Les deux parties ont discuté de la question de l'indépendance kabyle. Ferhat Mehenni et ses accompagnateurs ont sollicité la reconnaissance internationale de la République fédérale de Kabylie. Ces rencontres ont notamment permis des échanges avec Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, et son prédécesseur, Mario Beaulieu, au cours desquels le contexte historique et politique de la revendication d'autodétermination a été présenté. La délégation a accusé les autorités algériennes de répression depuis 1962 et a condamné la désignation du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie comme « organisation terroriste », y voyant une criminalisation de l'activisme pacifique. Des témoignages ont été présentés concernant le harcèlement des militants, et les problèmes des feux de forêt récurrents. L'exploitation de la mine de zinc de Tala Hamza et de ses conséquences environnementales ont également été soulevés. À l'issue des rencontres, il a été convenu de poursuivre le dialogue, une démarche visant à intégrer la question kabyle aux débats parlementaires et internationaux.