DR ‹ › Après quelques jours de silence officiel, l'Algérie a fini par réagir à la procédure ouverte en France par le parquet antiterroriste pour «terrorisme d'Etat». Une réaction toutefois mesurée, émanant du bureau du Conseil de la nation (Chambre haute), et qui est presque passée inaperçue. Dans un communiqué qui ne porte pas exclusivement sur cette affaire, l'institution qualifie les déclarations du procureur du pôle antiterroriste français d'«irresponsables et inacceptables», voire de «déplacées». Elle estime qu'elles constituent une «nouvelle dégradation» des relations entre les deux pays, déjà marquées par un climat de tensions verbales. Habituellement, c'est le ministère des Affaires étrangères qui se charge de répondre aux décisions et aux annonces françaises concernant l'Algérie. À titre d'exemple, le département dirigé par Ahmed Attaf avait convoqué, le 24 mars, le chargé d'affaires de l'ambassade de France à Alger, à la suite du prolongement de la détention provisoire d'un diplomate algérien mis en cause dans l'enlèvement de l'opposant Amir DZ, exilé en France. La semaine dernière, le procureur antiterroriste français a annoncé l'ouverture de huit procédures pour «terrorisme d'Etat» visant l'Iran, la Russie et l'Algérie.