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“La diversité est une richesse”
Publié dans MarocHebdo le 08 - 05 - 2014

Youssou N'Dour a enchanté un public venu nombreux assister à son concert en clôture du Festival des Gnaouas à Essaouira. Le leader incontesté du Mbalax a lancé un nouveau appel pour la paix.
"La diversité est une richesse"
Propos recueillis
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Youssou N'MDour
• Maroc Hebdo International : Ne pensez-vous pas qu'un festival comme celui des Gnaouas rapproche les Marocains de leur africanité ?
- Youssou N'Dour : Absolument, c'est pour cette raison que nous avons répondu présent à ce rendez-vous. Pour les Marocains, il s'agit d'un retour aux sources et à leur appartenance à l'Afrique, à ses réalités et traditions. Ce qui est intéressant dans ce genre de manifestation, ce n'est pas de suivre le modèle de l'Occident, mais de rester dans nos traditions et culture africaines. Nous sommes là pour encourager ce festival qui fait parler la culture marocaine. C'est important pour nous Africains, de protéger et préserver notre culture même si on parle d'échange et de fusion. Il faut œuvrer pour que l'Afrique soit un continent qui progresse non seulement sur le plan économique et social, mais aussi culturel.
• MHI : Comment est née l'idée de votre dernier album Egypte, qui est un virage dans votre musique vive et dansante ?
- Youssou N'Dour : J'ai réalisé cet album dans l'objectif de prêcher pour la paix dans le monde en prônant un Islam d'ouverture et de tolérance. Dans mon dernier disque, j'ai travaillé avec le musicien égyptien Fathy Salama. Les sonorités du Proche-Orient et les rythmes de l'Afrique de l'Ouest ont donné un mariage original qui permet un voyage dans le monde du soufisme sénégalais.
Les textes évoquent les saints de la confrérie des mourides à laquelle j'appartiens et les marabouts qui perpétuent cette tradition religieuse. L'idée m'est venue de créer une ambiance, une musique qu'on pourrait écouter pendant le mois du ramadan ou dans des moments de recueillement.
En février 2005, cet album, qui a eu beaucoup de succès dans le monde, a été récompensé par les Grammy Awards dans la catégorie «meilleur album de musique contemporaine du monde».
• MHI : Lors de votre concert au festival des gnaouas, les chansons de l'album Egypte sont absentes. Les titres choisis sont plus festifs. Pourquoi ?
- Youssou N'Dour : Il est vrai qu'après la sortie de mon album Egypte au Sénégal, le public était surpris d'entendre ma voix accompagnée simplement par les instruments acoustiques. Cet album très particulier, n'est pas joué lors des émissions de télé ou radio grand public comme mes disques habituels, classiques, ou la musique locale sénégalaise. De même pour le festival d'Essaouira, j'ai préféré jouer des chansons connues du public marocain pour qu'il puisse se retrouver, mais également pour rester dans l'esprit dansant du festival.
• MHI : Quels sont vos projets pour 2005 ?
- Youssou N'Dour : Après Essaouira, je prépare l'édition 2005 de Bercy, en France, devenue une tradition et qui aura lieu le 1er octobre. Mais auparavant, il y a une tournée européenne, notamment en Espagne, aux Pays-bas, en Angleterre et en Belgique. J'enchaînerai par la suite avec une tournée aux Etats-Unis.
• MHI : Pourquoi ne faites-vous pas des tournées régulières au Maroc à l'image de ce que vous faites aux Etats-Unis et en Europe chaque année ?
- Youssou N'Dour : Au Maroc, je me sens comme chez moi. La chaleur de l'accueil qui m'est réservé à chaque fois est extraordinaire. Je suis tout à fait prêt à venir régulièrement, il suffit que les organisateurs s'y prêtent et préparent cela.
• MHI : Votre consécration internationale a été faite notamment grâce aux duos. Pourquoi avoir rompu avec ce genre ?
- Youssou N'Dour : Le duo est un genre que j'adore et qui a marqué ma carrière d'artiste. Ceux que j'ai faits avec Sting, Peter Gabriel, Axelle Red pour l'hymne officiel de la coupe du monde 98, mais surtout avec Neneh Cherry pour le hit mondial «Seven Seconds», ont eu un succès fou dans le monde.
Je suis toujours prêt à faire des duos et pourquoi pas avec des chanteurs marocains ?
• MHI : Vous êtes un artiste qui milite à travers sa musique, et votre engagement fait de vous un messager de paix entre l'Afrique et l'Occident…
- Youssou N'Dour : Je suis engagé à fond pour la cause africaine. Que ce soit pour la lutte contre le paludisme, maladie qui fait un million de morts chaque année, la sécheresse, la pauvreté ou les guerres, je suis prêt à militer. Ma participation le 6 juillet 2005 au concert pop géant à Paris, en marge du sommet du G8, est une manière de faire pression sur les membres du G8 pour qu'ils s'impliquent et proposent des solutions à la pauvreté de l'Afrique et au réchauffement du climat. Après chaque passage sur scène, je diffuse le message «Paix dans tout le monde». La diversité des religions, des cultures, des langues, n'est pas un obstacle, mais au contraire une richesse.
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