DR ‹ › Les récentes précipitations et des conditions météorologiques favorables ont contribué à une reprise de la production agricole au Maroc, selon le rapport Global Economic Prospects de la Banque mondiale publié en ce mois de janvier. Malgré cette amélioration, le rapport prévoit un ralentissement de la croissance économique avec une moyenne de 4,4% en 2026-2027. Cette tendance s'explique par l'«expansion plus faible dans l'agriculture et de l'industrie manufacturière, ainsi qu'une croissance de l'emploi plus modérée». La Banque mondiale note également que le Maroc fait partie des pays importateurs de pétrole dont les soldes des comptes courants se sont améliorés, en partie grâce à l'augmentation des envois de fonds et des recettes touristiques. Dans ce contexte, le royaume a accueilli 19,8 millions de touristes en 2025, soit une augmentation de plus de 14% par rapport à 2024. Dans ses prévisions, le rapport note que les déficits budgétaires dans les économies importatrices de pétrole comme le Maroc devraient se réduire en 2026-2027 en raison de «politiques budgétaires restrictives». Dans le même sens, la Banque mondiale soutient que la mise en œuvre de réformes réglementaires plus profondes que prévu en faveur de l'activité du secteur privé pourrait «stimuler la croissance, réduire l'informel et créer des emplois» au Maroc. Plus largement, le rapport souligne la résilience de l'économie mondiale, malgré des tensions commerciales accrues et une incertitude politique. La croissance a dépassé les attentes, marquant la fin d'une reprise mondiale de cinq ans après la récession de 2020, la plus forte en plus de six décennies. Cela dit, le rapport avertit que cette performance masque une divergence économique croissante.