ONU : M. Hilale désigné pour co-faciliter l'examen de la Stratégie mondiale contre le terrorisme    À Rabat, la Jordanie réaffirme son appui à l'intégrité territoriale du Maroc et au Plan d'autonomie    Barid Al-Maghrib rejoint le programme DATA-TIKA de la CNDP    Crise dans les hôpitaux : Le gouvernement défend ses choix en matière de réforme de la santé    Pluies en forte hausse : Baitas détaille l'impact sur les barrages du Royaume    Régionalisation avancée : le gouvernement adopte une feuille de route    Les retenues du barrage Sidi Abdellah avoisinent 8 millions m3    Bourse de Casablanca : ouverture en baisse    Entreprises : 117.394 certificats négatifs délivrés en dix mois (OMPIC)    OMTPME : tissu entrepreneurial en croissance en 2024, mais sous forte pression    M. Baitas : Les recettes fiscales devraient atteindre 366 MMDH en 2026    Au Venezuela, les décisions seront "dictées" par Washington, jusqu'à nouvel ordre    America First : les Etats-Unis se retirent de 66 organisations internationales    Le président français salue l'exceptionnelle qualité des relations avec le Maroc    Etats-Unis : un agent de l'immigration abat une femme dans son véhicule à Minneapolis    Les Etats-Unis se retirent de 66 organisations internationales    L'armée libanaise annonce avoir achevé le désarmement du Hezbollah près de la frontière avec Israël    Le sélectionneur du Cameroun reconnaît la puissance du Maroc, "un favori hors norme"    CAN 2025 (quarts): Maroc-Cameroun, le duel des Lions    CAN 2025 : engouement populaire autour des fan-zones déployées par l'ONMT    FIFA Forward: Plus de 1,2 milliard de dollars pour développer le football en Afrique depuis 2016    Alerte météo : vague de froid de vendredi à dimanche    L'Université du Chili rend hommage à l'ambassadrice du Maroc, Kenza El Ghali    Sardines congelées : le pari du marché intérieur    Industrie et ancrage local : pourquoi Danone inscrit le Maroc dans sa stratégie de long terme    Mohammed Bajeddi : "La pluie ne résorbe pas le déficit en surfaces emblavées"    Lamine Yamal devient le joueur le plus cher du monde    Diplomatie religieuse : Un soft power marocain entre influence régionale et défis internationaux    Les CHU de Rabat et Laâyoune entreront en service cette année    Regragui sees Morocco–Cameroon as a true battle between African giants    AFCON: Nigeria resolves Super Eagles bonus issue ahead of quarter-final    US Congress celebrates 250 years of Morocco US diplomatic relations    CAN 2025 : l'Université Euromed de Fès au cœur du débat sur le soft power et la gouvernance du football africain    Danniel Poeta, un rappeur colombien star des réseaux sociaux au Maroc    Des fossiles humains vieux de 773.000 ans découverts à Casablanca    Le temps qu'il fera ce jeudi 8 janvier 2026    Le Maroc renforce la prise en charge des addictions avec une nouvelle unité de méthadone à Berkane    CAN 2025 : Le Nigeria au bord de la grève avant son match décisif contre l'Algérie    CAN de Futsal Maroc 2026 : Rabat lance officiellement la course aux qualifications    Casablanca révèle de nouvelles traces de restes d'humains fossilisés    CAN Futsal 2026 Maroc : Tirage au sort aujourd'hui à Rabat    Maroc : Le nouvel ambassadeur américain prête serment devant le vice-président des Etats-Unis    «Valeur Sentimentale» ouvre la 31e édition des Semaines du film européen    Les Etats-Unis annoncent la saisie d'un pétrolier dans l'Atlantique Nord lié au Venezuela    En présence du ministre Saâdi... ouverture de l'exposition « La Rencontre » au Musée national du bijou à Rabat    Semaines du Film européen au Maroc : Le Grand Prix du Festival de Cannes en ouverture !    Calle Malaga de Maryam Touzani en compétition au Festival international du film de Göteborg 2026    Warner Bros. Discovery rejette à nouveau l'offre de Paramount et maintient le cap sur Netflix    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Variant indien: le son de cloche de Tayeb Hamdi
Publié dans L'opinion le 03 - 05 - 2021

La vaccination mondiale contre le coronavirus risque de ralentir à cause de l'évolution rapide de la situation en Inde et la propagation du variant indien, a estimé le médecin et chercheur en politiques et systèmes de santé, Tayeb Hamdi.
L'Inde est le "laboratoire du monde" en matière de fabrication des médicaments et des vaccins, avec 60% des vaccins du monde, relève M. Hamdi, dans une analyse consacrée à la situation épidémiologique dans ce pays asiatique, soulignant que l'Inde a besoin de plus de vaccins pour juguler l'épidémie et que le ralentissement mondial de la vaccination risque de se poursuivre encore. En effet, chaque variant qui émerge avec des caractéristiques de transmissibilité supérieure risque de se propager dans tous les pays, a-t-il précisé, notant que plus un virus se propage et se multiplie, plus le risque de voir d'autres mutations plus graves émerger.

