Le groupe américain Meta, maison mère de Facebook et d'Instagram, a annoncé lundi la nomination de Dina Powell McCormick, ancienne conseillère du président Donald Trump, aux fonctions de présidente et de vice-présidente de ce géant technologique. Selon un communiqué du groupe, cette fonction sera principalement axée sur la mobilisation de financements destinés à soutenir la stratégie de Meta dans le domaine de l'intelligence artificielle (IA), notamment à travers la construction de centres de données de grande capacité. Réagissant à cette nomination sur le réseau « Truth Social », le président américain s'est félicité de ce qu'il a qualifié d' »excellent choix » de la part de Mark Zuckerberg, président-directeur général de Meta. « C'est une personne fantastique et très talentueuse, qui a servi l'administration Trump avec compétence et distinction », a écrit le président américain. Née en Egypte, Dina Powell McCormick dispose d'un parcours à la croisée des sphères politique, diplomatique et financière. Elle a notamment occupé les fonctions d'adjointe au conseiller à la sécurité nationale lors du premier mandat du président Trump, couvrant en particulier les dossiers relatifs au Moyen-Orient. Lire aussi : Australie : Meta bloque 550.000 comptes de moins de 16 ans Parallèlement à sa carrière politique, elle a effectué plusieurs passages au sein de la banque d'investissement Goldman Sachs, où elle a cumulé près de seize années d'expérience, occupant différents postes de responsabilité. « L'expérience de Dina au plus haut niveau de la finance mondiale et son réseau de relations lui donnent une légitimité unique pour aider Meta à gérer notre prochaine phase de croissance », a souligné Mark Zuckerberg, cité dans le communiqué. À l'instar des principaux acteurs de l'IA, Meta est engagé dans un cycle d'investissements particulièrement soutenu afin de se doter des infrastructures nécessaires à l'essor de cette technologie. Fin octobre, le groupe avait indiqué prévoir des dépenses d'infrastructures comprises entre 70 et 72 milliards de dollars pour l'année 2025, tout en anticipant une enveloppe "sensiblement plus importante" pour 2026. Si, jusqu'à présent, les grandes entreprises technologiques ont largement financé leurs investissements grâce à leurs flux de trésorerie, l'ampleur des besoins liés à l'IA les conduit désormais à recourir plus largement à l'endettement et à des montages financiers spécifiques.