son encontre, par des supporters du Spartak Moscou. Un doigt d'honneur est-il plus grave que des actes racistes ? Il avait dû s'acquitter d'une amende pour « geste insultant envers les fans ». De son côté, le Spartak Moscou avait été condamné pour « cris insultants de la part des supporters ».
Quelques semaines auparavant, Christopher Samba, ex-international du Congo-Brazzaville, formé en France, avait été suspendu pour deux matches dans des circonstances similaires. « Il y a toujours quelques imbéciles qui ne comprennent pas que la couleur ne fait pas de différence. Ce sont des gens qui ne sont jamais sortis de chez eux. En Russie, il y a quand même beaucoup plus de racisme qu'autre part. Mais je pense que ça vient du fait que c'est un pays très peu cosmopolite », avait-il déclaré en 2014 à SO FOOT. Le nouveau joueur d'Aston Villa en Angleterre avait ajouté : « Si j'évite de trop sortir avec ma femme et mes enfants, c'est par rapport aux regards des gens... Je n'ai pas envie qu'on me regarde comme ça... »
Yaya Touré, victime de chants hostiles
L'Ivoirien Yaya Touré, victime de chants hostiles dans l'Arena CSKA en 2013, avait appelé les joueurs noirs à boycotter ce Mondial, « si les choses n'évoluent pas, nous n'irons pas en Russie ». En 2015, un rapport de l'ONG Football Against Racism in Europe (FARE) avait dressé un état des lieux accablant. Entre mai 2012 et mai 2014, FARE avait identifié 99 comportements racistes ou d'extrême-droite et 21 agressions à caractère raciste dans les stades russes.
Le football russe a longtemps été terni par des incidents racistes répétés visant les joueurs étrangers. Et les responsables sportifs ainsi que les arbitres ont souvent été accusés de ne pas prendre ce problème au sérieux. Ce rappel à l'ordre de la FIFA suffira-t-il en l'endiguer une bonne fois pour toutes ?


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