Open d'Australie: Shapovalov fait tomber Zverev (VIDEO)    Open d'Australie: Nadal trop fort pour Mannarino (VIDEO)    Météo Maroc: faibles pluies dans certaines régions ce dimanche    Les températures attendues ce dimanche 23 janvier 2022    Législatives à Chypre-Nord sur fond de crise économique    Au chevet des animaux errants à Bagdad: un coeur gros comme ça mais zéro soutien    Manger ou se chauffer ? Le choix cornélien de Britanniques face à l'envolée des prix    Covid-19: le sous variant BA.2 nécessite plus de vigilance que d'inquiétude    Présidentielle 2022 : Emmanuel Macron toujours en tête des intentions de vote au premier tour    Aéroport de Zagora : hausse de 180% du trafic passagers en 2021    Nouvelle-Zélande: la Première ministre reporte son mariage pour cause de Covid    La ville de Casablanca s'associe à la campagne "Informer les femmes, transformer les vies"    Ukraine : Londres accuse Moscou de « chercher à installer un dirigeant prorusse à Kiev »    Éliminatoires Mondial Costa Rica: le Maroc et le Sénégal font match nul    Après le discours de Felipe VI, Albares modère son optimisme quant à la reprise des relations avec le Maroc    Neuf individus dont deux policiers interpellés    Présidentielle: Macron en tête des intentions de vote au premier tour (Sondage)    CAN2021 : Samedi, les Lions de l'Atlas à l'entraînement sans Bounou, Hakimi et Fajr !?    Covid-19 au Maroc : 7 638 nouvelles infections et 31 décès ce samedi    Sahara marocain: Le SG de l'ONU appelle toutes les parties à reprendre le processus politique    CAN 2021: Les Comores sans gardien de buts face au Cameroun    Le bureau du Cercle d'Amitié Maroc-Israël reçu par la présidente de la commune de Casablanca    La Bourse de Casablanca indécise du 17 au 21 janvier    Maroc/Coronavirus-Bilan 24H: 31 décès et 5.750 guérisons    Maroc- RD Congo aux barrages du Mondial (Qatar-2022)    Appel au rapatriement des Marocains de la Syrie après une attaque d'ISIS    Marque Employeur.La SMT certifiée pour la deuxième année consécutive    Strasbourg : Des trophées pour les initiatives les plus distinguées de la société civile franco-marocaine    Assassinat du président haïtien: plusieurs enquêtes mais le flou perdure    L'Espagne intensifie sa présence militaire autour des fermes piscicoles    L'humoriste Hamza Filali a célébré son mariage (VIDÉO)    Mali : l'Union européenne agite le chiffon rouge face à Bamako et Wagner    Réunion d'urgence de la Ligue arabe dimanche au sujet de l'attaque des Houthis contre les Emirats arabes unis    The Voice : Le rappeur maroco-néerlandais Ali B accusé d'agressions sexuelles    Abdelilah Benkirane endeuillé (PHOTO)    Pourquoi peut-on contracter la Covid-19 plusieurs fois ? Le point avec un immunologue    France : le Conseil constitutionnel donne son aval au "passe vaccinal"    Programme foot : les matchs à suivre ce week-end    CAN-2021: La délocalisation de deux matchs à venir démentie par la CAF    Les marocains en tête des bénéficiaires des visas pour la France en 2021    Dessalement de l'eau: pourquoi le Maroc peut le faire    La maladie n'est pas à priori à l'origine de la disparition des abeilles dans certaines régions (ONSSA)    Ryanair: prête pour rester au Maroc?    Covid: le Brésil reporte les défilés de ses célébrissimes carnavals à avril    Vin Diesel n'oublie pas le Maroc    Younes Megri : « Ce que dit mon neveu ne concerne que sa personne »    5 figures contemporaines du féminisme marocain    Reportage : Lancement du projet de préservation des mosaïques historiques de Volubilis    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



"Monde arabe: l'hospitalité du nihilisme", un ouvrage qui invite à pourchasser les démons du défaitisme
Publié dans MAP le 01 - 04 - 2011