"L'Inde enregistre chaque jour entre 300 et 400 mille nouveaux cas de covid-19, et plus de 3000 morts en 24 heures. Ces chiffres seraient en dessous des chiffres réels selon plusieurs experts et observateurs sur place", a poursuivi le médecin.

Concernant les raisons de cette évolution dramatique en si peu temps dans ce pays, M. Hamdi énumère deux raisons "évidentes". D'abord, l'apparition d'un variant indien du Sarscov2, désigné sous le nom de B 1.617 et aussi les grands rassemblements politiques, religieux et socioculturels qu'a connus l'Inde ces dernières semaines sans respect des mesures barrières individuelles et collectives.
Eviter les rassemblements à tout prix

"Une chose est certaine: les rassemblements eux-mêmes sont des occasions propices à la propagation du virus, conjugués au non-respect des mesures barrières. Ces occasions deviennent les catalyseurs des flambées de l'épidémie", a-t-il argumenté.

Et d'ajouter: "Pour le variant, les experts s'accordent à dire que certainement il serait plus contagieux que la souche classique, mais on ne sait ni à quel point, ni s'il se propage plus vite que le variant britannique qui était omniprésent en Inde".

"Ce variant indien a été détecté la première fois en Inde (Mahārāshtra) chez un homme le 5 octobre 2020. Il est appelé dans les médias le double mutant, à cause du fait qu'il porte une mutation déjà vue sur la variant californien et une autre mutation semblable à celle vue sur les variants sud-africain et brésilien. Cela ne veut pas dire que ce variant ne porte que ces deux mutations, il porte d'ailleurs 15 mutations, et ce variant n'est pas le résultat d'une fusion des variants dont il porte les mutations semblables", a fait observer le chercheur.

Au sujet de l'efficacité des vaccins contre le variant indien, M. Hamdi estime que de par la nature des mutations qu'il porte, les experts s'attendent à ce que ce variant déjoue ne serait-ce que partiellement l'immunité conférée par la maladie et la vaccination. "Ce n'est pas encore prouvé, mais une étude a conclu qu'il s'est avéré que le vaccin indien Covaxin produit par Bharat Biotech, est moins efficace sur ce variant indien", a-t-il ajouté.

Et de préciser que même si l'Inde est le "champion du monde" de la fabrication des vaccins, et même si ce pays a mis au point ses propres vaccins anti-Covid, il n'avait vacciné que moins de 9% de sa population.

Il est évident qu'avec cette flambée incontrôlable dans un pays aussi peuplé, avec une densité aussi élevée, une proximité sociale et des conditions socioéconomiques limitant les mesures de riposte, la situation va durer des semaines encore, malgré l'intervention gouvernementale, et le nombre de décès pourrait se multiplier par quatre ou plus dans les quatre mois à venir et atteindre selon des experts un million de décès, prévient M. Hamdi.
L'approvisionnement risque de trainer !

"Nous devrions recevoir des vaccins AstraZeneca fabriquées en Inde, les livraisons seront retardées. Heureusement que plus de deux tiers de notre commande globale ne concernaient pas ces vaccins", a-t-il fait savoir.

Pour les leçons à tirer, Dr Hamdi indique tant qu'on n'a pas atteint l'immunité collective, il est impossible de délaisser les mesures préventives, ajoutant que "les mesures barrières et territoriales sont là pour nous protéger contre de telles situations".

"Une situation stable et sous contrôle peut basculer en moins de trois semaines en situation catastrophique. Le respect des mesures préventives individuelles et collectives est notre arme de protection contre la maladie certes, mais aussi notre couverture qui nous permet de garder un seuil acceptable de vie sociale, économique et scolaire. Le relâchement conduit directement aux catastrophes et aux restrictions et dégâts plus graves. Restons vigilants", a-t-il conclu.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.