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Anniversaire Sur les traces des cent ans du théâtre tunisien
Publié dans Maghreb Observateur le 27 - 05 - 2009

Les théâtres de Carthage, de Bulla Regia, de Jektis, de Dougga, d'El Jem et de Sbeitla sont autant de lieux-symboles qui attestent que le théâtre est un art bien ancré dans l'histoire de la Tunisie depuis des siècles. La célébration hier par la Tunisie nouvelle, du centenaire de la naissance du théâtre, constitue un moment particulier pour l'ensemble du mouvement théâtral tunisien. Et si la machine à remonter le temps ait fait son miracle, c'est que ce passé si lointain, est encore vivace dans la mémoire. C'était bien le 26 mai 1909, que des acteurs et comédiens tunisiens ont eu l'audace de monter, pour la première fois, sur scène. C'était au théâtre Rossini, avec la pièce tuniso- égyptienne ''Sincère fraternité''. Cette même pièce, dans sa peau neuve, celle des temps modernes, a été jouée lors de la soirée ''La nuit du théâtre tunisien.'' Cela dit, la célébration du centenaire tunisien est venue ainsi témoigner de l'ancrage de la pratique théâtrale en Tunisie, l'un des rares pays dans le monde arabe et en Afrique, à soutenir la production théâtrale en couvrant à peu près, l'ensemble de ses dépenses bien que le théâtre ne soit pas l'apanage du secteur public. Par ailleurs, cette célébration constitue une occasion pour s'arrêter sur l'évolution de cet art qui a été marqué depuis le changement du 7 novembre par la suppression de la censure des textes.
Une passion à l'origine d'une pratique théâtrale
Parcourant les différentes péripéties, les études autour du théâtre tunisien évoquent une véritable passion pour cet art universel.
Une passion qui était à l'origine de la création de la première troupe ayant fondé le mouvement théâtral tunisien moderne à l'orée du 20ème siècle.
L'apport des troupes théâtrales étrangères et arabes fut dans ce sens, palpable à travers les premières pièces présentées en 1902, sur la scène du théâtre municipal de Tunis, puis sur la scène du théâtre Rossini en 1903, et qui ont eu un large écho auprès des jeunes, à cette époque, des férus du quatrième art à l'instar de Ahmed Bouleymane, Béchir Khanki et Hédi Larnaout qui se sont associés pour la création d'Ennejma en 1908.
L'arrivée de la troupe égyptienne ''El Jaouk El Masri'' avait préparé le terrain pour la fondation de la troupe tuniso- égyptienne dont l'une de ses premières productions fut ''Sincère fraternité'' qui a marqué le véritable coup d'envoi du mouvement théâtral tunisien.
Essais pour la ''tunisification'' du théâtre au niveau du texte et de la mise en scène
Au delà de la pratique théâtrale, le quatrième art en Tunisie a vu la naissance de plusieurs initiatives en vue d'assurer la ''tunisification'' de cet art au niveau de l'écriture et de la mise en scène, et ce, par des œuvres aussi bien adaptées ou traduites que d'une production reflétant la réalité tunisienne telle que ''Le sultan entre les murs de Yeldz'', texte de Mohamed Jaibi, qui a été présentée au public en 1909.
Les historiens affirment en effet que le texte théâtral tunisien est basé essentiellement sur les périodes de l'histoire nationale et arabo-islamique, autour des concepts notamment d'ezzaama c'est à dire du leadership politique, '' le leader militaire'' dans le domaine de l'armée ''al imama'' dans le domaine religieux.
Selon les études et recherches élaborées, cela s'explique par le fait que plusieurs dramaturges s'adonnaient à des activités politiques, citant notamment Mohamed Jaibi, qui faisait partie des réformateurs, Mohamed Habib et Zine El abidine Snoussi, tous les deux appartenant au parti du Destour, à l'instar de l'ensemble des écrivains et des poètes à cette époque.
En effet, les associations théâtrales qui ont commencé à émerger telles que ''Echahama El Adabia'', sous la direction de Ali Abdelwaheb, ''El Edab'' présidée par Abdelaziz Thaalbi, ''El Ittihad'', de Hédi Larnaout ainsi qu'''El Mostakbel Ettamthili'' ont été une source de diversité théâtrale ayant marqué les années 20 et 30 du siècle dernier, en alliant théâtre historique, humoristique et chanté.
Les années 40 se sont distinguées par la multiplication des troupes régionales dont le démarrage s'est fait à partir de Sfax, ayant eu un grand impact sur l'essor théâtral tunisien.
Ainsi, plusieurs figures naquirent à l'instar de Khalifa Stambouli et Chafia Rochdi, bien qu'elle ne soit pas la première femme tunisienne qui a noué une relation avec les planchers mais elle s'est fait remarquée avec la création de la troupe ''El Kawkab Ettamthili'' qui a présenté plusieurs œuvres théâtrales réussies.
La même période a connu l'apparition de deux concepts: le premier concerne la création du théâtre professionnel et l'appel à l'enseignement du quatrième art. Le second consiste à assurer la participation féminine dans l'action théâtrale.
Noureddine Kasbaoui et Mohsen Ben Abdallah dans "L'Ecole des femmes"
Dans ce contexte, Moncef Charfeddine a pris l'initiative d'engager dix femmes d'un seul coup dans sa troupe ''le théâtre moderne'' et qui ont participé, en tant que comédiennes, à plusieurs pièces de théâtre dont ''Ita wa Chohoud''et ''Madrassat al Azwaj''
Les années 50, début du théâtre tunisien professionnel
Les années 50 ont enregistré la naissance de la première troupe professionnelle en Tunisie. Il s'agit de la troupe de théâtre de la municipalité de Tunis, sous la direction de Hamadi al-Jaziri, de retour de Paris après des études académiques dans le domaine du théâtre.
Abdelaziz Aguerbi a pris la relève, puis, la troupe a connu son âge d'or avec la venue de Paris du grand comédien Ali Ben Ayed.
Cet artiste a donné un souffle nouveau à cette troupe, à l'heure où le pays célèbre son indépendance et s'attelle à édifier son Etat moderne.
Dans les années soixante, des troupes professionnelles régionales de théâtre ont vu le jour.
Après le changement du 7 novembre 1987, elles se sont transformées en des centres d'arts dramatiques et scéniques.
Elles ont pu enrichir la scène du quatrième art en Tunisie grâce à la contribution d'hommes de théâtre comme Jamil al-Joudi (troupe de Sfax), Moncef Souissi (troupe du Kef) et Raja Farhat puis Abdelkader Mokdad (troupe de Gafsa).


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