" Monde arabe: l'hospitalité du nihilisme", le dernier ouvrage de l'universitaire Aziz Haddadi, se refuse d'être classé comme une énième lecture des travaux de Michel Foucault ou de Friedrich Nietzsche, tout en revendiquant une haute prétention philosophique lançant un appel au monde arabe pour se libérer du joug du défaitisme et s'approprier son propre destin.
Par Morad Khanchouli
Entre les deux bouts du livre, introduit par des appels au silence, au repli, à l'écoute de l'âme et à la révolte contre la démence intellectuelle et le nihilisme politique, l'auteur essaie de trouver des éléments de réponse à une grande interrogation: la chasse des démons du nihilisme est-elle un rêve philosophique irréalisable ou bien une réalité momifiée qui ne croit ni au rêve, ni à la liberté, ni à la pensée?.
Pour y répondre, Aziz Haddadi, le philosophe qui l'est, fouille dans cet "amour de la sagesse", véhiculé par la philosophie, en menant une recherche de la vérité, une méditation sur le sens de la vie et du bonheur, mais aussi en entreprenant un exercice systématique de la pensée et de la réflexion.
" Est-ce cette voie qui fait que la philosophie ne cesse de croire à un avenir des plus radieux ? Est-ce cette croyance qui nourrit les idées et concepts philosophiques pour devenir, un de ces jours, réalisable ? ", s'interroge-t-il.
D'une explication à l'autre, l'universitaire pense que le philosophe se trouve déboussolé, perdu "dans un exercice d'entrainement au bonheur, non pour dédaigner son présent, mais, seulement et simplement, pour animer au fond de lui ce plaisir d'anéantissement d'un nihilisme qui transforme l'être humain à un esclave".
L'issue de sortie, le livre la lie à ce qu'il nomme " l'art de jubilation": Ce rang si élevé qui ne peut être atteint que par une célébration de la liberté et une reconnaissance de l'appropriation de la pensée.
Au fur et à mesure que les pages s'égrènent, " liberté et pensée ", ces deux concepts intrinsèquement imbriqués, orientent le fil conducteur du livre et ouvrent la voie à une lecture sereine d'un présent amer.
A l'image du titre, pour le moins évocateur, la première partie du livre donne le ton d'une quête " douloureuse " de la libre pensée, des lumières et de la modernité. Ce beau projet qui rejette en bloc toute sélectivité ou partialité.
"Tel un médicament prescrit à des sociétés déshéritées, en voie de déchéance, la modernité est un projet complet indivisible et irréductible", s'insurge-t-il.
L'auteur pointe ensuite du doigt la responsabilité de la politique, telle qu'elle est pratiquée dans certaines sociétés arabes, dans cette submersion dans la mer houleuse du nihilisme.
Toutefois, il tente, tant bien que mal, de rester lucide en dissociant les vertus du concept noble de politique à son exercice effectif par des gens atteints d'une véritable "carence intellectuelle", à la limite de "la débilité politique".
Tout en poursuivant sa fouille dans les origines " funestes " de ce nihilisme, qui handicape le corps arabe, le livre essaie, toutefois, d'assaisonner son discours d'un grain d'optimisme en liant la politique à l'avenir et aux espoirs.
"La politique à laquelle nous aspirons est celle où l'être humain arrive à déguster le gout de la liberté, à s'armer de la capacité d'agir, à prendre son destin en main, à s'animer de la volonté de vivre dans un espace fort et solide, qui reflète l'opinion collective".
En posant des interrogations philosophiques, ça et là, le livre cherche enfin, comme l'envisage son auteur, à "secouer le lecteur arabe pour qu'il se réveille de cette longue hibernation et donne à son esprit une occasion, une seule, pour se détacher du joug du nihilisme et s'armer d'audace et de courage pour semer les germes d'un avenir où science et modernité, d'un coté, et foi et patrimoine, de l'autre, tiennent compagnie".


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.