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Mohammed vi, l'afrique et les fracas algériens

Le long périple de SM le Roi Mohammed VI qui a débuté le 18 février 2014 au Mali, en Côte d'Ivoire, en Guinée-Conakry et au Gabon a pris fin le 8 mars 2014. Le Souverain n'en a pas foulé le sol africain pour la première fois. Il fait suite à une longue série de visites d'Etat et de travail dans le Jeune Continent, entamée en moins de deux ans de la disparition de feu S.M. Hassan II. Voici, chronologiquement, les pays officiellement visités dont certains ont reçu plusieurs fois le Roi : le Sénégal (22 mai 2001), la Mauritanie (10 septembre 2001), le Gabon (1er septembre 2002), Afrique du Sud (2 septembre 2002), le Gabon (10 septembre 2002), le Bénin (15 juin 2004), le Cameroun (16 juin 2004), le Gabon (18 juin 2004), le Niger (24 juin 2004), le Sénégal (25 juin 2004), le Gabon (21 février 2005), le Burkina Faso (28 février 2005), le Sénégal (2 mars 2005), la Mauritanie (6 mars 2005), la Gambie (19 février 2006), le Congo (21 février 2006), le Gabon (23 février 2006), le Congo démocratique (27 février 2006), le Sénégal (14 novembre 2006), le Sénégal (13 mars 2008), la Guinée équatoriale (16 avril 2009), le Sénégal (15 mars 2013), la Côte d'Ivoire (19 mars 2013), le Gabon (25 mars 2013). En y ajoutant les quatre pays du récent périple royal, le Souverain totalise à son bilan, au jour d'aujourd'hui, 28 visites et déplacements officiels en Afrique en moins de 14 ans de règne. Un record jamais atteint dans l'Histoire de la dynastie régnante au Maroc. Témoignant d'un mutualisme politique conscient, à la faveur de liens historiques et socioculturels ancestraux, renforcés par des intérêts économiques réciproques.
Toutefois, la dernière tournée des quatre Etats précités constitue un couronnement des voyages précédents, avec des résultats éminemment tangibles :
1 - Politiquement et diplomatiquement, « Rabat a dépassé le conflit du Sahara, pour proposer aux pays du continent une coopération tous azimuts. Sans aucune ingérence dans les affaires intérieures des Etats, le Maroc soutient la stabilité, les démarches démocratiques. On l'a vu au Mali, en République Centrafricaine et auparavant au Congo Kinshasa ». Ainsi, le Maroc « assume toutes ses responsabilités sécuritaires, politiques et humanitaires ».
2 – Economiquement et socialement, les résultats ne sont pas moins positivement concrets : les entreprises marocaines et les banques sont déjà implantées. Des projets d'envergure - notamment dans les domaines de l'habitat et du tourisme - sont lancés. En matière de conventions bilatérales, le record est battu dans les domaines de coopération prioritaires pour les quatre Etats africains concernés : depuis le volet économique (commercial, financier, fiscal, industriel, agricole, minier, pêche maritime, transports, tourisme, télécommunications) jusqu'aux volets social et humanitaire (santé, logement, eau, électricité, formation professionnelle) culturel et spirituel, en passant par les secteurs de l'enseignement et de l'éducation. Ainsi, 17 accords sont conclus au Mali, 24 accords à Abidjan, 21 accords à Conakry et 24 accords à Libreville. Jamais autant de conventions n'ont été signées intégralement, en si peu de temps. On assiste, décidément, à une montée en puissance des actions de partenariat et des investissements directs à l'étranger (IDE) du Maroc en Afrique subsaharienne. En effet, « de 2000 à 2013, les investissements du Maroc dans cette partie stratégique de l'Afrique ont augmenté déjà de 200% » signale Mhammed Echkoundi, professeur à l'Institut des études africaines, à Rabat. Les entreprises marocaines (publiques et privées) consacrent aujourd'hui 85% de leurs IDE aux Etats subsahariens. Evidemment, malgré leur vitalité, ces investissements régionaux ne couvrent pas l'espace géographique intégral du partenariat maroco-africain. On le sait. Mais ils en constituent le socle et la partie majeure. Procédant d'une vision de coopération Sud-Sud, dans le cadre d'une stratégie économique continentale. Laquelle stratégie, transcende les actions commerciales et financières, pour un développement humain durable en Afrique, à travers des infrastructures appropriées. Un système de coopération globale, rompant avec l'afro-pessimisme.
