Ce financement permettra l'aménagement et le bitumage de la section Ngoura II – Yokadouma, longue de 156 kilomètres, sur l'axe stratégique Bertoua-Batouri-Ngoura II – Yokadouma – Moloundou – frontière du Congo. "Cette opération illustre l'engagement constant du Groupe à soutenir le Cameroun dans la transformation structurelle de son économie. En améliorant la connectivité de la région de l'Est et son intégration aux corridors frontaliers, nous contribuons à libérer le potentiel productif et à renforcer l'intégration régionale en Afrique centrale », a déclaré Léandre Bassolé, directeur général du Groupe pour l'Afrique centrale. Au-delà de ses impacts économiques, le programme constitue un levier de cohésion sociale, de réduction des disparités territoriales et de prévention des fragilités sécuritaires dans une région particulièrement enclavée. La construction de cette route répond à trois priorités majeures : désenclaver la région de l'Est et renforcer l'intégration régionale en reliant le Congo voisin, créer des emplois et renforcer l'inclusion socio-économique, notamment pour les jeunes, les femmes et les minorités vulnérables et promouvoir le secteur privé, la durabilité environnementale et la résilience climatique. La mise en œuvre du programme devrait générer au moins 2 500 emplois directs et indirects. La nouvelle infrastructure routière, praticable toute l'année, facilitera les échanges entre zones de production et centres de commercialisation, réduira les coûts de transport et améliorera durablement les conditions de vie des populations ainsi que la compétitivité des opérateurs économiques. La région de l'Est, la plus vaste du Cameroun avec 109 000 km2 (soit près de 23 % du territoire national), affiche un taux de bitumage d'environ 6,25 % et une densité routière de 0,70 km pour 1 000 habitants, freinant le développement du potentiel productif local et du secteur privé. Depuis 2015, le Groupe de la Banque africaine de développement soutient le secteur des transports au Cameroun à travers plusieurs projets visant à améliorer le réseau routier national, notamment dans les régions de l'Adamaoua, du Nord, de l'Extrême-Nord, du Nord-Ouest, du Littoral et du Sud. Le portefeuille actuel comprend neuf projets actifs pour un engagement financier total d'environ 1,19 milliard d'euros.