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L'Opinion : Baroud de déshonneur du régime algérien
Publié dans L'opinion le 04 - 11 - 2021

Nous y sommes, ou presque. Depuis la fin des années 1980, le fameux choc entre les deux géants du Maghreb n'a jamais paru aussi imminent qu'il ne l'est aujourd'hui, au lendemain de l'affaire présumée du bombardement de camions routiers algériens et le décès de membres de leurs équipages. Sans s'aventurer dans l'analyse des circonstances nébuleuses de cet incident qui restent impossibles à vérifier pour le moment, ce qui marque les esprits c'est la réaction rageuse, précipitée et va-t-en-guerre du régime algérien.
Alors même qu'aucune enquête neutre et désintéressée n'a été diligentée, et qu'aucune conclusion probante et argumentée n'en a été tirée, ce régime qui semble attendre depuis longtemps le moindre prétexte pour plonger la région dans un chaos destructeur à même d'entretenir sa longévité, s'est empressé de désigner le Maroc comme coupable et de proférer les menaces de représailles par la voix de sa plus haute autorité ou supposée comme telle.
Palpable depuis plusieurs mois et surtout après le déploiement de la souveraineté du Maroc sur le passage d'El Guergarate, puis la reconnaissance américaine de la marocanité pleine et entière du Sahara, cette fébrilité s'est exacerbée à la fin de l'été lorsque le régime des généraux a compris que l'Administration Biden n'avait aucune volonté de revenir sur cette reconnaissance, et surtout avec la résurgence du Hirak algérien maintenu sous cloche par la pandémie du Covid.
Cette fébrilité a atteint son apogée durant les derniers jours avec le désaveu international des thèses algériennes au niveau du Conseil de Sécurité de l'ONU, où même les prétendus alliés de l'Algérie, dont principalement la Chine et la Russie, sans oublier le gentil Niger sur lequel les généraux croyaient avoir la mainmise à coup d'aides humanitaires intéressées, ne se sont pas opposés à l'option d'une résolution du conflit artificiel du Sahara sur la base du dialogue, de la concertation et de la paix dans le cadre de la solution marocaine d'une large autonomie.
Au lendemain immédiat de ce revers et après avoir grillé, en vain, son ultime carte de pression et de provocation en stoppant les flux gaziers entre l'Algérie, l'Espagne et le Portugal via le Maroc à travers le gazoduc «Maghreb-Europe», le régime des généraux, qui joue sa survie, semble aujourd'hui se diriger vers l'inconnu, dans une sorte de «baroud du déshonneur» dont il sait pourtant qu'il sortira perdant, comme l'ensemble de la région. Qu'à Dieu ne plaise !
Majd EL ATOUABI


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