Le Maroc et le Suriname réaffirment leur ferme engagement à renforcer davantage la coopération bilatérale    Sahara : Le commandant de la mission onusienne reçu par l'Inspecteur général des FAR    CAN 2025 : une délégation britannique s'informe du dispositif marocain de sécurité des événements sportifs    2025, Annus horribilis pour Alger    En quête de légitimité, le polisario cherche à siéger au CPS de l'UA    Soutien social : Baitas met en avant l'élargissement des bénéficiaires et défend une réforme en phase d'exécution    Participation politique des femmes au Maroc, d'une présence marginale à un enjeu démocratique    Ressources minérales : Leila Benali et son homologue saoudien examinent le renforcement de la coopération bilatérale    Agriculture au Maroc : La Banque mondiale prévoit une reprise après les pluies    CAN 2025 : le Maroc salué par les leaders du tourisme français    Orange Maroc certifié IFACI pour ses activités d'audit interne    PME vertes : le PNUD Maroc fédère les investisseurs autour de la croissance durable    Électricité verte : pourquoi le réseau devient le vrai défi du Maroc    Etats-Unis : le Maroc inclus dans la suspension du traitement des visas d'immigration    OMM : 2025, l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées    La Russie estime que les possibilités de l'Ukraine se "réduisent" pour négocier    Ethiopie: les exportations de café génèrent 1,35 milliard de dollars au premier semestre de l'exercice 2025/26    Le patron de Nestlé s'excuse pour le rappel de laits infantiles    CAN 2025 : «Heureux pour les joueurs, le public mérite cette finale» (Walid Regragui)    CAN féminine 2026 : Le Maroc hérite de l'Algérie, le Sénégal et le Kenya    CAF hands Samuel Eto'o heavy sanctions after Cameroon–Morocco clash    CAN 2025 : Neil El Aynaoui encensé en Italie comme l'homme fort du milieu marocain    CAN 2025 : Luis Enrique partage sa fierté avant la finale de ses joueurs Hakimi et Mbaye    CAN 2025 : un supporter algérien placé en détention après un incident en tribunes à Marrakech    «Happy for the players, the public deserves this final», says Regragui    CAN 2025: «Contento por los jugadores, el público merece esta final» (Walid Regragui)    Drame familial à Jerada : un père tue ses deux filles adolescentes et prend la fuite    Températures prévues pour vendredi 16 janvier 2026    Youssoufia: Plus de 100 bénéficiaires des services d'une caravane chirurgicale multidisciplinaire    Depuis le Sahara, Madonna «ne peut pas se détacher du Maroc»    Berlinale 2026 : Assarab d'Ahmed Bouanani programmé aux Berlinale Classics    Goya 2026 : Sirât, tourné en partie au Maroc, parmi les films les plus nommés    Id Yennayer 2976 : Agadir célèbre la culture amazighe    2025 a été l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées, confirme l'OMM    Cours des devises du jeudi 15 janvier 2026    Bois de chauffe : Les prix flambent et les pénuries s'installent    Le patient-partenaire : Un choix judicieux dans la nouvelle réforme de la santé    Plus de 270 millions d'enfants et de jeunes dans le monde n'ont pas accès à l'éducation, selon l'ONU    CAN-2025 : « Heureux pour les joueurs, le public mérite cette finale » (Regragui)    Collectivités territoriales au Maroc : 28 000 fonctionnaires sur le départ, quel avenir pour les services publics ?    Budget 2026 : tous les indicateurs au vert    Khartoum : retour officiel du gouvernement soudanais    Les Lions de l'Atlas en finale de la Coupe d'Afrique après un match épique contre le Nigeria    Trump : "Les Etats-Unis ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale"    Madonna succombe encore au charme du Maroc : « Je n'arrive pas à te quitter »    Nouvel An amazigh, un héritage vivant au cœur de l'identité marocaine    Agadir célèbre Yennayer en grand    La célébration du nouvel An Amazigh consacre la singularité du modèle marocain de gestion de sa diversité    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Thon rouge: Le Maroc appelle à de "véritables remèdes" pour reconstituer les stocks
Publié dans MAP le 19 - 03 - 2010

Le Maroc a appelé à rechercher de "véritables remèdes" pour reconstituer les stocks de thon rouge et à ne pas se contenter de demi-mesures, estimant que le problème de ce poisson "n'est pas celui de sa commercialisation, mais plutôt celui du niveau de la pression de la pêche qu'il subit".
