La ville de Casablanca intègre officiellement le Réseau mondial des villes apprenantes de l'UNESCO. La métropole rejoint ainsi le cercle international de collectivités engagées dans la promotion de l'éducation à tous les âges. Cette confirmation intervient dans un contexte où le Maroc renforce progressivement sa présence au sein des initiatives éducatives portées par les Nations unies. En décembre dernier, Casablanca et Oujda ont été toutes les deux accueillies par l'UNESCO parmi les 72 membres nouvellement désignés au sein du Réseau mondial des villes apprenantes. Levier Avec la confirmation de son adhésion, Casablanca décroche la reconnaissance internationale distinguant les villes plaçant l'apprentissage tout au long de la vie au cœur de leurs politiques publiques. Ces dernières couvrent des champs variés, allant de l'éducation formelle et non formelle à la formation professionnelle, en passant par la culture, l'inclusion sociale, l'employabilité, le numérique et l'innovation. Pour Casablanca, cette adhésion constitue un levier stratégique. "La municipalité entend s'appuyer sur cette appartenance pour renforcer ses programmes de formation, soutenir la jeunesse et les femmes, améliorer l'accès au savoir dans les quartiers et développer des initiatives ciblées en faveur des populations vulnérables", indique un communiqué de la Commune de Casablanca. « L'intégration de Casablanca au Réseau mondial des villes apprenantes de l'UNESCO constitue une étape importante pour notre ville. Elle confirme notre volonté de faire de l'éducation et de la connaissance un levier central de développement humain, de cohésion sociale et d'attractivité territoriale », déclare Nabila Rmili, la Maire de Casablanca. Coopération Au-delà de la valeur symbolique, cette admission ouvre de nouvelles perspectives de coopération internationale et d'échanges de bonnes pratiques avec de nombreuses villes à travers le monde. « Casablanca pourra ainsi partager ses expériences, bénéficier d'initiatives internationales et participer à des projets conjoints visant à améliorer l'accès à l'éducation, à développer les compétences des habitants et à préparer la transition vers une économie fondée sur le savoir et l'innovation », ajoute la même source. Rappelons que l'UNESCO sélectionne les adhérents de ce réseau « en reconnaissance de leur engagement hors du commun à faire du droit à l'éducation pour tous et à tout âge une réalité au niveau local ». Selon l'organisation onusienne, les villes apprenantes transforment l'ensemble de l'espace urbain en environnement éducatif : rues, bibliothèques, lieux de travail, musées, espaces publics et foyers deviennent autant de cadres propices à l'acquisition de connaissances et à l'innovation. Elles favorisent la reconversion professionnelle, l'alphabétisation des adultes, l'adaptation aux technologies émergentes, notamment l'intelligence artificielle, et l'esprit d'entreprise.