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L'essentiel du passage d'Abdellatif Jouahri à la Chambre des représentants
Publié dans L'opinion le 24 - 11 - 2020

Lors de son passage à la Commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants, Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al Mahgrib a dressé un bilan, pour le moins pessimiste de l'état de l'économie nationale. Politique monétaire, financement des entreprises, relance économique et programme Intilaka... détails.
À l'invitation de la Commission des finances et du développement économique de la Chambre des représentants, le Wali de Bank-Al Maghrib s'est prononcé sur la situation économique tout en livrant les mesures monétaires prises par la banque centrale pour limiter les ravages de la crise actuelle.
Devant les députés, M. Jouahri a fait état d'une crise sévère que traverse actuellement notre pays, vu les contraintes de la pandémie, il a fait savoir qu'il ne faut pas de se faire d'illusions sur une relance immédiate, dont les effets ne pourront se faire sentir qu'au début de 2023.
Ceci s'explique par la lourde récession qui frappe l'économie nationale, dont M. Jouahri a rappelé les estimations aussi bien du gouvernement que celles des institutions financières internationales, qui varient entre 5,8 et 7,2% à la fin de l'année courante. À cela s'ajoutent d'autres indicateurs macroéconomies inquiétants tels que l'aggravation du chômage qui s'est exacerbé avec la perte de 580 000 emplois, le creusement du déficit budgétaire à 7,9% et de la dette publique à 76% du PIB alors qu'elle n'en représentait que 65%. Bref ! l'économie est meurtrie par la crise, c'est la conclusion à titer des propos de M. Jouahri qui a appelé tout le monde et en particulier les représentants de la Nation à en tirer les conclusions.
Politique monétaire : les mesures prises par Bank Al Maghrib
Le gouverneur de Bank Al Maghrib a listé devant les députés une série de mesures prises pour contrer la crise liée à la pandémie, et notamment celles qui sont relatives au financement des entreprises. En effet, ces dernières ont bénéficié d'un allégement de la pression sur le remboursement des crédits. 32.248 demandes de report d'échéances de paiement des créances ont été accordées jusqu'à fin août dernier, soit un montant de 6,6 milliards de dirhams, a fait savoir M. Jouahri, précisant que 86% des entreprises ayant bénéficié de cette mesure sont des TPE.
De l'autre côté, 471.742 report de paiement ont bénéficié aux ménages jusqu'à septembre dernier, a précisé le chef de BAM, qui a ajouté que 669.300 demandes de micro-crédit ont été consignées à fin août 2020.
Dans ce sens, un fonds de garantie sera mis en par Bank Al-Maghrib en collaboration avec le ministère de l'Economie au profit des associations de micro-crédit (AMC), a annoncé M. Jouahri. Selon lui, ce fonds servira à couvrir les crédits restructurés et additionnels accordés dans le cadre de la réponse à la crise de Covid-19.
Il s'agit d'une mesure d'urgence sachant que plusieurs associations ont été confrontées à un arrêt quasi total des activités d'octroi et de recouvrement. La Banque a mis en place une ligne de refinancement des crédits rééchelonnés ainsi que de nouveaux crédits qui leur sont accordés par les banques au cours de la période allant du 2ème trimestre 2020 au dernier trimestre de 2021, a-t-il souligné.

Programme Intilaka : toujours vivant
Bien que perturbé par la pandémie qui a détourné l'attention du Gouvernement vers le sauvetage du tissu économique dans le cadre de l'effort de relance, le programme Intilaka, destiné à financer l'auto-entreprenariat des jeunes est toujours en vie, selon Jouahri. 1,9 milliard de prêts ont été accordés à 9400 bénéficiaires jusqu'au 15 novembre, a-t-il indiqué.
Toutefois, les refus n'ont pas manqué, sachant que 19% des dossiers présentés ont été rejetés, pour des raisons d'endettement excessif, de maque de préparation et de la rentabilité des projets.
Concernant les problèmes du financement des entreprises, M. Jouahri a fait état un manque de confiance entre les entreprises et notamment les PME et les institutions financières, ajoutant que les entreprises ne donnent pas d'image claire aux banques sur leur situation financière, ce qui complique leur accès au financement.
Par ailleurs, en réaction aux appels incitant à élargir la compétence de Bank al Maghrib pour qu'elle dépasse le contrôle de l'inflation vers la stimulation de l'emploi et le soutien aux entreprises, Abdelatif Jouahri a rappelé que la Banque centrale ne fait que gérer l'inflation et ne peut déterminer son niveau. Il a appelé à porter l'attention vers les vrais problèmes à savoir l'évasion fiscale qui « bat son plein », selon son expression, et la compétitivité des entreprises qui malheureusement fait défaut.


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