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Symphonie des formes
L'EXPERIENCE PLASTIQUE DE SAÏD OUATTAR
Publié dans L'opinion le 28 - 01 - 2010

Saïd Ouattar, dit Saout, (vit et travaille à Casablanca ) a été catalogué récemment parmi les exposants à la Foire Internationale de l'Art de Casablanca dans sa première édition , et ce aux cotés de Elisabeth Piquet, Liliane Danino, Marie Laurens Caye, Alissandro Ciffo, Teresa Acinas Baceta, Jean Simian, C.Chautagnat, philipe Huart, Damien Hirst, Saïd Housbane, Abdelkrim Ghatas, Malika Agueznay, Ahmed Bouidi, Ismail Tirssi, Saïd Raji, Khalid Bkay, Saïd Qodaid , Mohammed Salmi et bien d'autres encore
.Le langage plastique de Saïd Ouattar est varié, saccadé et plein de fougue. C'est une véritable symphonie des formes, des couleurs et des sensations. Ses toiles révèlent tout un univers iconique ou s'entrelacent et s'entredéchirent des prospections artistiques multiples. Ouattar, en homme autonome, donne libre cours à son imagination créative et exaltée. L'artiste est inclassable pour la simple raison que le foisonnement de ses récentes oeuvres développe un langage de signes spécifiques. Il les associe à des espaces colorés. Il cherche à simplifier son langage pictural et tend vers l'abstraction.
Les richesses de sa palette font de sa peinture une scène atypique de transe et de visions dont la rêverie nous comble de messages difficiles à saisir ou à décoder. Sa peinture est une sorte de brassage artistique et culturel voire une aventure débordante de fantaisie et de rêverie. Sa touche originale suscite tout un processus de réflexions et de méditations.
Natif de la haute montagne, Ouattar a vécu en France, aux USA et en Suède ou il a fréquenté les ateliers et les musées. Il a été marqué par cette multitude de cultures à la fois semblables et opposées. Son acte pictural est une offrande et une floraison continue. Il s'agit d'une écriture subjective d'une extrême sensibilité et d'une délicatesse inouïe.
De l'ingénierie et de la recherche scientifique, il a pu façonner un langage plastique qui anime une extrême simplicité et élimine tout ce qui est superflu, tout en gérant la légère texture linéaire qui se renforce de grands signes.
En posant de façon nouvelle le rapport des moyens techniques et du sens, les œuvres de Ouattar montrent que la forme, la touche, les tons, la composition sont les véritables signes du peintre. Il revient aux images inspirées par le langage onirique et l'obsession de la vie, thématique essentielle de ce poète-peintre visionnaire.
L'artiste a su exprimer que le tableau doit être une chose organique en lui-même, comme sont organiques les plantes et les animaux, tout ce qui vit au monde et dans le monde. C'est là l'affirmation la plus importante de l'œuvre de Ouattar qui annonce par là les peintres de la peinture inobjective. Il enchante son goût du rêve, son abandon à l'irrationnel, et les abstraits par ses fonds musicaux qui ne sont que taches de couleur et suggestion de mélodie.
La production artistique intense de Ouattar dégage toute son énergie. Cependant, sur le plan lexical, la terminologie commune (composition, ton, gamme, harmonie, rythme, accord, fugue, etc.) fournit à Ouattar nombre de titres des oeuvres. Dans ce contexte, Ouattar imagine une peinture polyphonique qui « surpasse la musique dans la mesure où le temporel y est davantage spatial ». Des œuvres « divisionnistes » transposent le mode sonore au visuel : des aplats colorés recouverts par la modulation de touches séparées constituent des études de contrepoint mélodique et rythmique.


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