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Pêche : Valoriser la ressource sur l'ensemble de la chaîne de valeur
La faiblesse de la logistique, un handicap à la compétitivité des exportations
Publié dans L'opinion le 30 - 05 - 2012

L'analyse des performances récentes des exportations marocaines des produits de la mer a permis de conclure qu'il existe un comportement différencié selon les espèces et les marchés.
En termes de structure, les exportations marocaines des produits de la mer portent essentiellement sur quatre principaux produits qui comptent à eux seuls 80% des exportations totales du secteur, dont les céphalopodes congelés (27%), les conserves de pélagiques (37%) composées essentiellement de la sardine, le poisson blanc frais (8%) et les crustacés congelés portant principalement sur les crevettes décortiquées (6%). Ces exportations se concentrent essentiellement sur les pays de l'Union européenne et sur quelques pays africains et asiatiques avec des parts de marchés différentes selon le marché et le type de produit en question.
Concernant les pays de l'UE, qui absorbent près de 70% des exportations marocaines des produits de la mer, le marché espagnol demeure le plus important débouché, totalisant 46% de la valeur des exportations totales du secteur. Ces exportations à destination de l'UE portent sur les quatre principaux produits exportés avec une tendance haussière pendant les dernières années pour les céphalopodes congelés et les conserves de pélagiques.
En termes de positionnement sur le marché de l'UE, le Maroc occupe une place de leader pour les conserves de sardines et il est considéré parmi les principaux fournisseurs de poulpe congelé pour l'Espagne. Quant aux poissons frais, et malgré la disponibilité d'un fort potentiel de production nationale, le Maroc reste faiblement présent sur le marché de l'UE avec une part qui ne dépasse pas 14%. Néanmoins, avec le recul des parts de marché des principaux concurrents, notamment la France dans un contexte de raréfaction des ressources, des opportunités certaines se présentent pour gagner de nouvelles parts de marché.
A ce niveau, il y a lieu de rappeler que les conditions tarifaires imposées aux produits marocains sur la plupart des marchés de l'UE se sont améliorées compte tenu de l'accord d'association Maroc- UE entrée en vigueur en 2000 et l'accord commercial entre Maroc-UE en application à partir de 2012 portant notamment sur l'exemption des droits de douane appliqués à des produits issus de l'agriculture et de la pêche, ce qui permettra un accès privilégié pour le Maroc à ce marché demandeur à condition de répondre aux normes de qualité imposées.
Sur le marché asiatique, région à potentiel important pour les produits marocains, les exportations de produits de pêche restent limitées au poulpe congelé et concentrées sur le Japon (5% des exportations totales des produits de la mer) qui reste un gros consommateur de crustacés, de mollusques et de coquillages. De plus, la position du Maroc sur le marché de poulpe risque d'être mise à mal par ses principaux concurrents, dont la Chine et la Mauritanie, qui ont vu leurs parts de marché augmenter depuis 2004. D'un autre côté, le marché asiatique pourrait servir de plate-forme pour la réexportation des produits vers d'autres pays de la région comme la Thaïlande, la Malaisie et la Corée du sud, devenue premier marché importateur de ce produit en 2010. Par ailleurs, pour que les produits marocains soient davantage présents sur les marchés du Sud-Est asiatique, la simplification des procédures, la révision des accords tarifaires ainsi que la mise à niveau des unités de conserveries, sont des mesures nécessaires pour renforcer la pénétration des exportations marocaines dans les marchés du Sud-est asiatique.
Pour le marché africain, malgré sa forte demande en produits de la pêche, les produits halieutiques marocains sont peu présents, avec un pourcentage qui ne dépasse pas 11% de la valeur des exportations totales des produits de la mer. Cela, bien que les potentialités de croissance des exportations marocaines des produits de la pêche restent importantes, notamment, pour les conserves et semi-conserves. A cet effet, l'atténuation des obstacles logistiques, notamment le transport, pourrait promouvoir les flux d'échanges avec ce marché pour les rehausser à un niveau comparable à celui atteint avec l'UE.
A côté des marchés traditionnels clients du Maroc, la Russie est depuis longtemps considérée comme le plus grand importateur des sardines, qui sont des produits phares pour le Maroc et dont il est premier producteur mondial. Toutefois, le Maroc reste très faiblement présent sur ce marché dont les importations ont atteint 40,5 millions de dollars en 2010, provenant essentiellement de l'Ukraine (50%). Paradoxalement, dans la région de l'Europe de l'Est, le Maroc est présent sur des marchés de faible taille comme la Hongrie, pays dont les importations totales de sardines ne dépassent pas 4 millions de dollars. Pour les conserves de maquereaux, l'absence du Maroc est totale dans l'ensemble de cette région. Plus récemment, l'Afrique du Sud a fait preuve d'une dynamique forte et positive en termes d'importations de conserves de sardines pour occuper, en 2009, la place du premier importateur mondial de ce produit et deuxième rang en 2010.
De même, il est à préciser que les États-Unis d'Amérique constituent, désormais, le principal importateur de poisson et de produits de la pêche. Ce marché devrait ainsi constituer une opportunité pour les exportateurs marocains étant donné les possibilités et les avantages que leur offre l'accord de libre-échange signé entre le Maroc et ce pays. Le développement des exportations vers ce grand marché demandeur nécessitera certainement une maîtrise des coûts et des délais de transport corrélé en toute évidence au développement des services logistiques dédiés aux exportations des produits de la pêche.
Globalement, il reste opportun de se positionner dans le cadre d'un benchmark international des stratégies adoptées essentiellement par nos principaux concurrents et de s'inspirer des expériences étrangères pour proposer les mesures, notamment, d'ordre organisationnel et commercial, à entreprendre afin de renforcer la contribution de ce secteur à l'export.
Sur la base de l'analyse menée dans le cadre de cette étude et pour un meilleur positionnement des exportations marocaines des produits de la mer sur le marché mondial, des voies de progrès peuvent être explorées à travers, notamment, les points suivants :
Développer une offre adaptée aux attentes
de la clientèle
En termes de politique d'innovation des produits, il s'agit de développer une offre adaptée aux attentes de la clientèle et aux différents usages. A ce titre, les pistes de développement à exploiter peuvent s'articuler autour des axes suivants :
· Optimisation de la valorisation des pélagiques, disponibles en quantité importante, en augmentant la part transformée en produits à haute valeur ajoutée,
· Transformation plus élaborée du congelée, actuellement vendue sans grande transformation,
· Accroissement des exportations de poissons frais de haute qualité, très demandés sur le marché mondial, mais qui restent insuffisamment exportés, en augmentant les quantités de poisson noble et en élargissant l'éventail des espèces,
· Innovation en termes de produits, notamment les plats cuisinés et les marinades en adéquation avec l'évolution des tendances de consommation, permettant de se positionner sur des marchés porteurs et de créer plus de valeur ajoutée,
· Adaptation aux normes sanitaires et de qualité imposées par les clients et développement de marque/label des produits marocains pour des fins de commercialisation.
Etant un processus coûteux et compliqué, notamment, pour des entreprises de tailles petites et moyennes, l'utilisation adéquate de certaines mesures d'accompagnement retenues dans le cadre de la stratégie export pourrait être bénéfique en termes d'appui aux entreprises en quête de nouveaux marchés (information, foires, compagne de communication, création de plate forme d'exportation…) .
Pour dynamiser les exportations du Maroc, il est également proposé de créer une plateforme d'export des produits de la mer qui aurait pour objet de faciliter l'accès des entreprises marocaines aux marchés d'exportation en pleine croissance.


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