C'est l'illustration d'une diplomatie économique africaine du Roi Mohammed VI, résolument engagée dès ses premiers mois de règne. C'est-à-dire l'aspect socio-économique révolutionnaire de sa diplomatie africaine. Là où la géostratégie - si profitable qu'elle soit chez ceux qui l'apprécient - privilégie une géopolitique africaine du Maroc, profitable à l'égard de tous. Comme dans un alliage d'or et d'argent, solidement cohérent. Dans ce processus irréversible, « il n'y a plus de chasse gardée » comme l'a dit Sa Majesté, car l'Afrique semble bien partie, désormais. L'ère coloniale étant révolue, une coopération triangulaire (où l'Europe trouve aussi sa place) est donc la bienvenue.
Le Royaume du Maroc - avec ses potentialités économiques notables, et par sa position géographique stratégique qui en fait un pont naturel entre les vieux et jeune continents - reprend ainsi son dynamisme et son élan extérieurs qui lui incombent. La mondialisation ou la globalisation l'y incitent davantage. Autant de facteurs qui donnent aux Marocains « plus de légitimité de jouer ce rôle que les Européens et les Chinois ». D'autant qu'« il n'est jamais allé investir le sol africain en conquérant ». C'est plutôt dans l'humilité et l'humanité qu'il va à la rencontre de ses frères africains, en partenariat multidimensionnel et multisectoriel.
Les membres de la communauté internationale et les grandes puissances qui ont reconnu les mobiles légitimes et les desseins salutaires du périple royal africain n'en sont que satisfaits, sans le cacher. Limitons-nous à trois exemples éloquents parmi des dizaines, faute d'espace.
1) -L'actuel Président de l'Assemblée Générale des Nations-Unies déclare « apprécier la portée et l'impact de la tournée royale. Et s'en félicite ».
2) - Les Etats-Unis, eux aussi, « se félicitent des efforts déployés par le Royaume du Maroc en soutien au processus de négociation entre le gouvernement du Mali et les groupes au nord du pays » (selon le département d'Etat). Le communiqué final de la visite d'Etat royale à Washington (22 novembre 2013) fait expressément référence à ce rôle.
3) Le Gouvernement français, loin de s'angoisser, salue « le rôle que le Roi du Maroc peut jouer pour faciliter la reconstruction et la réconciliation nationale du Mali. C'est un rôle très positif, constructif et important » (déclaration du porte parole du Quai d'Orsay, le 21 février dernier.
Mais, cette nouvelle dimension africaine du Maroc semble irriter au plus haut niveau l'Algérie. En est-elle inquiète, alarmée ou jalouse ? On ne peut connaître le tréfonds des sentiments humains ni les pensées secrètes des êtres. C'est certain. Néanmoins, les actes dévoilent les intentions et les complots. Les tentatives algériennes de saboter le périple royal ne sont, malheureusement, que trop nombreuses et flagrantes pour passer inaperçues. Avilies davantage par leur enchaînement chaotique, aussi grotesque que grossier. Laissons parler les faits :
1 – Une semaine avant la visite royale, « six individus, portant la nationalité algérienne, débarquent au Mali ». Ils s'installent d'abord dans un hôtel trois étoiles, prétendant être membres d'une ONG du nom d'« Entraide » qui « s'occupe d'aide aux personnes démunies (...) chargée de renforcer les relations entre le Mali et la fantomatique République arabe sahraouie démocratique ». Ils espèrent être reçus par un officiel malien pour annoncer que le Mali avait reçu le « Polisario » avant la visite royale ». Mais la vigilance des forces de sécurité maliennes « découvre rapidement le vrai visage des commanditaires de l'opération ». Ils sont expulsés immédiatement. Et « c'est l'ambassade d'Algérie qui règle leurs frais de séjour et leurs notes » comme le révèlent des médias maliens.
2 - Presque 24 heures avant le départ du Souverain de l'aéroport de Rabat-Salé, « des éléments de l'Armée nationale populaire algérienne opèrent des tirs en direction du poste frontalier d'Ait Jormane, dans la province de Figuig ». Leurs décharges de feu « ont lieu le lundi 18 février, à 13h45 ». En voulait-on pousser le Roi à reporter sa tournée ?
