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Le Maroc se dote d'importants plans d'adaptation aux changements climatiques (M. El Hafi)
Publié dans MAP le 17 - 12 - 2009

Le Maroc, qui est "un faible émetteur de Gaz à effet de serre" (GES), s'est tout de même doté d'importants plans d'adaptation aux changements climatiques, a affirmé le Haut Commissaire aux Eaux et forêts et à la Lutte contre la Désertification (HCEFLD), M. Abdeladim El Hafi.
- Propos recueillis par Soumia Al Arkoubi -
Dans un entretien à la MAP en marge du Sommet de Copenhague sur les changements climatiques, M. El Hafi a indiqué que le HCEFLD a mis en place deux plans d'adaptation relatifs aux incendies et à la santé des forêts.
Le premier plan, qui est "déjà opérationnel", vise à augmenter la réactivité en temps réel pour pouvoir prévenir et lutter contre les incendies, a-t-il expliqué, précisant que le Haut commissariat a élaboré un programme informatique qui permet d'évaluer les risques d'éclosion des incendies deux fois par jour, en intégrant tous les éléments de la météorologie nationale (humidité, température, vent...etc) et en prenant en considération les espèces forestières qui sont très inflammables, pas inflammables ou peu inflammables ainsi que les reliefs.
Ce programme "a donné de très bons résultats", selon le Haut commissaire qui fait savoir que le Maroc a enregistré cette année 3.000 ha de forêts ravagés par les feux, dont seulement 1.000 ha sont boisés, contre des dizaines de milliers d'hectares en Espagne, au Portugal, en France et en Algérie.
Le deuxième plan, qui a commencé en 2009 et continuera en 2010, a ajouté M. El Hafi, concerne la santé des forêts et est axé sur "l'épidémiologie descriptive", consistant à décrire les maladies et leur répartition, "l'épidémiologie analytique" visant l'étude des liens de causalité des maladies des forêts, et "l'épidémiologie prédictive" qui incite à la vigilance et à l'intervention rapide dès l'observation d'éléments favorisant l'apparition d'une maladie pour éviter des aspects étendus.
+Restauration des équilibres des écosystèmes en supprimant les causes de destruction+
M. El Hafi a noté, dans ce sens, que dans un contexte de changements climatiques, "plus les espèces végétales sont stressées, plus leur vulnérabilité augmente et leur sensibilité aux maladies devient importante", ajoutant que des parasites, qui étaient accessoires ou "anodins" à une certaine époque, deviennent actuellement des "pathologies essentielles".
Le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification a également mis en place le plan décennal 2005-2014 qui "s'est fixé comme objectif de restaurer les équilibres des écosystèmes en supprimant les causes qui ont conduit à cette destruction", a-t-il souligné.
Dans le cadre de ce plan, 20.000 ha de la forêt de Maâmora sont en cours de réalisation, ce qui signifie que "nous sommes à mi-chemin du plan décennal", a-t-il précisé, soulignant que le problème de déforestation dû à des phénomènes objectifs comme les changements climatiques, ne peut être résolu par l'augmentation du rythme de reforestation et de reboisement mais plutôt par la "recolonisation de l'espace par des espèces végétales adaptées".
"Nous savons que cela ne sert à rien de replanter le chêne liège dans la Maâmora Orientale parce que les conditions ont changé et par ce qu'il y a un biotope offrant des conditions qui ne sont pas propices au reboisement des arbres", a expliqué M. El Hafi.
+ Des plans d'aménagement pour limiter l'érosion+
Le Haut commissariat a, de même, mis en place des plans d'aménagement des bassins versants avec l'objectif de limiter l'érosion, à travers une méthode mécanique et la plantation des végétaux, de protéger les sols et de limiter les dégâts sur les infrastructures, la population et les divers ouvrages, a-t-il poursuivi, indiquant que 500.000 ha ont été traités dans ce cadre.
Les changements climatiques, qui se manifestent par des sécheresses et des phénomènes extrêmes (passage de sécheresses à des inondations), entraînent une érosion de la biodiversité nationale, a fait savoir M. El Hafi.
Au niveau de la flore, "beaucoup d'espèces végétales classiques deviennent rares et passent au registre des espèces en voie de disparition", a-t-il précisé, évoquant la migration en latitude et en altitude de ces espèces.
En effet, une augmentation de 2°C de la température risque d'entraîner une migration en latitude des espèces de 200 km vers le Nord, un principe valable pour la migration en altitude, a-t-il expliqué, ajoutant que la baisse des précipitations couplée à la hausse de la température créent des déséquilibres en relation avec les expositions des versants sud, Nord, Est et Ouest.
La disparition des espèces animales telles que le lion de l'Atlas, les crocodiles du Nil et les panthères est l'une des conséquences des changements climatiques au Maroc, a noté M. El Hafi, faisant savoir que d'autres espèces font l'objet "d'une protection particulière" comme l'Ibis Chauve, un oiseau qui a disparu dans le monde et qui se trouve actuellement au parc de Sous-Massa où "il commence à se reconstituer".
Le Haut commissaire n'a pas manqué de souligner l'importance de la sensibilisation des citoyens à la gravité des changements climatiques en vue de les "réconcilier" avec leur environnement, estimant qu'aucun programme d'adaptation ne peut réussir sans l'implication de la population.


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