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Noces d'argent
Publié dans MarocHebdo le 07 - 05 - 2014


Le festival culturel d'Assila fête ses 25 ans
Noces d'argent
Cette année, le festival d'Asilah fête son 25ème anniversaire. Un quart de siècle de création, d'art et de culture. Un réel espace de rencontre et de dialogue.
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• Mohamed Benaïssa
Tout a commencé en 1978, quand Mohamed Benaïssa, ministre actuel des Affaires étrangères, avec son ami d'enfance, le peintre Mohamed Melehi, ont décidé de prendre leur ville natale en mains. Encouragés par des personnalités de la ville, ils ont lancé une opération de propreté avec la participation de onze artistes-peintres. L'idée initiale était de redonner aux murs de la vieille ville d'Assilah un cachet unique et original en dessinant de grandes fresques colorées. Ainsi, le concept du Moussem culturel international d'Assilah a été instauré. Chaque année, des toiles murales, fruits de l'inspiration des artistes-peintres ou des enfants zailachis (habitants d'Assila), se succèdent pour remplacer les anciennes, asséchées et flétries. Le mouvement estival des artistes-peintres continue depuis et, avec lui, les peintures apparaissent et disparaissent, laissant derrière des traces de vie et cédant la place à de nouvelles créations passagères.
Cité
Chaque année, durant la période du Moussem culturel international d'Assilah, le visiteur, ou l'habitant, va à la découverte des ateliers en plein air et accompagne pas à pas l'accomplissement des multiples dessins qui ornent la ville. Tout est revisité. Des murs des maisons aux portes en passant par les rebords des fenêtres. Un combat permanent contre la lugubre couleur de la chaux. Après le festival, la cité revêtit une robe aux couleurs du printemps. Assilah, ex-zeilis, petite ville au sud de Tanger, nichée dans une boucle de l'Atlantique, cité carthaginoise, romaine, portugaise en 1471, espagnole au XVIème siècle, résiste aux influences du temps. Ici, comme pour bon nombre de villes côtières, la mer règne en maître.
Les marées se suivent et façonnent, chaque jour, les remparts de l'ancienne Médina, bâtie aux abords de l'océan Atlantique.
Au centre-ville, une église catholique, construite par les Espagnols, est toujours en activité. Elle fait donc partie intégrante du patrimoine de la ville. Cette église représente un signe du respect et de la tolérance de l'esprit zaïlachi envers les pratiques religieuses du monde entier. Au cœur de l'ancienne Médina, un très beau centre culturel (Centre Hassan II) accueille, tous les ans, pendant le Festival culturel d'Asilah, un grand nombre d'artistes plasticiens et d'écrivains, célèbres dans le monde arabe et occidental. Pendant cette période de festivités, l'ancienne Medina ressemble alors à une immense galerie naturelle, ouverte sur le ciel, où les visiteurs se sentent à la fois spectateurs et acteurs dans la scène artistique.
Diversité
L'édition 2003 reconduit le concept initial qui a marqué les précédentes années, avec une attention particulière à la diversification du programme et à son ouverture sur de nouveaux sujets de débats, toujours d'actualités, et de nouvelles formes de la création: la littérature, la peinture, le théâtre et la musique. Cette année, le Moussem culturel d'Asilah est organisé du 3 au 20 août. Cette 25ème édition sera marquée par deux grands événements; la 18ème université d'été Al Mouâtamid Ibn Abbad et la 8ème édition du Forum culturel arabo-africain, ainsi que des expositions d'art et l'organisation du prix Buland Al Haïdari. Cinq thèmes ont été retenus pour la 18ème session de l'université d'été Al Moâtamid Ibn Abbad, c'est-à-dire L'Europe, "l'Amérique et l'Islam" (4-6 août), "Le patrimoine culturel immatériel: les enjeux, les problématiques et les pratiques" (7-9 août), "La coopération arabo-arabe et les organisations régionales arabes" (10-12 août), "La femme et le cinéma dans le monde arabe" (14-16 août) et "Le colloque des colloques" (18-20 août), en commémoration du jubilé du festival. La deuxième édition du prix Buland Al Haïdari pour les jeunes poètes arabes aura lieu, le 17 août, où un prix triennal sera décerné à un créateur, en guise de reconnaissance pour son œuvre, son originalité et pour son apport dans le dialogue des civilisations. En marge de ce festival, dont les soirées seront animées par des ensembles de chants et musiques de divers pays, Asilah connaîtra, comme à l'accoutumée, une intense activité en matière d'arts plastiques sous forme d'ateliers de gravure, de peinture, de sculpture et d'expositions au Palais de la culture et dans les espaces du centre Hassan II des rencontres internationales.
En somme, Assilah, avec son caractère singulier que ses habitants sauvegardent jalousement, offre à son visiteur une beauté exceptionnelle, un réel espace de rencontre et de dialogue. Un univers où toutes les origines du monde cohabitent ensemble avec harmonie et équilibre.
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