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Radicalisation du Polisario : Entre menaces sécuritaires et isolement diplomatique
Publié dans L'opinion le 05 - 05 - 2025

Alors que les efforts de développement dans les provinces du Sud du Maroc gagnent en visibilité, le discours du mouvement séparatiste (Polisario) adopte une tonalité ouvertement hostile, flirtant avec l'incitation au terrorisme et suscitant une vague d'indignation internationale.
Les récentes déclarations de Mustapha Sidi Ali El Bachir, cadre du Front Polisario et autoproclamé « ministre des territoires et de la diaspora sahraouie », ont provoqué une onde de choc au sein de la communauté diplomatique et des observateurs régionaux. Dans une interview diffusée par l'ancien journaliste Mohamed Radi Ellili, le responsable séparatiste a désigné les touristes et investisseurs étrangers présents dans les provinces du Sud du Maroc comme des « cibles légitimes », justifiant une hostilité armée contre des civils sous prétexte de « guerre ».
Ce discours inquiétant intervient dans un contexte de radicalisation accrue du mouvement, notamment depuis son retrait unilatéral du cessez-le-feu de 1991 en novembre 2020. Depuis, les déclarations belliqueuses se sont multipliées, confirmant une dérive vers des pratiques assimilables à celles des groupes extrémistes. Poussant la provocation plus loin, El Bachir a appelé les habitants du Sahara marocain à cesser toute coopération avec les ressortissants étrangers sous peine de représailles, affirmant : « Nous ne sommes pas dans un contexte touristique, mais dans un contexte de guerre ».

Une stratégie du chaos face à l'échec politique

Ce virage agressif intervient à un moment où le Maroc enregistre des avancées significatives dans ses provinces sahariennes, tant sur le plan économique qu'en matière de stabilité institutionnelle. Le modèle de développement territorial mis en œuvre dans le Sud du Royaume, appuyé par des investissements structurants - à l'image du port de Dakhla Atlantique -, commence à produire des résultats visibles sur le terrain. Cette dynamique dérange le Polisario, dont l'autorité sur les camps de Tindouf s'effrite jour après jour.
Le climat interne dans les camps gérés par le mouvement sur le territoire algérien se dégrade : affrontements récurrents, désertions de cadres, et montée du mécontentement parmi les familles sahraouies aspirant à retourner au Maroc. Face à cette fragilisation, Brahim Ghali, chef du Polisario, a convoqué une réunion d'urgence avec ses cadres. Un communiqué diffusé à l'issue de cette rencontre accuse « l'ennemi et ses alliés » - une référence implicite au Maroc et à ses partenaires - d'alimenter les troubles internes. Le document appelle à des mesures de « répression », accentuant la tension dans les camps.
Sur la scène internationale, la tonalité du débat évolue rapidement. Plusieurs responsables politiques de premier plan réclament désormais une requalification du Polisario en tant qu'organisation terroriste. Après l'appel du sénateur américain Joe Wilson, c'est au tour de Pierre-Henri Dumont, ancien député français et membre du parti Les Républicains, d'interpeller l'Elysée. Dans un message publié sur le réseau X, il a déclaré : « L'Institut Hudson apporte un éclairage nouveau sur le Polisario. Utilisé par l'Algérie et l'Iran, allié du Hezbollah, ce mouvement menace la paix et la sécurité régionales. La France doit appeler les choses par leur nom : le Polisario est une organisation terroriste ».
Ces propos sont en cohérence avec la position maintenue par les Etats-Unis, qui ont réaffirmé récemment leur soutien à la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Lisa Kenna, haute responsable du département d'Etat américain, a insisté sur le fait que l'initiative marocaine d'autonomie constitue « l'unique solution réaliste et durable » pour résoudre ce conflit prolongé.

Des connexions confirmées avec des groupes jihadistes

Les liens entre certains éléments du Polisario et des organisations terroristes sont de plus en plus documentés. Le cas le plus emblématique reste celui d'Abou Walid Al-Sahraoui, ancien membre du Polisario devenu émir d'un groupe affilié à Al-Qaïda dans la région du Sahel, avant d'être neutralisé par les forces françaises. D'autres membres ont été signalés dans des zones de conflit, comme en Syrie, aux côtés du régime de Bachar Al-Assad.

L'Algérie, principal soutien logistique et politique du Polisario, est également mise en cause pour sa complaisance envers ces dérives. En 2021, Mokhtar Mediouni, ex-colonel de l'armée de l'air algérienne et alors directeur de l'aéroport international d'Alger, avait publiquement appelé à « semer la panique au sein de la société marocaine » lors d'une émission diffusée sur une chaîne locale.

Ces évolutions interviennent alors qu'un nombre croissant de pays africains et arabes renforcent leurs relations diplomatiques et économiques avec le Maroc, allant jusqu'à ouvrir des consulats dans les villes de Laâyoune et Dakhla. Cette reconnaissance croissante de la marocanité du Sahara isole davantage le Polisario, dont la rhétorique guerrière et les connexions extrémistes inquiètent les chancelleries.

Dans ce climat, le glissement progressif du mouvement séparatiste vers une logique terroriste semble sceller son isolement international. Face à un Maroc engagé dans une trajectoire de développement durable, reconnu pour sa stabilité et son partenariat stratégique avec de nombreux Etats, le Polisario apparaît de plus en plus comme un facteur de déstabilisation régionale.


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