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Le déficit commercial se creuse de 21,7% à fin février
Les phosphates, l'aéronautique, l'électronique et l'industrie pharmaceutique tirent les exportations Les recettes des MRE chiffrées à 8,8 milliards de dirhams
Publié dans L'opinion le 28 - 03 - 2017

Le déficit commercial s'est aggravé de 21,7% à fin février 2017, pour s'établir à 26,7 milliards de dirhams. La DEPF impute cette évolution à la hausse de 8,9% des importations, plus importante que celle des exportations qui ont affiché une progression de 1,5%, pour se chiffrer à 38,1 milliards de dirhams. Par conséquent, le taux de couverture a baissé de 4,3 points, d'un an à l'autre, pour s'établir à 58,8%. Hors énergie, ce taux s'est établi à 70% contre 71,2% un an auparavant.
Pour ce qui est des exportations, la Direction des Etudes et de la Prévision Financière attribue leur hausse, essentiellement, au raffermissement des ventes de phosphates et dérivés (contribuant pour 88,4% à la hausse totale des exportations), et dans une moindre mesure à la bonne tenue des secteurs de l'aéronautique, de l'électronique et de l'industrie pharmaceutique.
Les exportations de phosphates et dérivés se sont établies à 5,6 milliards de dirhams, soit une amélioration de 9,7%, en variation annuelle. Leur part dans le total des exportations a atteint 14,6% contre 13,5% un an auparavant. Sur la courbe des hausses figurent, également, les exportations des secteurs électronique et aéronautique qui se sont améliorées de 6,2% et 5,3% respectivement, à près de 1,5 milliard de dirhams chacun.
La DEPF note, également, la progression des exportations du secteur de l'industrie pharmaceutique de 7,6% à 183 millions de dirhams lors de la même période.
En revanche, les ventes du secteur de l'« agriculture et agroalimentaire » ont marqué une baisse de 1,2% pour s'établir à 9,8 milliards de dirhams. Cette évolution recouvre, d'une part, la baisse des exportations des produits agricoles (-5,4% à plus de 4 milliards de dirhams) et, d'autre part, la hausse des exportations de l'industrie alimentaire (+3,8% à 4,8 milliards de dirhams).
Suivant la même tendance, les exportations du secteur de l'automobile se sont repliées de 6,4% pour s'établir à plus de 8,7 milliards de dirhams, soit 22,9% des exportations nationales des biens. Ce résultat est imputable, essentiellement, au repli des expéditions des segments de construction de 11,8%, ramenées à 4,4 milliards de dirhams, et de celles de câblage de 1,5% à 3,5 milliards de dirhams.
Pour leur part, les ventes du secteur de textile et cuir ont reculé de 3,6% pour revenir à 5,9 milliards de dirhams. Cette baisse s'explique, essentiellement, par les contre-performances des exportations des articles de textile et habillement, notamment les vêtements confectionnés (-2,5% à 3,7 milliards de dirhams) et les articles de bonneterie (-3,7% à 1,2 milliard) et des articles de cuir, particulièrement les exportations de chaussures qui ont régressé de 11% à 517 millions de dirhams. Le reste des exportations, qui a représenté 13% des exportations totales, a enregistré une hausse de 20,1%.
Hausse des importations, tirée par le renchérissement de la facture énergétique
Les importations de biens ont continué à s'améliorer à fin février 2017, progressant de 8,9% à 64,9 milliards de dirhams. Ce redressement a concerné l'ensemble des groupes de produits à l'exception des produits alimentaires et des demi-produits.
Pour une valeur de 10,4 milliards de dirhams, les importations des produits énergétiques se sont considérablement raffermies de 53,4%, pour se situer à 16% des importations totales contre 11,4% l'année précédente. Ils ont contribué à hauteur de 67,9% dans la hausse des importations totales.
L'augmentation de ces produits s'explique, particulièrement, par l'appréciation des achats des gas-oils et fuel-oils de 81% à 5 milliards de dirhams et du gaz de pétrole et autres hydrocarbures de 28% à 2,2 milliards de dirhams. Avec une part dans les importations totales de 28,9%, les biens d'équipement représentent le premier poste des importations marocaines, affichant une progression de 11,8% à 18,7 milliards de dirhams, recouvrant, particulièrement, les acquisitions des voitures industrielles (+705 millions de dirhams), des diodes, transistors et dispositifs photosensibles (+449 millions) et des chaudières, turbines et leurs parties (+446 millions).
De même, les importations des produits bruts ont concouru au relèvement des importations globales, avec une hausse de 21,5% pour atteindre 3,1 milliards de dirhams. Cette hausse découle, en grande partie, de l'augmentation des achats de l'huile de soja brute ou raffinée de 54% à 710 millions de dirhams. Enfin, les achats des produits finis de consommation se sont améliorés de 1,2% pour ressortir à 11,9 milliards de dirhams, soit 18,3% des importations totales à fin février 2017. Ainsi, les importations des achats des ouvrages divers en fer ou en acier ont enregistré une croissance de l'ordre de 52,9%. Il en est de même pour les achats des sièges, meubles et articles d'éclairage et des parties et pièces pour voitures et véhicules de tourisme qui se sont, également, appréciés de 10,7% et 5,3% respectivement.
A contrario, les importations des produits alimentaires ont affiché un repli de 12,8% pour se chiffrer à 6,3 milliards de dirhams (9,7% des importations totales), en rapport, particulièrement, avec le recul des importations de blé de 57,2% à plus de 1 milliard dirhams.
S'agissant des achats des demi-produits, ils se sont inscrits, également, en légère baisse de 0,3% à 14,5 milliards de dirhams (22,4% du total des importations). Ce résultat a concerné, notamment, les accessoires de tuyauterie et construction métallique (-44,2% à 480 millions de dirhams) et les demi-produits en fer (-40,5% à 390 millions).
Côté flux financiers, les recettes au titre des voyages ont accusé un repli de 4,4% pour s'établir à 7,4 milliards de dirhams.
De même, les recettes des MRE se sont contractées de 3,1% à 8,8 milliards de dirhams. Au total, ces deux postes ne couvrent que 60,7% du déficit commercial contre 76,7% un an auparavant.
Par ailleurs, poursuit la DEPF dans sa note de conjoncture, fraîchement publié, le flux des investissements directs étrangers au Maroc a baissé de 25,7% pour se situer à 3,1 milliards de dirhams, recouvrant un repli des recettes de 28,4% à plus de 4 milliards de dirhams et un recul des dépenses de 35,9% à 952 millions de dirhams.
A. C.


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