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Souss Massa: Le Tourisme, important vecteur de développement socio-économique, local et Régional
Publié dans L'opinion le 27 - 01 - 2016

La mise en place de la Régionalisation Avancée demande une implication dynamique et positive des élus pour réussir un développement socio économique et culturel régional, qui n'exclue pas les autres secteurs notamment les sports, les services, l'enseignement, la santé, l'habitat etc... Dans cette perspective et pour avoir les points de vue des présidents des Communes, des réunions élargies ont été organisées par Mme Zineb El Adaoui,
Wali de la Région Souss Massa et par Brahim Hafidi, président du Conseil Régional, avec une concertation élargie et participative, dans les provinces de Tiznit, Taroudant, Inezgane, Agadir, Tata.
Pour réussir l'application des tenants et aboutissants de la Régionalisation Avancée, il est nécessaire de commencer par une formation des élus, principalement les membres des bureaux et des présidents des communes urbaines et rurales de la Région. Sans formation approfondie, les élus ne pourront pas mener à bien leur mission. Il est évident que des séances de formation doivent porter sur plusieurs thèmes de gestion communale quotidienne et spécifique, des finances, d'information, encouragements à l'investissement, entre autres, dans chaque province. Il faut donner aux élus les outils intellectuels et de gestion pour bien faire aboutir sur le terrain la régionalisation avancée, dans le bon sens, dans l'intérêt général, loin des querelles politico-policiennes incultes.
Le fer de lance du développement régional en est évidemment les ressources financières. Compter uniquement sur les ressources étatiques ne peut garantir la réalisation des ambitions d'investissements au sujet des projets structurants dont les provinces et les communes ont besoin. La Région doit pouvoir créer ses propres ressources financières, à travers l'institution de taxes locales et régionales, qui n'iront plus dans les caisses de l'Etat, mais dans les caisses régionales pour des financements régionaux, dans la légalité totale, avec une réglementation précise qui exclue tout blocage insensé ou anti développement...
Le cas du tourisme en est un exemple frappant. Le tourisme est le principal vecteur de développement économique et social dans la Région. Le tourisme fait vivre le secteur de la pêche, fait vivre l'agriculture, à travers son effet multiplicateur d'emplois et de dynamisation de l'économie locale et régionale. En effet, un emploi direct en tourisme génère sept emplois dans d'autres secteurs. (bâtiments , services ...) Autrement dit, lorsque le tourisme va, tout va.
Toutes les provinces de la Région Souss Mass ont de formidables potentialités touristiques, malheureusement non exploitées, ou très très peu ; y compris la province de Tata, qui fait partie désormais de la Région. Ainsi donc, la formation des élus doit porter sur la gestion du secteur du tourisme, dans ses différentes composantes : tourisme urbain, balnéaire, rural, écologique, sportif, culturel, de santé, etc... Cette formation peut se faire avec le partenariat de l'Université Ibn Zohr et notamment le département tourisme de l'ENCG, enrichi par des visites et des ateliers de terrain mais également avec des visites aux Iles Canaries, dans le cadre de la Convention de partenariat et de coopération qui lie le Souss Massa et ces Iles.
Les expertises en matière de gestion touristique existent chez nos voisins canariens, on doit en tirer leçon pour avancer et bien développer notre tourisme, avec professionnalisme afin de sortir de l'amateurisme qui n'a que trop duré. Le Cas de Tenerife est important à retenir, un bon exemple à suivre aussi, pour la simple raison que cette île reçoit six millions de touristes par an, compte 36 concepts touristiques qui font générer 70% de l'économie de l'île. Des missions de terrain seront d'une grande utilité pour nos élus, pour voir comment les canariens ont réussi le développement du tourisme, dans le cadre d'un urbanisme maitrisé, avec une gestion basée sur la recherche et la participation des acteurs, des institutionnels et des élus. Mais aussi pour voir les erreurs à éviter.
Pour permettre un développement optimum et continu du secteur du tourisme, dans toute la Région, il faut des ressources financières stables, sûres, bien collectées et bien dépensées également, dans le cadre d'une promotion touristique régionale, qui met en valeur à la fois les produits locaux, dans leurs spécificités, et le produit touristique régional dans sa globalité. Si le Conseil Régional dispose du cadre de collecte de financement spécifique, des dispositions légales lui permettant de récupérer la taxe de promotion touristique (TPT) et la Taxe de Séjour, il aura des moyens financiers valables pour faire aboutir la mise en valeur des potentialités touristiques et leur exploitation mais également leur préservation.
Le Cas d'Agadir, ville chef lieu de la Région, et sa capitale touristique illustre bien cela. La destination balnéaire enregistre 4 millions de nuitées par an (chiffres arrondis). A raison de 7 DH la nuitée comme taxe de séjour et 7 Dh pour la TPT, cela fait 56 millions de DH par an. Une somme importante pour assurer une bonne promotion régionale, en y mettant les moyens humains et financiers nécessaires, pour faire bien fonctionner le CRT (Conseil Régional du Tourisme) dont la mission principale est justement de s'occuper de la promotion institutionnelle des divers produits touristiques régionaux. Cela ne peut se faire qu'à travers une bonne participation dans les salons internationaux du tourisme, avec un stand purement régional, afin de valoriser les divers produits touristiques.
Une stratégie de Développement Touristique Régional doit être clairement définie, sur la base des potentialités de chaque province, avec la concertation des élus et des opérateurs locaux, loin du dictat de l'ONMT à Rabat. Une fois bien définie et bien avalisée, la stratégie doit être adoptée par tous, avec un suivi afin de corriger et de remettre sur les rails cette stratégie. Sans une réelle implication des opérateurs, des élus et des autorités ainsi que la société civile, il est quasi impossible de réussir un bon développement touristique certain.
Dans les divers réunions officielles, l'on entend tout le temps dire que la Région renferme d'énormes potentialités touristiques, ce qui est vrai. Or, si ces potentialités ne sont pas exploitées correctement et convenablement, à quoi bon dire et redire à chaque fois la même chose : on doit, on n'a pas fait, on devrait faire... Il est grand temps de passer à l'action en parfaite coordination avec la volonté de changement et de développement affichée du nouveau Wali Mme Z. El Adaoui. A cœur vaillant, rien d'impossible ; il suffit d'y mettre l'écoute, la concertation, la bonne volonté, le dynamisme et la participation citoyenne qu'il faut.
A bon entendeur, salut
A suivre : Quel rôle des élus dans le développement du tourisme ?


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