Tanger : neuf personnes interpellées pour trafic international de drogue    Pakistan : onze policiers libérés après avoir été capturés par des manifestants anti-France    ANP : baisse de 2,3% du trafic global à fin mars    Baccalauréat : L'examen national unifié entre les 8 et 12 juin prochain    Environnement : Adoption du décret d'application de la loi sur les aires protégées    Foot espagnol : Un 16ème but d'En-Nesyri décisif !    Foot féminin européen : Le PSG affronte le Barça en demi-finale de la Ligue des Champions    Ligue des Champions : Le PSG pourrait être désigné vainqueur !    Open d'Espagne de taekwondo G1: le Marocain Achraf Mahboubi remporte la médaille d'or    Les fintechs, au cœur de la stratégie de CFC    Oxford Business Group publie un rapport sur la transformation numérique du Royaume    Ftour Pluriel 9ème édition : «Retrouvailles»    Prix à la consommation: salée ou pas, la facture de ce ramadan ?    La Bourse de Casablanca débute en baisse    José Mourinho viré de Tottenham    Super League: la nouvelle compétition qui chamboule le foot    «Le polisario et l'Algérie ne réalisent pas que le monde a changé et que personne ne soutiendra leurs efforts de guerre», écrit Eurasiareview    France/Covid-19: les aides coûteront entre 10 et 11 milliards € à l'État en avril    Forum des zones industrielles: La 3è édition du 14 au 16 décembre à Tanger (OADIM)    New Delhi confinée pour une semaine à compter d'aujourd'hui    « Ch'hiwa Bel Khef »: Pasticcio (VIDEO)    Généralisation de la protection sociale : Le gouvernement accélère    Covid-19 en France: nouvelles révélations sur le variant brésilien    Un malade mental commet un carnage à Taounate    Edito : Cour promotionnelle    VIDEO// Aides alimentaires marocaines au Liban : Un don Royal hautement apprécié par les autorités libanaises    Série ramadanesque – «Café ness, ness» : Les avocats sollicitent la HACA    Covid-19 : La vaccination avec Johnson & Johnson devrait reprendre rapidement aux Etats-Unis (Conseiller médical)    VIDEO// Le danseur et chorégraphe belgo-marocain Sidi Larbi Cherkaoui en direct sur Info Soir de 2M    Maroc - Espagne : Une crise latente, malgré une bonne volonté de façade    Afghanistan: Joe Biden siffle la fin de la partie    Patrimoine: Lancement d'un programme de sensibilisation autour des valeurs historiques de Rabat    Déraillement d'un train en Egypte : Au moins 11 morts et près de 100 blessés (nouveau bilan)    Chelsea et Tuchel en finale grâce à Ziyech!    Le Raja s'offre le MAT, le HUSA s'incline face à la RSB    Kafala: Le procureur général appelle à une intervention positive    La conjoncture et l'enjeu    Le livre. Demain l'âge d'or de Jacque Heitz (suite)    Arrivée à Beyrouth du 2ème lot des aides alimentaires marocaines au Liban    Nucléaire iranien : Des avancées malgré la difficulté des négociations    Maroc : Réunion ce mardi 20 avril du Conseil de gouvernement    Sarah & Ismael: quand la passion guide!    Colombie : au moins 14 rebelles et un militaire tués lors de combats    Le profond malaise qui demeure entre la France et l'Algérie s'exaspère    Casablanca: le musée "Docteur Leila Mezian Benjelloun", prêt ''dans un peu plus de deux ans''    Culture : Le Programme des éliminatoires de la 2è édition de la Ligue Nationale d'Improvisation Théâtrale Nojoum    Rencontre: Exploratrice, conteuse...    Ramadan: Driss Roukh critiqué à cause de Mouna Fettou et Dounia Boutazout (PHOTO)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Meurtre de Khashoggi: Washington accuse le prince saoudien...Ryad dénonce !
Publié dans L'opinion le 27 - 02 - 2021

Les Etats-Unis ont publiquement accusé, vendredi, le prince héritier d'Arabie saoudite d'avoir "validé" l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi et ont sanctionné certains de ses proches, sans aller jusqu'à punir le puissant dirigeant, dans l'espoir d'éviter la "rupture" avec cet allié clé. Dénonçant le verdict américain, Ryad affirme que le rapport comporte des informations erronées.
Ryad a "rejeté totalement les conclusions fausses et préjudiciables" du rapport des services de renseignement américains, tout en appelant de ses voeux la poursuite d'un partenariat "solide et fort" avec Washington.