Dans son intervention, jeudi soir, devant le comité en charge du thon rouge à la conférence de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (CITES), qui se tient actuellement à Doha, l'ambassadeur du Maroc au Qatar, M. Abdelaadim Tber, a soutenu que des mesures, "même plus draconiennes", soient mises en oeuvre, mais, a-t-il dit, "à condition que ça se fasse sous les auspices des instances spécialisées en charge de la gestion des ressources, et selon les formules qu'elles estiment appropriées".
M. Tber, qui intervenait dans le cadre de la discussion d'une proposition de Monaco visant à interdire le commerce du thon rouge sous prétexte qu'il est menacé d'extinction, faisait ainsi allusion à la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique (ICCAT), organisation de pêche inter-gouvernementale responsable de la conservation des thonidés et des espèces apparentées de l'océan Atlantique et de ses mers adjacentes.
Selon le diplomate, il est "prématuré d'explorer d'autres voies et de faire appel à d'autres instruments dont ceux de la CITES, puisque le plan mis en oeuvre pour la reconstitution de ces stocks est encore tout récent".
"Nous pensons que l'inscription du thon rouge dans les annexes de la CITES n'est actuellement pas justifiée et qu'il serait même contre-productif de tenter de vouloir faire mieux que ce qui se fait au sein des organisations qui s'attèlent à la lourde tâche d'assurer la reconstitution de ce stock", a-t-il plaidé.
"Nous convenons que le thon rouge doit être préservé, que des mesures, même plus draconiennes, doivent être prises, et elles le sont déjà. Nous adhérons à tout l'arsenal de mesures existant et plus si nécessaire, pourquoi pas même un moratoire ?", a encore souligné l'ambassadeur.
M. Tber, qui dirige une forte délégation des départements marocains concernés, a en outre souligné que l'inscription d'une espèce telle que le thon rouge dans les annexes de la CITES occasionnera une charge supplémentaire très lourde en matière de recherche et de financement. Il a ainsi rappelé que l'ICCAT, qui est en charge de la gestion de ces stocks, se réunit une fois par an et dispose de moyens humains et de ressources financières conséquentes pour mener à bien sa mission. "A se demander donc, a-t-il dit, si la CITES a vraiment besoin d'une telle surcharge dans ses activités déjà assez diversifiées entre le monde végétal et animal".
Soulignant que la situation du thon rouge est "bien sûr préoccupante, car il s'agit d'une espèce emblématique qu'on a tout intérêt à préserver surtout pour les pays où sa pêche est ancestrale et artisanale, l'intervenant a rappelé, dans ce contexte, que 2000 familles marocaines vivent de la pêche de ce poisson, et que le Royaume met en oeuvre toutes les mesures nécessaires à la préservation de l'espèce, tant au plan international, que régional et national.
Il a notamment rappelé que le Maroc a gelé les investissements et limité son effort de pêche national depuis bientôt 20 ans et n'a pas cherché non plus à développer une flotte de thoniers, alors que le pays aspire à créer de nouveaux emplois et tout particulièrement dans les régions où la pêche constitue l'unique activité économique.
Les différentes organisations devraient mettre en commun leurs expertises pour parvenir à une meilleure gestion, tout en préservant l'intégrité de la responsabilité et le champ de compétence de chacune pour les stocks dont elle a la charge, a-t-il préconisé.
Après un débat très animé et l'absence d'un consensus, le comité est passé au vote et la proposition monégasque a été rejetée par 68 voix contre 20.
Ouverte depuis samedi dans la capitale qatarie, cette 15ème CITES réunit quelque 1500 participants qui, pendant deux semaines, se penchent sur une quarantaine de nouvelles propositions visant à mieux "veiller à ce que le commerce international des spécimens d'animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent".


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.