3 – Aussi, 24 heures après le débarquement du Roi au Mali, le représentant du Polisario à Paris est reçu (le mercredi 19 février) au sein du Parlement français, par le groupe parlementaire de la Gauche démocrate et républicaine (GDR). Une première certes. Mais la rencontre, « médiatisée par la seule presse algérienne, n'a eu aucun écho ».
4 – Le samedi, 22 février, éclate l'affaire du Directeur général de la Surveillance du Territoire
(DGST), Abdellatif Hammouchi, lorsque 9 policiers lui notifient une convocation du parquet français auprès de la résidence de l'ambassadeur du Maroc à Paris, Chakib Benmoussa. Bien que l'intéressé ne soit présent en France. Une drôle de notification, faisant suite à deux plaintes déposées pour « complicité de torture » (prétendue) contre Hamouchi par un séparatiste sahraoui (marié à une française) et par deux Franco-Marocains (extradés en France pour purger leur peine) ». Le Maroc a réagi fermement en condamnant « (...) la violation des règles et usages diplomatiques universels et le non-respect des conventions entre les deux pays ». Anomalies « suscitant de nombreuses interrogations sur les motivations réelles de cette affaire et ses véritables commanditaires » souligne l'Ambassade du Maroc à Paris.
5 – Dans la même semaine, un acteur espagnol nommé Javier Bardem, « notoirement connu pour son hostilité viscérale à l'intégrité territoriale du Royaume » et « fervent supporter des séparatistes du Polisario » accorde une interview au journal « Le Monde » dans laquelle il attribue à l'ambassadeur de France à Washington, François Dellatre, une déclaration insultante pour le Marc, indigne d'un diplomate de si haut rang. Là encore, les auteurs de cette tentative essuient un échec cuisant. Car le lendemain, 24 février, un communiqué du Cabinet Royal fait savoir que « Sa Majesté le Roi Mohammed VI a reçu un appel téléphonique du Président français, François Hollande, au cours duquel « ils ont convenu (...) d'œuvrer dans l'esprit des relations d'exception qui lient le Maroc et la France ».
L'on constate finalement que le gouvernement algérien voulait faire d'une pierre non pas deux coups, mais plutôt quatre. Qui dirait mieux ?
Porter une nouvelle fois atteinte à l'intégrité territoriale du Maroc par des offenses (directes ou indirectes). Car, dans les cinq actions fracassantes évoquées plus haut, la question du Sahara était à la fois le fond de toile et le voile du navire.
Détourner par ces offenses l'attention des algériens sur leurs difficultés politiques et socio-économiques internes.
Rivaliser géopolitiquement le Maroc dans le Jeune Continent, par des manœuvres machiavéliques déloyales et immorales, où tous les coups paraissent permis.
Provoquer des crises diplomatiques entre le Maroc et des pays étrangers amis, en l'occurrence le Mali et la France. Et s'en frotter les mains ensuite, en spectateur diabolique.
Tout le monde sait que le gouvernement algérien connaît des difficultés économiques et politiques internes, depuis plusieurs mois. La nouvelle candidature de Bouteflika pour un quatrième mandat présidentiel est venue aggraver ces difficultés. L'opposition populaire algérienne « barakat » qu'elle attise en est l'une des illustrations. Ce genre d'ennui peut arriver à tous les pays du monde. Mais le déshonneur d'un Etat réside dans sa volonté de masquer ses crises intérieures par des problèmes artificiels extérieurs, tramés de toutes pièces. Loin de contenir un brin d'ingéniosité politique moderne, ce type de stratagème tiers-mondiste est devenu démodé. Surtout après la faillite du communisme et la fin de la Guerre Froide. Les gouvernements honnêtes qui se respectent n'ont plus recours à ce genre de manœuvres éhontées. Ils affrontent courageusement leurs problèmes internes devant leurs citoyens au lieu de les occulter, en agressant leurs voisins dans l'inconstance. Personne n'est dupe. Même les adolescents collégiens devinent les mobiles des cinq fracas algériens précités, pour détourner l'attention en Algérie et faire diversion à l'opinion internationale. Convaincus que ces fracas cachent des tracas. Ce machiavélisme primitif, simpliste et peu subtil est d'un autre âge. Il frise le dégoût en froissant l'intelligence philosophique politique contemporaine. Un stratagème honteux, générant - maladroitement et hâtivement - des actions ridicules. L'ouvrage « Le Prince » suerait même de si bas moyens que nulle fin ne justifierait.
