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Espaces forestiers du Maroc : Quel avenir pour ce capital non-financier
Publié dans L'opinion le 19 - 06 - 2015

Le patrimoine naturel forestier marocain, qui s'étend sur une superficie de 9 millions d'hectares et renferme plus de 4 700 espèces végétales, est un bien commun d'une valeur inestimable, bien au-delà d'une simple estimation vénale, qualifiée de « foncière », en fonction des circonstances. Les formations arborées couvrent près de 6 millions d'hectares et sont riches de 80 % de feuillus tels, le chêne vert, le chêne-liège, l'eucalyptus et l'acacia saharien ou l'arganier, classé par l'UNESCO, et de 20 % de résineux, parmi lesquels on compte le cèdre, le thuya, le genévrier.
La gestion forestière, certes confrontée à des exigences sociétales et économiques doit mettre en œuvre des mesures de conservation de la biodiversité, sans pour autant mettre en péril les outils de production. Elle aurait, pour cela, vocation à préserver le maintien de peuplements à composition diversifiée en essences.
En d'autres termes, la nécessaire valorisation de la production ne doit pas servir, le cas échéant, à justifier la marchandisation du foncier. Dans cette dernière éventualité, il ne serait plus question d'une noble gestion forestière, conduite au nom de l'intérêt général, des générations actuelles et futures, mais d'une vulgaire activité mercantile.
La forêt marocaine subit de fortes pressions humaine et pastorale et, à l'instar de l'ensemble de 90 % de la superficie du territoire national, est affecté par l'aridité. Il s'ensuit une volonté pour la mobilisation de l'eau, en vue du développement de l'agriculture (ex. plan Maroc Vert), et, simultanément, pour la protection des sols et la lutte contre la désertification, pour résoudre la problématique de la possible dégradation des ressources forestières.
Alternance de longues périodes de sécheresse et de précipitations torrentielles
« Il importe, de poursuivre les efforts qui sont engagés pour mobiliser toutes les ressources hydriques mobilisables. Il nous incombe, parallèlement, d'aller plus loin dans la réalisation d'installations de stockage et d'assurer, dans un souci de solidarité interrégionale, le transfert des eaux à partir des bassins excédentaires vers les bassins déficitaires », avait souligné Sa Majesté Le Roi Mohamed VI, le 21 juin 2001, lors de l'ouverture de la 9ème session du Conseil Supérieur de l'Eau et du Climat.
Cette royale proclamation est, on ne peut plus empreinte de clairvoyance. En effet, alors que le monde est affecté par les conséquences du changement climatique dont les modèles présentés notamment, par les rapports du GIEC, montrent un accroissement des températures, assorti d'une alternance de longues périodes de sécheresse, provoquant l'évaporation des eaux des retenues ou de précipitations torrentielles et autant de crues, parfois destructrices, ayant surtout pour effet d'entrainer la perte définitive de millions de mètres cubes d'une eau très précieuse.
Mobiliser, stocker !
Un dispositif particulièrement innovant répond exactement aux vœux exprimés par les Hautes Instructions de Sa Majesté, en particulier : « mobiliser toutes les ressources hydriques mobilisables » et «(...) parallèlement, d'aller plus loin dans la réalisation d'installations de stockage ».
Il s'agit précisément, lorsque l'eau est abondante, voire surabondante, de capter les eaux issues des inondations, des précipitations et crues torrentielles ou des lâchers des barrages en les conservant dans des petites retenues dits « barrages de garde » et de les injecter dans le sol profond où, selon la
composition pédologique locale, l'eau sera stockée et pourra satisfaire par anticipation les besoins de plantations arboricoles fruitières ou forestières, pour plusieurs mois, voire plusieurs années.
Il faut saluer les efforts déjà effectués pour entreprendre les travaux pour soutenir la nappe et envisager dorénavant l'existence d'une solution qui, éliminant les effets de tassement et de ruissellement, a l'avantage de l'efficacité, du fait de l'injection directement dans les couches profondes du sol, sans pression additionnelle.
Enfin, toujours dans l'esprit qui a présidé à la 9ème session du Conseil Supérieur de l'eau et du Climat, dans le cadre de son partenariat avec l'Agence de Bassin Hydraulique d'Er-Rachidia (ABH – GZR), le groupement FP4S (Formation – Prévention – Santé – Sécurité – Services – Solutions) a largement exposé aux autorités appelées à en connaître, les moyens d'obtenir une économie significative de la ressource hydrique d'une part et, toujours selon la volonté de notre souverain « ...d'acheminer l'eau des bassins excédentaires vers les bassins déficitaires », à l'aide d'installations efficaces et économiques.
Les solutions évoquées sont particulièrement innovantes – révolutionnaires ? - et constituent le moyen de lutter contre la désertification, de préserver l'accès à l'eau pour tous les usagers : ménages, agriculture, domaines forestiers, oasis et arganeraies.


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