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La belle moisson
Publié dans L'observateur du Maroc le 14 - 01 - 2010


Difficile d’énumérer toutes les belles surprises plastiques de l’année ou de faire le tour des institutions culturelles, des espaces des Instituts du même nom et des galeries marocaines, de plus en plus nombreuses en ces temps de crise. Ce qu’on propose ici n’est qu’un aperçu subjectif. 2009 a été une riche année. Avec des révélations et quelques solides retours. Des résidences aussi, comme celles entreprises par l’espace FJ. On cite, entre autres, l’originalité de l’approche de Meryem El Alj dont l’atelier a fait corps avec l’exposition. Après une longue résidence, l’artiste a continué à travailler pendant l’accrochage, offrant ainsi une atmosphère de proximité rare avec le public. Une sorte d’installation où l’artiste est restée active jusqu’au bout. Meryem El Alj a étonné par un travail nouveau sur les formes et les couleurs, en usant de tous les formats. L’autre surprise est venue de Monia Abdelali à la galerie Shart. Une heureuse fraîcheur, le pop art ressuscité. La fête aux couleurs, un discours cohérent, un ton dénonciateur, un humour décapant. Tout à l’image de l’artiste qui ne tient pas en place. Monia Abdelali est une bombe prête à exploser à tout moment. Chez elle, ça bouillonne et ça doit sûrement continuer pendant le sommeil. Le coup de cœur suivant, c’est Florence Arnold qui le signe. Ses expositions à Essaouira puis à Casablanca sont un éblouissement des sens. Le corps comme on l’a rarement perçu. Ses toiles dégagent de la pureté, le geste est celui du funambule qui a tout le temps peur du contact avec le sol. Ce qui le maintient en équilibre en donnant des sueurs à son public qui finit par applaudir à tout rompre. A la galerie Atelier 21, deux installateurs ont enchanté, par leur originalité comme par une imagination quasi déroutante. Deux univers qui se touchent tout en s’éloignant. Mohamed El Baz et Hassan Darsi sont, pour ainsi dire, des artistes contemporains au langage savamment cru. Des porteurs de leçons, des donneurs d’espoir. Il y a eu aussi (ça se poursuit jusqu’à la mi janvier à la galerie FJ) la surprenante exposition-installation de Guy Limone. Ce voyageur né, photographe pour mieux compliquer le CV, est un témoin incorrigible de tout ce qui bouge. Pluriel aussi. Son travail n’a pas de frontières. Avec «Loune dial hna» comme thème d’exposition, il raconte le Maroc qu’il a photographié, fréquenté, aimé ou pas. Artiste des «statistiques», il voit tout et en raconte l’essentiel. Comme dit plus haut, la liste est longue. 2009 était encore une fois riche en évènements plastiques, individuellement ou collectivement, ici et là, notamment entre Rabat, Casablanca et Marrakech. On retiendra, par ailleurs, les journées du 11 et 12 avril, dates de la naissance de la friche culturelle aux anciens abattoirs de Casablanca. Seulement là, et nous en sommes ravis, toutes les expressions artistiques y ont élu domicile. Une formidable bouffée culturelle pour la ville et ses visiteurs.

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