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«Tcharmil», l'autre visage de la criminalité au Maroc
Publié dans L'opinion le 17 - 04 - 2014

Le «Tcharmil», un nouveau visage de la criminalité au Maroc qui dérange, inquiète et menace de créer une psychose chez la population. Littéralement, c'est une marinade, liquide agrémenté de condiments servant à faire macérer des aliments, surtout la viande ou le poisson, avant de les cuire, donc une technique de bouchers, se servant de longs couteaux. Dans la terminologie des adolescents, cela devient une exhibition, une apologie du crime, une visibilité aussi inquiétante qu'incompréhensible. Cela consiste à se prendre en photo sur les réseaux sociaux avec des armes blanches, exhibant fièrement, comme un signe de bravoure, des couteaux, des épées, des costumes et autres adjuvants d'un crime réel ou supposé. Pire encore, on se permet de montrer le butin, réel ou virtuel : sacs à main, montres, bijoux, téléphones portables, liasses de billets qu'on aurait extorqué à l'occasion de différents braquages, d'où un sentiment d'insécurité généralisé.
L'insécurité ! Voilà une problématique qui semble donc, à nouveau, plonger la population dans une expérience d'allure psychotique tant ces petits délits et ce nouveau visage de la criminalité, commencent malheureusement à se banaliser. Il ne se passe pas une journée sans que l'on entende parler d'un fait divers d'agression, de vol, d'attaque à l'arme blanche et même parfois d'enlèvements ou de pseudo enlèvements tant les habitants de certaines métropoles sont obsédés par une insécurité sentie au quotidien. Les réseaux sociaux (Facebook, You tube) se chargent du partage de l'expérience criminelle, de sa diffusion voire malheureusement de la valoriser aux yeux d'adolescents ivres d'aventures, faisant généralement un amalgame entre fiction et réalité.
Des bandes d'adolescents qui prennent un plaisir à horrifier les passants, à exhiber leurs méfaits tant pour séduire que pour s'affirmer. Une culture étrangère à nos mœurs, incompréhensible pour la majorité des marocains et désastreuse par ses conséquences.
Il va de soi qu'on devrait faire la distinction entre la sécurité objective qui est enregistrée par la police et qui se traduit par des chiffres parfois en deçà de la réalité tant que des citoyens préfèrent, en cas de délits mineurs, ne pas porter plainte, et la sécurité subjective qui est en relation avec le sentiment d'insécurité qui angoisse une population qui se traduit par des comportements, des réflexes visibles, et des pulsions, souvent émotionnelles qui ne trompent plus.
Ce n'est plus la recrudescence réelle ou supposée du crime qui inquiète, c'est cette exhibition, cette apologie, ce «tcharmil» qui ne répond à aucune logique, aucune éthique, illisible, incompréhensible, difficilement saisissable dans sa motivation. On se dirige lentement mais sûrement vers une banalisation de la petite criminalité. Une sorte de violence urbaine caractérisée par des actions faiblement organisées de jeunes agissant collectivement contre des biens et des personnes, sur des espaces disqualifiés ou défavorisés, crée une certaine psychose parmi la population qui a besoin d'être rassurée, confortée par des actions diverses pour instaurer un comportement citoyen, loin des incivilités constatées.
L'ampleur du phénomène et l'incapacité de l'Exécutif à mesurer ces conséquences à long terme sur le sentiment de quiétude qui caractérise le Royaume, a fait réagir le Souverain qui a émis des instructions pour stopper cette «mode» aussi inquiétante qu'étrange. Le ministre de l'Intérieur a donc présidé plusieurs réunions avec les responsables régionaux de la sécurité. La société civile et les citoyens sont appelés à contribuer à la préservation d'un bien précieux pour tout marocain : la quiétude et la paix sociale. Pour les responsables sécuritaires, une stratégie est adoptée pour enrayer le phénomène. L'idée est de renforcer la présence d'uniformes dans les rues et de pratiquer une police de proximité. Mais encore une fois, le gouvernement a été incapable d'anticiper sur les vrais problèmes de la population, de voir venir un phénomène social inquiétant et d'en mesurer la gravité. C'est l'action du Souverain qui a été déterminante et salvatrice.


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