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La Marquise rouge d'Alger
Publié dans MarocHebdo le 09 - 05 - 2014

Louisa Hanoun, dirigeante du Parti des Travailleurs, a déclaré que l'Algérie aurait importé du Maroc des oranges d'origine israélienne. Parcours d'une gauchiste qui n'a pas sa langue dans sa poche.
La Marquise rouge d'Alger
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Louisa Hanoun.
Louisa Hanoun, la tonitruante secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT) algérien, fait de nouveau parler d'elle.
Ses propos, tenus lors d'un meeting à Relizane à la mi-novembre 2007 et selon lesquels l'Algérie aurait importé des oranges israéliennes à partir du Maroc, ont provoqué une vive polémique dans le pays. C'est que l'Algérie officielle de Bouteflika nie toute relation, de quelque nature quelle soit avec l'Etat hébreu. Louisa Hanoun chercherait-elle à faire remarquer son parti en surfant sur la vague antisioniste, faute d'un programme solide à la veille des élections communales du 29 novembre? Quoi qu'il en soit, il semblerait définitivement qu'à 53 ans, cette grande brune au regard franc et déterminé n'a décidément pas froid aux yeux. Son parcours parle de lui-même.
A la surprise générale, admirée par ses compatriotes algériennes, saluée par la communauté internationale, le 8 avril 2004, cette native de Chefka (dans la wilaya de Jijel), a été la première femme dans le monde arabe à briguer la magistrature suprême. Et ce sous la bannière du PT, qu'elle dirige depuis 1989, année de la réforme constitutionnelle par laquelle le multipartisme a été instauré en Algérie. Peu impressionnée face aux ténors tels que le président sortant, Abdelaziz Bouteflika, ou encore Ali Benflis, ancien Premier ministre, Louisa Hanoun mènera corageusement sa campagne pour la présidence de la République et ne laissera pas tomber ses ambitions politiques, malgré ses résultats au scrutin (1% des voix, soit 101.630 électeurs).
Pas plus que ses positions radicalement opposées à celles de la majorité du microcosme politique algérien.
S'attirant les foudres des Islamistes, cette quinquagénaire élégante nourrie à l'idéologie trotskyste, critiquera farouchement la réforme «trop timide» du nouveau Code de la Famille, et son parti votera contre, le 14 mars 2005. «Obliger les femmes à avoir un tuteur est une humiliation», déclarera-t-elle à ce sujet. Dès lors, Louisa Hanoun, sera confirmée dans son statut de symbole de la femme algérienne battante.
Quelque temps plus tard, début avril 2006, elle se prononcera clairement, en direct d'un plateau télévisé d'Alger, contre l'option de l'indépendance du Sahara occidental, justifiant sa position par la nécessaire complémentarité des Etats maghrébins.
Parlant au nom de son parti, elle dénoncera le plan Baker, qui aurait conduit selon elle au morcellement de l'Afrique du Nord. Cette sortie médiatique avait alors soulevé un véritable tollé en Algérie. Certains n'avaient pas hésité à l'accuser de «lâche», de collabo et autre «vendue du makhzen marocain». Louisa Hanoun reviendra-t-elle sur ses propos? Il est fort à parier que non. La Marquise rouge, comme la surnomment quelques-uns, non sans une certaine ironie, a le courage de ses idées. Celle qui se définit elle-même comme «syndicaliste, ouvrière, socialiste et démocrate» et dont la formation est la 5ème force politique d'Algérie, sait pertinemment qu'elle a ses adeptes.
«Les ouvriers, les femmes et les marginaux», rétorqueront certains. Peu importe, Louisa Hanoun continue à militer pour une répartition plus égalitaire des richesses dans son pays. Et Dieu sait si l'Algérie n'en manque pas.... De richesses comme d'inégalités.