La dernière résolution du Conseil de sécurité continue de susciter de fortes réactions au sein des élites africaines. Pour François Louncény Fall, ancien Premier ministre de la République de Guinée, il ne fait plus aucun doute : « La reconnaissance de la marocanité du Sahara constitue une avancée significative et une décision pleinement justifiée ». Un message clair, prononcé en marge de sa troisième participation aux MEDays. Pour l'ex-chef de gouvernement guinéen, la résolution adoptée par le Conseil de sécurité consacre « la solution idéale » et reflète l'évolution naturelle d'un dossier longtemps enferré dans des ambiguïtés. « Mon pays a toujours soutenu les positions du Maroc », rappelle-t-il, estimant que cette décision internationale vient confirmer une réalité largement actée sur le terrain. François Louncény Fall parle d'expérience. Ayant travaillé à Laâyoune avec la Minurso au sein de la commission d'identification, il dit avoir mesuré, années après années, la transformation profonde de la région. « Les progrès accomplis à Laâyoune, Dakhla, Smara ou Boujdour sont tout simplement incroyables », confie-t-il, saluant « la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI ». Pour lui, le Sahara marocain est devenu un espace de développement et de stabilité, un modèle régional. Si l'ancien Premier ministre guinéen insiste sur la question du Sahara, il souligne également la pertinence du thème des MEDays 2025 : fractures mondiales et polarisation croissante. « Avec tout ce qui se passe dans le monde aujourd'hui, il est essentiel que nous, Africains, puissions nous positionner », insiste-t-il. Dans un contexte géopolitique tendu, marqué par des rivalités multidimensionnelles, François Louncény Fall appelle les pays africains à jouer un rôle actif dans la recherche de solutions. « Nous devons être des acteurs, pas seulement des observateurs », plaide-t-il, évoquant les crises, les tensions géopolitiques et les bouleversements technologiques qui redessinent la planète. Pour Louncény Fall, l'Afrique ne peut se permettre de rester en retrait alors que les grands équilibres mondiaux se recomposent. « Les fractures actuelles exigent que nous apportions des réponses, ensemble avec la communauté internationale », dit-il. Il voit dans les MEDays une plateforme essentielle pour penser ces nouvelles dynamiques.