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Le Moyen-Orient et les scénarios des néoconservateurs
Publié dans L'observateur du Maroc le 16 - 04 - 2008

Mohamed Abdel Azim est docteur en Science politique, journaliste à EuroNews, membre du Comité Directeur Newropeans en charge des affaires méditerranéennes et arabes. Il est l'auteur du livre : Israël et la bombe atomique, la face cachée de la politique américaine, Paris, publié aux éditions l'Harmattan, 200
Les deux portes du Moyen-Orient, un scénario à la grecque made In USA
I. Echec du premier scénario
Donald Rumsfeld était le plus jeune Secrétaire à la Défense entre 1975 et 1977, sous l'administration Ford, avant d'être aussi le plus âgé à occuper cette fonction en tant que 21ème Secrétaire à la Défense entre 2001 et 2006. Dès 1975, il entame le début de la longue Bagdad road début des années 1970. Il promet alors à Saddam Hussein toute une panoplie d'aides américaines. La guerre contre l'Iran est déclenchée par le raïs en 1980. En 1983, Rumsfeld se rend à Bagdad et rencontre l'homme fort de l'Irak. Une visite qui débouche en 1984, sur le rétablissement des relations diplomatiques entre Washington et Bagdad, rompues à la sortie de la guerre des Six jours en 1967.
Le schéma américain est tiré de l'histoire par un scénario à la grecque selon lequel les portes de Téhéran se trouvent dans les pays arabes et notamment l'Irak. C'est le cas lorsqu'en l'an 404 av.J.-C., les armées grecques, lorsqu'elles décident d'attaquer les Perses, aident l'Egypte à devenir indépendante de cet empire. C'est par la suite que les Grecs obtiennent une victoire définitive contre les Perses sur la terre d'Irak près de Karbala.
A l'heure actuelle, le premier scénario (l'usage de l'Irak pour accéder à l'Iran) a échoué dans sa tentative d'ouvrir les portes de Téhéran. Il s'agissait de pousser et de soutenir l'Irak. A deux reprises, Saddam Hussein a été soutenu de façon officieuse par Washington. Il s'engage tout d'abord dans une guerre de 8 ans contre l'Iran dans laquelle il échoue. Deux ans après la fin de cette guerre, le raïs envahit le Kuweit en 1990. Cette invasion donne lieu à la guerre du Golfe en 1991. En 2003, Saddam Hussein est accusé de détenir l'arme nucléaire. L'armée américaine entre à Bagdad pour démanteler le supposé arsenal nucléaire de Saddam Hussein. Aucune arme de destruction massive n'a depuis été trouvée sur le sol irakien et même la présence de l'armée américaine sur le sol irakien ne parvient pas à trouver la stabilité régionale. Au contraire, la porte donnant lieu au chaos est entrouverte.
Depuis les années Reagan et celles de Bush père, l'idée d'un Nouvel Ordre, régional d'abord et ensuite mondial fait chemin. Reste donc, pour la région, de trouver le facteur déclencheur qui justifie la mise en place d'une telle conception ou au mieux la mise en place de l'un des schémas/scénarios de chaos par l'affrontement entre les voisins du Golfe.
L'axe du mal comme justification n'a pas fonctionné. Il faisait appel à un schéma chrétien et religieux. L'idée d'un Grand Moyen-Orient a été trop vague et mal définie. Enfin, l'avancement d'un Nouveau Moyen-Orient, n'a pas vraiment mobilisé les foules suite à une opposition farouche de l'Arabie et de l'Egypte (deux pays alliés de taille dans cette région) qui se sentaient visés par l'idée de démocratisation.
L'un des scénarios des néoconservateurs américains à long terme est non seulement de partager l'Irak sur des bases éthiques, mais aussi, depuis 2002, le royaume arabique en deux Etats indépendants. La question était alors à l'époque par qui commencer et de quelle manière ?
L'Irak est qualifié comme la porte du Moyen-Orient. C'est ce que préconisait un analyste de la Rand Corporation (institut de recherche stratégique travaillant avec le Pentagone) Laurent Murawiec en 2002. Le partage de l'Arabie ou l'attaque contre l'Iran sont classés. Après l'Afghanistan en 2001, c'est l'Irak qui arrive en ligne de mire de l'administration Bush, dès l'été 2002. Lors d'une réunion d'information au Pentagone, organisée en juillet 2002, par le DPB (Defense Policy Board) présidé par Richard M. Perle, Laurent Murawiec déclare, aux 31 membres du DPB : « les Saoudiens sont actifs à tous les niveaux de la chaîne terroriste, au niveau des cadres comme à celui des militants de base, au niveau des idéologues comme à celui des meneurs. »
La crainte d'une instabilité pousse l'Amérique de Bush à faire marche arrière. En août 2002, le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld affirme que le rapport « ne reflète qu'un point de vue personnel qui n'est pas celui du Pentagone ». En septembre 2002, l'expert français Laurent Murawiec, démissionne de la Rand Corporation. Le dossier est pour le moment classé et l'histoire se déroulera sur le sol irakien, via la sacrée trinité évolutive : terrorisme, lien entre un régime et la terreur, intervention militaire.


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