"Le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane a validé une opération à Istanbul, en Turquie, pour capturer ou tuer le journaliste saoudien Jamal Khashoggi", écrit le renseignement américain dans ce document de quatre pages, déclassifié à la demande du président Joe Biden alors que son prédécesseur Donald Trump l'avait gardé secret.

Le rapport souligne que le jeune dirigeant, surnommé MBS, disposait d'un "contrôle absolu" des services de renseignement et de sécurité, "rendant très improbable" une telle opération sans son "feu vert".

Il contient une liste d'une vingtaine de personnes impliquées dans l'opération, dont l'ex-numéro deux du renseignement saoudien Ahmed al-Assiri, proche de MBS, et l'ex-conseiller du prince Saoud al-Qahtani, tous deux blanchis par la justice de leur pays.

Des sanctions oui, mais pas pour tous !

Le gouvernement américain a annoncé dans la foulée des sanctions financières contre le général Assiri et contre la Force d'intervention rapide, une unité d'élite chargée de la protection du prince, supervisée par Saoud al-Qahtani et présentée par Washington comme étant largement impliquée dans le meurtre.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a, lui, interdit d'entrée aux Etats-Unis 76 Saoudiens, dans le cadre d'une nouvelle règle, baptisée "Khashoggi ban", ou "interdiction Khashoggi", visant toute personne accusée de s'attaquer, au nom des autorités de son pays, à des dissidents ou journalistes à l'étranger.

Bien que directement mis en cause, Mohammed ben Salmane ne fait pas partie des personnes sanctionnées.

"Les Etats-Unis n'imposent généralement pas de sanctions aux plus hauts dirigeants de pays avec lesquels ils entretiennent des relations diplomatiques", a justifié le département d'Etat.

Le président Biden veut "recalibrer" les relations avec Ryad: il a fait savoir qu'il ne parlera personnellement qu'avec le roi Salmane et non avec son fils, interlocuteur privilégié de Donald Trump, il a mis l'accent sur les droits humains, et il a stoppé le soutien américain à la coalition militaire, dirigée par les Saoudiens, qui intervient dans la guerre au Yémen.

Eviter la crise ouverte

"La relation avec l'Arabie saoudite est importante", a dit Antony Blinken. Les mesures annoncées, "c'est vraiment pour ne pas avoir de rupture dans les relations mais pour les recalibrer", a-t-il plaidé.

La directrice du renseignement national Avril Haines a abondé dans ce sens et déclaré que la décision de publier le rapport "n'allait pas faciliter les choses", mais que ce n'était pas "inattendu".

"Evidemment cela va être délicat sur un certain nombre de choses", a-t-elle affirmé à la radio NPR vendredi soir, ajoutant: "nous espérons continuer à travailler là où cela a du sens de travailler et continuer à communiquer".

Plusieurs personnalités, notamment à gauche, ont déploré cette prudence.

"J'espère qu'il s'agit seulement d'un premier pas, et que le gouvernement entend prendre des mesures concrètes pour que le prince héritier (...) rende personnellement des comptes pour ce crime odieux", a ainsi déclaré le président démocrate de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, Bob Menendez.

La rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions sommaires Agnès Callamard a aussi estimé que Washington devait sanctionner MBS.

D'autant que Joe Biden avait jugé, avant son élection en novembre, que le royaume du Golfe devait être traité comme un Etat "paria" pour cette affaire et que les responsables du meurtre devaient en "payer les conséquences".

Mais devenu président, il a tenté de déminer le terrain en appelant jeudi le roi Salmane.

S'il a mis l'accent sur "les droits humains universels", il a aussi adressé un satisfecit au monarque pour la récente libération de plusieurs prisonniers politiques. Et il a promis d'aider Ryad à se "défendre" face aux attaques de groupes pro-Iran.

Critique du pouvoir saoudien après en avoir été proche, Jamal Khashoggi, résident aux Etats-Unis et chroniqueur du quotidien Washington Post, avait été assassiné le 2 octobre 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul par un commando d'agents venus d'Arabie saoudite. Son corps, démembré, n'a jamais été retrouvé.

Après avoir nié l'assassinat, Ryad avait fini par dire qu'il avait été commis par des agents saoudiens ayant agi seuls.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.