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Santé. Fin des chèques, début du changement
Publié dans L'observateur du Maroc le 30 - 04 - 2025

Le Maroc avance résolument vers une refonte en profondeur de son système de santé. Le mardi 29 avril 2025, à l'occasion d'une séance de questions orales au Conseil des conseillers, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, a dressé un un large panorama des réformes engagées dans le secteur. Objectif : construire un système de santé robuste, équitable et digne des attentes des Marocains.
Vers la fin des chèques de garantie dans les cliniques
C'est un fléau qui persiste malgré son illégalité : la pratique des chèques de garantie exigés aux patients dans certaines cliniques privées. Amine Tahraoui a été catégorique. « La loi est claire, cette pratique est interdite », a-t-il rappelé, citant l'article 75 de la loi 131.13 sur l'exercice de la médecine, ainsi que les articles 316 du Code de commerce et 544 du Code pénal.
Pour faire appliquer la loi, le ministère a musclé son dispositif de contrôle. Un programme annuel d'inspections couvre désormais l'ensemble des cliniques privées, avec une vigilance particulière sur le respect des règles de facturation, de tarification et des obligations liées à l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO). Toute infraction constatée fait l'objet de sanctions, pouvant aller jusqu'à l'exclusion des cliniques concernées des conventions avec la CNSS ou les compagnies d'assurance.
Afin de mieux détecter ces pratiques parfois dissimulées, le ministère a également mis en place une plateforme électronique de signalement des infractions : www.chikayasante.ma. « Chaque plainte est prise au sérieux, fait l'objet d'une enquête sur le terrain, et peut conduire à des poursuites judiciaires », a souligné le ministre, qui compte aussi sur l'entrée en activité prochaine de la Haute Autorité de la Santé pour renforcer les contrôles.
Ressources humaines : un effort massif et ciblé
La pénurie de personnel médical, longtemps dénoncée, semble en voie d'être résorbée. Le ministre a mis en avant les résultats tangibles de la convention-cadre de 2022, dotée de plus de 3 milliards de dirhams, pour booster la formation et le recrutement dans le secteur.
Entre 2022 et 2024, les capacités pédagogiques des instituts et facultés de médecine ont connu une expansion spectaculaire : +206 % pour les licences, +353 % pour les masters. À cela s'ajoutent la création de nouvelles structures à Errachidia, Béni Mellal, Guelmim, et même une annexe à Zagora.
Côté recrutement, le nombre de postes budgétaires pour les cadres de santé atteindra 6 500 en 2025, dont 60 % pour les paramédicaux. Une approche régionale a été adoptée, avec des affectations prioritaires dans les zones sous-dotées, comme Azilal, Al Hoceïma ou Tinghir.
Une nouvelle carte sanitaire pour une meilleure équité territoriale
La réforme du système de santé passe aussi par une meilleure répartition géographique de l'offre de soins. À ce titre, le ministre a annoncé une mise à jour de la carte sanitaire nationale et régionale, fondée sur des données démographiques et épidémiologiques actualisées.
Ce chantier, piloté dans le cadre de la loi-cadre 06.22, vise à garantir l'équité territoriale, renforcer la gouvernance régionale et améliorer le parcours de soins des patients. Il est soutenu par la montée en puissance des Groupements Sanitaires Territoriaux (GST), qui auront la responsabilité d'adapter l'offre de soins aux besoins de chaque région.
Un partenariat public-privé structuré et élargi
Enfin, Amine Tahraoui a réaffirmé l'importance d'un partenariat équilibré entre les secteurs public et privé. « C'est un levier fondamental pour réussir la réforme », a-t-il déclaré. Ce partenariat repose désormais sur quatre piliers structurants : une gouvernance renforcée, la valorisation du capital humain via le nouveau statut de la « fonction santé », la réhabilitation de l'offre publique de soins, et la création d'un système d'information intégré incluant le dossier médical partagé.
La loi-cadre 22.06 ouvre la voie à de nouveaux mécanismes de contractualisation, d'achat de prestations, et d'investissements conjoints. Une dynamique qui vise à faire du système de santé un secteur moderne, inclusif et résilient.
En gros, l'ambition est claire: hisser le Maroc au niveau des standards internationaux à l'horizon 2030. Avec un objectif de 45 professionnels de santé pour 10 000 habitants (contre 17,4 en 2022), le Royaume entend construire un système de santé à la fois performant, équitable et ancré dans les territoires.


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