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MAROC-FRANCE
Complicité au chevet d’un blessé encombrant
Publié dans L'observateur du Maroc le 21 - 01 - 2010

LLe 12 janvier au soir, les responsables marocains ont craqué : ils ne veulent plus garder à l’hôpital militaire de Rabat le capitaine Dadis Camara, chef de la junte guinéenne. Sans être totalement rétabli de la balle au cerveau que lui a envoyé, le 3 décembre, son aide de camp, «Toumba» Diakité, il est apte à voyager et veut partir. Ils décident donc de l’acheminer sur Ouagadougou, au Burkina-Faso, dont le président Blaise Compaoré est le médiateur dans cette crise guinéenne à rebondissement. Apparemment, il n’y est pas désiré.
Pour Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères qui a rendu visite à Blaise Compaoré, quarante-huit heures auparavant, c’est une surprise. Même si au Quai d’Orsay comme à l’Elysée, on se sait que l’hospitalité marocaine ne peut être éternelle.
La traditionnelle complicité franco-marocaine entre les deux pays a pleinement joué en décembre. Paris veut empêcher à tout prix le retour à Conakry du capitaine Dadis Camara. Le Maroc s’est proposé de le soigner lorsqu’il a été mitraillé par son aide de camp furieux de s’apercevoir que son chef et ami le laisse accuser à sa place d’être le principal responsable des massacres du 28 septembre. Aussi, lors de ses vacances au Maroc à l’invitation du roi Mohammed VI, Nicolas Sarkozy demande-t-il au souverain de ne pas le renvoyer en Guinée. Proposition acceptée le temps de mettre au point un scénario de succession à Conakry. Le ministre des Affaires étrangères, Taïeb Fassi Fihri devient la cheville ouvrière de la mise en scène. L’histoire s’élabore avec les Français soutenus par les Américains. Première étape : obtenir du ministre guinéen de la Défense, le général Sékouba Konaté, qu’il accepte de prendre la tête d’une transition conduisant à des élections présidentielles. Un gouvernement conduit par un civil doit être mis en place. Peu soucieux d’honneur et encore moins de politique, le général Konaté ne jouit pas d’une excellente santé et hésite à accepter. Il sait que Camara a des soutiens dans l’armée. Il veut le rencontrer pour obtenir son feu vert. Il vient à Rabat. Taïeb Fassi Fihri propose à Kouchner d’envoyer des diplomates pour convaincre Konaté d’accepter le pouvoir. Rappelé en urgence de ses vacances italiennes, le directeur Afrique du Quai d’Orsay, Stéphane Gompertz et le «Monsieur Afrique» de l’Elysée, André Parent, débarquent à Rabat le 4 janvier. Accompagnés de l’ambassadeur de France au Maroc, Bruno Joubert, ils rencontrent immédiatement le général guinéen et lui proposent un plan en cinq points. Le sous-secrétaire d’Etat américain chargé de l’Afrique arrive le lendemain pour «enfoncer le clou». Deuxième étape : le nouveau responsable guinéen doit parler à la population et lui annoncer le plan concocté à Rabat qui est proche de celui proposé par Blaise Compaoré en décembre. Konaté hésite deux jours. Il sait que Camara a des soutiens dans l’armée en Guinée et qu’il veut revenir au pouvoir. Il parle enfin le 7 janvier. «Mission accomplie» estime le Maroc. Pas question de garder plus longtemps Dadis Camara sous bonne garde dans une chambre d’hôpital. Exit l’encombrant blessé guinéen. Rabat a d’abord essayé d’envoyer Dadis Camara à Libreville qui a refusé, d’où l’option Ouagadougou. Le problème demeure. Le président burkinabé va-t-il pourvoir lui interdire de rentrer en Guinée ? Dans l’immédiat, aucune autre capitale ne se propose pour l’accueillir.


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