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Safran, une filière en plein devenir
Publié dans L'opinion le 25 - 04 - 2019

Pour faire le tour de la question et éclairer les diverses zones d'ombre de la filière,L'OPINION s'est entretenu en marge du SIAM 2019 avec M. Driss Samih, PDG de la société « L'or rouge de Taliouine » en sa qualité du Président de la Fédération nationale des commerçants du safran et conseiller de la Fédération interprofessionnelle marocaine du safran.
L'Opinion : Que vous apporte le SIAM, en termes de développement de la filière ou de promotion de vos produits ?
R: A travers notre participation au SIAM, nous cherchons toujours à promouvoir le safran et lui procurer de nouveaux débouchés. Nous cherchons aussi à expliquer aux visiteurs de nos principaux stands le rapport qualité-prix dans la mesure où le safran présente plusieurs catégories et chacune d'entre elle présente ses propres caractéristiques. Globalement, il y a quatre types de safran et sans entrer dans les détails techniques, je dirais qu'il y a le safran royal dont le prix est fixé à 100 dhs le gramme, vient ensuite le safran premier choix à 35 dhs, voire 40 dhs le gramme et enfin le normal dont le prix n'excède guère 25 dhs le gramme.
L'Opinion : Qu'en est-il de la contrefaçon? Et comment procéder pour être sûr que l'on ne se fait pas arnaqué ?
Réponse : Le procédé est simple, mais avant je tiens à préciser qu'à l'image de tout produit rare, le safran fait l'objet de contrefaçon, généralement, par le biais d'une sorte de mélange de fibres de maïs, du coquelicot et de l'arnica. Et la meilleure façon de tester de l'authenticité du safran consiste à prendre un bout de papier mouillé avec un tout petit bout de safran, si l'on obtient une couleur autre que rouge orangé, on est arnaqué. Des fois, on peut tester autrement en goûtant à un petit bout du safran qui, normalement, doit être amer et présenter un arrière-goût. Si le goût est sucré, ce n'est que du faux safran sous forme de maïs coloré. Et à mon avis, lutter contre ce fléau passe, nécessairement, par un renforcement de la traçabilité.
L'Opinion : Qu'en est-il de l'export, de la concurrence, le safran marocain est-il bien vendu à l'international?
R : Le safran marocain se démarque de celui de la concurrence notamment par sa concentration en parfum et pouvoir colorant. C'est justement cette notion de dosage qui procure au safran marocain un avantage par rapport à celui asiatique. Un dixième de gramme du safran marocain équivaut à trois dixième de celui asiatique. Et toute proportion gardée, le safran asiatique n'est nullement moins cher que celui marocain. Ceci étant, je ne peux m'empêcher de révéler ma frustration vis-à-vis de l'Agence de Développement Agricole, pour ce qui est de la crise que connaît la filière safran à l'export. J'ai comme l'impression, pour ne pas dire la conviction, que cette agence ne nous prête pas la bonne oreille. J'irais jusqu'à dire que cette agence manque d'approche.
L'Opinion : Et pourtant, la filière est dotée d'un contrat- programme, signé lors du SIAM 2012 entre le Gouvernement et la profession à travers la Fédération Interprofessionnelle Marocaine du Safran?
R : Je me contenterais de vous dire que tout contrat- programme ne servirait à rien s'il est mis entre les mains de gens qui ne savent pas ce qu'ils veulent ou qui, tout simplement, ne sont pas suffisamment conscients des objectifs initialement tracés ou retenus.


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