Il est grand temps que l'Algérie change de cap en naviguant dans la bonne direction et non à contrevent de l'Histoire. Il est grand temps que l'Algérie abandonne une diplomatie bâtie sur l'illusion de couper le Maroc de ses racines africaines. Il grand temps - après un demi-siècle d'inimitié (depuis la guerre des sables) - que les dirigeants algériens changent de mentalité, en comprenant que le destin de leur peuple se scelle mieux avec celui des Marocains, dans l'entente, la paix et la coopération. Il est enfin grand temps que Bouteflika et ceux qui lui succèderont veuillent suivre, sincèrement, la voie de la fraternité avec le Royaume du Maroc. Une fraternité que tant de facteurs recommandent : l'Islam, l'arabité, l'Histoire, le voisinage et la bonne géopolitique. On en rattraperait cinq décennies de retard et d'intégration ratée, en raccourcissant le chemin du futur. Et l'Etat algérien n'en tirerait que prestige et respect. Car durant cette longue période gâchée, la Monarchie marocaine et les Marocains n'ont jamais flanché sous les agressions algériennes et n'en crèveront certainement pas. Des agressions de diverses couleurs et ampleurs, plus comparables à des fracas, dans leur commencement et leur déroulement comme dans leur abaissement et leur achèvement. Des fracas, toujours des fracas, si bruyants et brutaux soient-ils dans la traîtrise, ou faibles et masqués dans l'hypocrisie. Tantôt armés et terroristes, tantôt politiques et diplomatiques, à l'humeur de leurs instigateurs. Aux frontières du Maroc ou même parfois dans des localités incontestées de son territoire national, comme dans des capitales et des chancelleries étrangères complices ou encore dans les coulisses d'organismes internationaux. Les méandres de l'ONU, de l'OUA (aujourd'hui Union Africaine) et de l'Union Européenne en savent quelque chose. Cependant, même au zénith de leur virulence, ces fracas algériens sont loin d'être fatals ni foudroyants pour une nation aussi forte et séculaire que le Maroc. Qu'on le sache ou qu'on feigne l'ignorer à Alger, la réalité est là, plus vivante que jamais ! Et rien n'est plus désolant que l'obstination dans l'aveuglement et le tort. L'ère Benjdid (1979-1992) et l'éphémère passage de Boudiaf (janvier-juin 1992) sont des souvenirs exceptionnels et louables, non lointains, dans les tentatives de normalisation algéro-marocaines. Tous les Présidents qui les ont précédés ou les ont suivis furent, hélas, moins enclins à s'entendre raisonnablement avec le Royaume du Maroc. Méconnaissant les bienfaits, les sacrifices et les soutiens que la nation marocaine a consentis au peuple frère algérien (notamment durant la colonisation), aux plans politique, diplomatique, matériel, militaire et humain. Préférant payer d'ingratitude par des actes belliqueux, les notoires gouvernants algériens ont donc choisi des sentiers sinueux et belliqueux. Mais ces fracas anti-marocains (de Ben Bella à Bouteflika en passant par Boumediene) sont bien peu de choses face aux œuvres constructives robustes des Marocains, menées par leurs Souverains depuis l'indépendance du Royaume. Des fracas ressemblant à des jets d'eau - sales ou salés - glissant du roc qu'ils tentent de percer vainement, pour sécher dans le sol de la vérité et du droit. Ou alors comme des jets de pierres contre une tour de béton dont les lanceurs croyaient être une maison en verre. La cible, par sa force intrinsèque, s'avère alors plus solide que l'arme qui la vise. Tant l'argument factice d'un agresseur impudent est parfois facile à rompre qu'un fil de toile d'araignée. En définitive, la caravane marocaine (pour le développement national et la coopération internationale) passe sereinement, et ses ennemis jaloux diffusent nerveusement leurs fracas. A bon entendeur salut !


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